Tuskaland

Dictionnaire toponymique.

Introduction.

 

De l'impossibilité d'une toponymie scandinave en Aquitaine. 

Certains clament haut et fort qu'il n'existe pas de toponymes d'origine scandinave hors de Normandie. Certains linguistes aquitains leur emboîtent le pas et considèrent que les hommes du Nord, vulgaires pillards de passage, ne sont pas restés assez longtemps pour laisser une empreinte toponymique au sud de la Loire. Le problème de ces opinions est qu'elles reposent sur des postulats historiques, et non sur des études sérieuses. L'hypothèse que les Vikings n'ont fait que traverser l'Aquitaine sans s'y arrêter n'a jamais été démontrée. Pire, elle est contraire à ce que l'on sait des hommes du Nord. Partout où ils sont allés, les hommes du Nord se sont installé. En Russie, en Angleterre, en Irlande, en Frise en Normandie, en Bretagne, partout, sauf en Aquitaine. Or, aucune raison historique ne permet d'expliquer pourquoi l'Aquitaine aurait subi un sort différent du reste de l'Europe. Jules Michelet, Camille Jullian et Bernard Saint-Jours pensaient avoir trouvé une explication à la préservation dont aurait bénéficié l'Aquitaine : son rivage "hostile" et ses fleuves "impétueux" auraient découragé les hommes du Nord d'envahir la plus belle région de France... Cette explication est d'autant plus improbable que toutes les cités d'Aquitaine seront effectivement attaquées et prises durant les trois premières décennies de l'invasion... Si on n'a pas découvert de toponymes scandinaves au sud de la Loire, ce n'est pas parce qu'ils n'existent pas, mais parce qu'on ne les a jamais cherchés.

Les Vikings sont venus en Aquitaine, personne ne le conteste. Ils prennent Dax, Tarbes, Bordeaux, Saintes, Périgueux, Toulouse, Angoulême, Limoges, Clermont. Or, lorsque les Vikings se donnent la peine de prendre des cités fortifiées et de les assiéger pendant des mois comme ce fut le cas de Bordeaux en 848, ce n'est pas pour les abandonner aussitôt après, mais pour en prendre le contrôle. Les textes sont formels: les hommes du Nord ont envahi la Gascogne dès 840, puis l'Aquitaine en 844, mais ils ne seront vaincus qu'en 982. Entre 840 et 982, on ne voit pas pourquoi ils se seraient désintéressé d'une terre qu'ils avaient mis autant d'énergie à conquérir. Ils sont venus pour rester et ont logiquement eu le temps de créer des noms de lieux. Des noms de lieux d'origine scandinave devraient couvrir l'Aquitaine. Un linguiste qui se mettrait à leur recherche devrait en identifier quelques-uns.    

 

Une parenté évidente avec la toponymie normande. 

Il suffit de longer le littoral gascon pour se rendre compte de la parenté entre les toponymes gascons et normands. Ondres, Bénesse, Angresse, Seignosse, Messanges, Contis sont les cousins d'Ondreville, Benneville, Angreville, Senneville, Mésangueville, Conteville. Etrangement, aucun linguiste gascon, ni aucun linguiste normand n'avait remarqué cette parenté, ne serait-ce que pour l'écarter... L'explication est simple : lorsque les linguistes normands veulent interpréter leur toponymie, ils regardent vers la Scandinavie et les îles britanniques. Lorsque les linguistes aquitains veulent interpréter la leur, ils regardent vers l'Espagne et la Méditerranée. Jamais ils n'ont songé à comparer leurs toponymies respectives... Ce constat explique les fortes résistances des milieux universitaires à nos conclusions. 

 

Première clef, les noms en hus, maison.

Cette parenté entre les toponymies gasconnes et normandes nous permet de découvrir une des premières clefs pour décoder la toponymie gasconne. On le voit, le suffixe -ville de Normandie est remplacé par des suffixes en -os, -is, -es en Gascogne. Or, ville vient de villa, maison. Comment dit-on maison en scandinave ? hus... house en anglais, Haus en allemand. Les noms en -os de Gascogne réputés être pré-aquitainiques pourraient en fait être scandinaves. Bardos dériverait de Bardhus, la maison de Bard, Arengosse (Haering), Tarnos (Tarn), Biscarosse (Viskar), Bournos, Björn), Esténos (Hastein) etc... 

Idem pour les noms en -es Bénesse (Björn), Angresse (Asgeir), Seyresse (Sejer), en -is Contis (Knut), Bernis (Björn), Agris (Asgeir), en -ens Escueillens (Skuli), Gratens (Grastein), Bostens (Bostein), en -ous Vergeroux (Berggeir), 

Cette première clef nous donne une seconde clef.

 

Deuxième clef, les noms en haug, motte castrale. 

Les noms en -os sont cousins des noms en -ac. Siros/Sirac, Arnos/Arnac, Bernos/Bernac. Cette parenté avait été soulignée par Gerhard Rolfhs. Le linguiste en avait déduit que ces noms étaient contemporains et que le suffixe -os aurait marqué une "résistance aquitanique" à la romanisation de la Gascogne. Cette idée de "résistance gasconne", très valorisante, a été accueillie sans réserves... Si les noms en -os sont d'origine scandinave et s'ils sont cousins des noms en -ac, alors cela signifie que de nombreux noms en -ac sont d'origine scandinave. 

Les noms en -ac vont se décliner en -acq, -hac, -ague, -age, mais aussi en -ocq, -oge, -auge, -oc. Ils pourraient correspondre au mot scandinave, haug, la colline, la butte, la motte castrale. Cadillac dériverait de Kaetilhaug, la motte de Kaetill, Espartignac, la motte de Svarting, Toutigeac, la motte de Tostig... 

Au nord de l'Aquitaine où la langue d'Oïl vient modifier les prononciations, les noms en -ac se transforme en -ay. Bernac devient Bernay en, Normandie. Pour comprendre cette évolution, il suffit de regarder la capitale des Pays-Bas. La Haye se dit Den Haag en hollandais. Ce nom dérive de haug, la motte. Le mot français haie, qui désigne une barrière végétale désignait autrefois une motte castrale défendue par des épineux. 

Les noms en -haug, colline, motte castrale révèlent une zone "militarisée" où les contacts avec l'ennemi nécessitent des points fortifiés. On va trouver ces toponymes sur la rive droite de la Garonne où ils indiqueraient la présence d'une marche militaire protégeant la Gascogne d'attaques venues du Nord. On va également en trouver sur la rive gauche autour des cités sur lesquelles les Vikings gardent un oeil (Mérignac, Benauge à Bordeaux, Blagnac à Toulouse, Marracq à Bayonne).

Ces toponymes vont correspondre pour l'essentiel à la période de la conquête et vont être composés à partir de prénoms scandinaves, ceux a priori des chefs qui érigent ces fortifications ou résidences. Près de 200 prénoms scandinaves vont être identifiés dans le sud de la France. 

 

La force de la présomption toponymique.

Se baser sur la seule linguistique est insuffisant pour proposer une interprétation toponymique valable. Il est essentiel de vérifier la cohérence du toponyme avec l'histoire et la géographie. C'est le bon sens. Il est possible  de trouver des noms à consonnance phonétique  "phénicienne", "égyptienne" ou "maories" dans la toponymie française. C'est d'ailleurs un des arguments de ceux qui contestent une possible toponymie scandinave. Or, à la différence des Maoris, des Egyptiens ou des Phéniciens, les hommes du Nord se sont emparé de la quasi totalité des cités de Francie occidentale entre 840 et 865. L'hypothèse scandinave s'inscrit dans l'histoire de manière bien plus "précise" que les hypothèses wisigothes ou basques.

Il faut aussi tenir compte de la géographie. Si un toponyme décrit en langue scandinave une particularité géographique qui correspond à la réalité du lieu, alors la présomption d'une interprétation valide augmente. Par exemple, le mot Campagne. Logiquement, ce toponyme vient du latin campus pas de souci.  Néanmoins, les Scandinaves utilisaient un toponyme pour désigner un marché. Ce mot est kaupang. Ce mot va donner des noms comme Copen et Caupenne, mais va aussi être assimilé à campagne, par des moines ignorants des langues germaniques et de leur sens. Si Campagne se trouve à un carrefour routier, alors la probabilité scandinave grandit.

Enfin, la pluralité des toponymes entrant dans une grille de lecture scandinave augmente la probabilité statistique de l'hypothèse étudiée. Biscarosse pourrait être un nom basque ou scandinave. La pluralité des toponymes basques ou scandinaves situés dans les environs est de nature à donner plus de force à une hypothèse plutôt qu'une autre. 

 

Les phénomènes d'attraction paronymique.

Certains mots scandinaves vont être assimilés à des mots français ou latins par les scribes. Ainsi, vik, golfe, va devenir vicus, ville. Le Grand Viel (Loire atlantique), Le Grand Village, anc. Le Grand Ville (Charente maritime), Vielle-Saint-Girons (Landes) sont manifestement des vik scandinaves.  Gat, le passage, va devenir gatus, le chat.  La pointe du Chay à Royan (Charente maritime), le courant d'Huchet (Landes), le Marcat d'Aüchets à Mimizan (Landes), Bois de la Chaise à Noirmoutier (Loire atlantique) sont des évocations de détroits ou gat...  Holm, îlot, va être assimilé à homme. Kaupang, marché, à campagne. 

 

Le riche thesaurus de prénoms scandinaves.

Les prénoms scandinaves sont très nombreux. Ils piochent dans le bestiaire (Björn, ours, Sven, cochon, Arni, aigle, Ulf, loup), dans les éléments (Mar, mer, Stein, pierre, Vith, bois), des objets (Brand, épée, Geir, lance, Mund, cadeau), des adjectifs (adal, noble, stor, grand, ). Des prénoms composées sont déclinés à partir de ces mots et permettent quantités de variantes.  Il est intéressant de noter que les prénoms féminins sont également très variés. Logiquement, si les toponymes renfermant des prénoms masculins étaient purement accidentels et paronymiques, alors on drevrait trouver tout autant de toponymes renfermant un prénom féminin. Or, ce n'est pas le cas ce qui renforce la présomption que ces toponymes renferment bien des noms de guerriers.

 

La faiblesse de la science toponymique.

Il est possible de faire entrer un grand nombre de toponymes à consonnace germanique dans une grille de lecture scandinave. D'aucuns diront qu'ils sont Francs ou Wisigoths, mais l'histoire nous dit le contraire : toutes les cités d'Aquitaine furent prises par les Vikings qui ravagèrent l'Europe pendant deux siècles. Affirmer qu'ils n'ont pas pu laisser de toponymes car des "pillards" se contentent de passer est un postulat erroné et absurde. Les Scandinaves n'étaient pas seulement de grands marins, ils étaient aussi de grands cavaliers, de grands marchands, de grands charetiers et de grands skieurs. Les déplacements sur mer ou sur terre n'avaient aucun secret pour eux et ils pullulèrent dans l'empire franc comme des asticots sur une charogne. La toponymie nous apprend non seulement qu'ils parsemèrent la France de forteresses et de comptoirs commerciaux créant des routes commerciales sillonnant l'empire, mais aussi qu'ils s'installèrent et laissèrent de nombreuses traces de leur installation.. 

Cette présence scandinave n'a jamais été soupçonnée pour deux raisons : d'une part, jamais les historiens français n'ont étudié les invasions au sud de la Loire, d'autre part,  jamais les linguistes français n'ont étudié la possiblité scandinave dans la toponymie française hors de Normandie. Les uns et les autres victimes de leurs préjugés.

Il est certain que quantité de propositions toponymiques scandinaves évoquées sont erronées, mais il est certain aussi que toutes ne le sont pas. Il est certain enfin que les hypothèses scandinaves n'ont pas moins de valeur que les hypothèses latines. Ceux qui rejettent les hypothèses scandinaves et mettent en avant les hypothèses latines ou gauloise n'ont pas plus de preuve -et même beaucoup moins- que l'auteur de ces lignes. Il n'y a aucune raison pour rejeter d'emblée la probabilité scandinave, a fortiori au regard de l'histoire de cette période.

 

Trois outils pour décoder la toponymie scandinave.

- Geoportail le site de l'Iinstitut Géographique National. https://www.geoportail.gouv.fr/carte

- Wikipedia pour connaître graphies anciennes et étymologies de manière superficielle et rapide. Evidemment, il convient ensuite d'approfondir en étudiant les dictionnaires toponymiques  de référence. 

- The Viking Answer Lady pour connaître les prénoms vikings identifiés. http://www.vikinganswerlady.com/ONMensNames.shtml

 

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Dictionnaire 

des toponymes germaniques et scandinaves.

 

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Abense-de-bas (Pyrénées-atlantiques)

Abense-de-Bas se dit Onizepe(a) ou Omizepe(a) en basque. Jean-Baptiste Orpustan1 propose l'évolution suivante de l'éthymon basque Oniz en langue romane : oniza > oníse > oénse > auénse > abense. La base du nom serait l'oronymeona.

Abense pourrait correspondre au prénom Abensi. Voir Avensan (Gironde) et Avensac (Gers).

 

Abitain (Pyrénées-atlantiques)

Le toponyme Abitain apparaît sous les formes Bitengs (xiiie siècle4cartulaire de Bayonne5), Bitenh4Vitenh6 et Abitenh6 (1385 pour les trois formes, censier de Béarn7),Abithen et Sent-Pee d'Abitehn (respectivement 14394 et 14724, notaires de Labastide-Villefranche8), Havitenh et Avitenh (respectivement 15384 et 15464, réformation de Béarn9), Aviteing (16084, insinuations du diocèse d'Oloron10), Avitein (17864, règlement des États de Béarn11) et Abitain (xviiie siècle6carte de Cassini).
Michel Grosclaude6 propose l'étymologie latine Avitus (nom d'homme 'Avit') augmentée du suffixe gascon enh.

Abitain, anc. Bitengs, pourrauit être une évolution de Vithus, la maison de Vithi.

 

Abos (Pyrénées-atlantiques)

Il peut y avoir différentes explications étymologiques, la plus probable selon Michel Grosclaude étant un nom de domaine basé sur l'anthroponyme latin Avus avec le suffixe aquitain -os5 (pré-celtique). Signification possible du toponyme : le « domaine d' Avus ».

Abos pourrait dériver de Abhus, la maison d'Abbi.

 

Accous (Pyrénées-atlantiques)

Brigitte Jubbé-Duval22 rappelle l’hypothèse selon laquelle Accous proviendrait d'Acca ou Acco, d’un nom de femme mentionné dans les inscriptions d’Espagne.

Accous serait une évolution de Akhus, la maison de Aki.

 

Agnac (Lot-et-Garonne)

Pour l'origine du nom d'Agnac, il y a trois hypothèses : Agnac viendrait du latin Agni Aqua signifiant « l'eau de l'agneau », Agnac viendrait du nom d'un propriétaire gallo-romain, Annius, Agnac viendrait du sanscrit Agni qui désigne la divinité du feu, Agni Agara étant le lieu où l'on conserve le feu sacré.

Agnac serait une évolution de Agnhaug, la motte d'Agni.

 

Agnos (Pyrénées-atlantiques)

Le toponyme Agnos apparaît sous les formes Anhos (13643fors de Béarn5 et 13856censier de Béarn7), Aynhos(xive siècle3, censier de Béarn7), Aignos (16753, réformation de Béarn8) et Agnos (fin xviiie siècle6carte de Cassini). Michel Grosclaude6 suggère qu'Agnos provient d'un nom latin d'homme, Annius, prolongé du suffixe aquitain -ossum, le tout signifiant « domaine d'Annius ».

Agnos semble dériver d'Agnhus, la maison d'Agni. 

 

Agonac (Dordogne)

Le nom de la localité est attesté sous la forme Castrum agonacum au xiie siècleAgonag en 1249, Agonhac en 12765. Toponyme se terminant en -ac, d'une origine germanique Ago(n) avec le suffixe -acum5.

Agonac serait une évolution d'Hakonhaug, la motte d'Hakon. Agon-Coutainville (Manche), mais aussi Cognac (Charente), Connac (Aveyron).

 

Agonès (Hérault)

Le nom de la localité est attesté en occitan sous la forme Agounès dès 803 dans le cartulaire de GelloneDe Agaunico en 1173, vallis de Agonesio en 132310, la forme occitane Agounès se retrouve dans plusieurs pouillés (registres ecclésiastiques) en 1625.

Agonès pourrait être une évolution d'Hakonhus, la maison d'Hakon. Le fait que la première mention remonterait à 803 exclut a priori l'origine scandinave.

 

Aïcirits (Pyrénées-atlantiques)

Le toponyme Aïcirits apparaît sous les formes Sanctus Martinus de Assiriz (11607), Ayxiritz (13167), Aysiriz (13507), Aychiritz (14137) et Ayxeriis (14726, notaires de Labastide-Villefranche8).

Jean-Baptiste Orpustan7 propose l’étymologie basque aitz (« haut ») et aratze (« fougeraie ») donnant « fougeraie du haut » ou « fougeraie des rochers ».

Aïcirits, anc. Assiriz, pourrait être une évolution de Azurhus, la maison d'Azur ou Özur. A rapprocher d'Azereix (Hautes-Pyrénées)

 

Aigre (Charente)

Le village pourrait avoir été construit autour de la propriété d'un riche gallo-romain nommé Acrius10,9.

Aigre pourrait tenir son nom d'Asgeir, le chef viking qui s'empara de Saintes en 845.

 

Aix, île d' (Charente-maritime)

Autrefois appelée Aia, l'île d'Aix pourrait avoir pour origine un mot Saxon : Eia Insula4.

L'île d'Aix tient son nom d'ey ou ö, île. L'île d'Yeu a la même origine. L'île d'Elle dans l'ancienne baie de Poitou a la même origine. 

 

Albignac (Corrèze)

Albignac vient du nom d'un homme latin appelé Albinus ou Albinius.

Albignac pourrait être une évolution d'Alfvinhaug, la motte d'Alfvini. Voir Alvignac (Lot)

 

Aleyrac (Drome)

Aleyrac est cité pour la première fois sous la forme Alairacum en 1168, de Alairaco 1205 à 12122 et Aylairacum en 12503dans le cartulaire du monastère de l'Île-Barbe. Comme tous les toponymes de la région se terminant en -ac, ce toponyme fait référence à un habitat gallo-romain, probablement une villa gallo-romaine dont l'un des premiers propriétaires, devait être un certain Alarius3.

Aleyrac pourrait être une évolution d'Alarhaug, la motte d'Alarr. A rapprocher de Vindrac-Alayrac (Tarn).

 

Almayrac (Tarn)

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Almayrac serait une évolution d'Ailmaerhaug, la motte d'Ailmaer.

 

Almont (Lot)

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Almont pourrait être une transcription d'Halmund. A rapprocher de Monetier-Allemont. (Hazutes-Alpes).

 

Alos (Pyrénées-atlantiques)

Le toponyme Alos est mentionné en 13751 dans les contrats de Luntz2 et en 14051 dans les rôles gascons (Alos in terra de Soule). Son nom basque est Aloze.

Alos pourrait être une évolution d'Alhus,  la maison d'Ali.

 

Altillac (Corrèze)

Cette section est vide

Altillac dériverait de altinhaug, la colline de l'Alting, l'assemblée de tous. L'église d'Altillac se trouve au sommet de cette colline urbanisée dans les années 1960. Les hommes du Nord choisissaient de se réunir dans des sites pittoresques et non stratégique. 

 

Alvignac (Lot)

Attestée sous la forme Alviniaco en 930 dans le cartulaire de Beaulieu14. Le toponyme Alvignac, ou Alvinhac en occitan est basé sur l'anthroponyme latin ou roman Albinius, dérivé du patronyme romain Albinus. La terminaison -ac est issue du suffixe gaulois -acon (lui-même du celtique commun *-āko-), souvent latinisé en -acum dans les textes. Albiniacum fundum est le nom du domaine d'Albinius15.

Alvignac pourrait être une évolution d'Alfvinhaug, la motte d'Alfvini. Voir Aubignac (Charente)

 

Ambarès (Gironde)

Le toponyme d’Ambarès est issu du nom du baron de Montferrand, Tizo de Barès.

Ambarès pourrait être une évolution d'Ansvarhus, la maison d'Ansvar.

 

Ambax (Haute-Garonne)

Cette section est vide.

Ambax pourrait être une évolution de Ambhaug, la motte d'Ambi. 

 

Ambérac (Charente)

Le lieu est attesté sous les formes Ambairiaco en 10807Amberaco en 11108Ambariaco en 12747AmbelacoAmberacoAmbeyracAnbeyracEmberacoEmbeyraco au xiiie siècle9,10,11. Il s'agit d'une formation toponymique gauloise ou gallo-romane, basée sur le nom d'un homme gaulois Ambarrius, et du suffixe -acum indiquant la propriété12,13.

Ambérac serait une évolution de Ambierhaug, la motte d'Ambier. A rapprocher d'Ambarès (Gironde) et Ambeyrac (Aveyron)

 

Ambernac (Charente)

Albert Dauzat et Charles Rostaing expliquent le premier élément Ambern- par un nom de personne latin *Ambarrinus, non attesté, suivi du suffixe -acum9, d'origine gauloise *-āko10.

Ambernac serait une évolution d'Arnbern, la motte d'Arnbjörn. Voir Ambarès (Gironde)

 

Ambès (Gironde)

Autrefois orthographié Ambez le nom de la commune pourrait dater de l’occupation romaine, ambo signifiant « deux » (comme dans ambidextre), et ez « estuaire », l'ensemble faisant référence à la Gironde et aux deux cours d'eau de la Garonne et de la Dordogne2.

Ambès pourrait être une évolution d'Ambhus, la maison d'Ambi.

 

Ambrion (Gironde)

Pas d'étymologie proposée.

Ambrion dans la commune de Lalande-de-Fronsac serait une évolution de Arnbjörn.

 

Ambrus (Lot-et-Garonne)

L’étymologie du nom de lieu « Ambrus » pourrait provenir du latin Ambrosius4.

Ambrus serait une évolution de Ambierhus, la maison d'Ambier, c'est-à-dire Arnbjörn. Voir Ambarès (Gironde)

 

Amendeuix (Pyrénées-atlantiques)

Le toponyme Amendeuix apparaît sous les formes Sanctus Joannes de Mindus (11601), Amindux (13161), Aminduch(13501), Aminduz (14131), Mendux (14131), Sent-Johan de Mendux (14722, notaires de Labastide-Villefranche3),Armendux (15132, titres de Pampelune4), Amenduxs (16002, titres de la chambre des comptes de Pau5 ) et Amendux(16212, Martin Biscay6). Son nom basque est Amenduze.

Amendeuix pourrait être une évolution d'Amundhus, la maison d'Amund.

 

Amorots (Pyrénées-atlantiques)

Le toponyme Amorots apparaît sous les formes Sanctus Vicentius de MarozMaroth et Morotz (11601), Amoros(12681), Amarotz (1305 et 13061), Amaroz (13501), Amoroz (14022, titres de Soule) et Amorotz (14131 et 15132, titres de Pampelune3).

Amorots, anc. Maroz pourrait être une évolution de Marhus, la maison de Mar. A rapprocher de Marracq à Bayonne, Maremne (Landes)

 

Anais (Charente)

Les formes anciennes sont Aunesio au xiie siècle6, ou Aneso en 11107. Anais serait issu du latin Annacum ou villa Anni ce qui signifie que le village aurait été construit autour de la propriété d'un riche gallo-romain nommé Annus8,9.

Anais pourrait être une variante d'Anhus, la maison d'Ani. 

 

Andernos (Gironde)

Andernos est un toponyme aquitanique en -otz / -os2. Le radical est probablement un nom de personne aquitanique Anderen-, attesté comme nom de femme Andere, Anderenis3 ; on connait aussi4 les noms de femme apparentés Anderexo5Anderese(n)6AnderitiaAndere signifie 'dame' en basque (et plus largement en Europe de l'Ouest7).

Andernos pourrait correspondre à Eindridhus, la maison d'Eindrid.

 

Andillac (Tarn)

Pas d'étymologie proposée.

Andillac pourrait être une évolution  d'althinhaug, la colline de l'althing.

 

Andrein (Pyrénées-atlantiques)

Brigitte Jobbé-Duval2 indique que le toponyme actuel vient du patronyme Andréas suivi du suffixe -enh. Elle mentionne en outre que les habitants du village étaient autrefois surnommés les « mangeurs de cerises ».

Andrein semble faire référence au prénom Eindrid.

 

Andrest (Hautes-Pyrénées)

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Andrest pourrait dériver d'Eindrid, mais il il plus probable qu'il se rappoche d'Ondres et dérive d'Ondverhus, la maison d'Ondverr. Il est également possible qu'il dérive d'Anders, mais c'est moins probable. Anders est un emprunt au christianisme et dériverait dun prénom  André comme Pall, Paul, Per, Pierre, Patrek, Patrick.  Ces prénoms sont arrivés surtout après la période viking, mais il n'est pas impossible qu'Anders soit à l'origine de ce toponyme. 

 

Angély, Saint-Jean d' (Charente-maritime)

Le nom de la ville serait dérivé du nom de domaine gallo-romain Angeliacum, formé à partir de l'anthroponyme chrétien Angelus (ange) ou germanique Angel (les Angles, nom d'une tribu germanique) et du suffixe de possession -acum, indiquant la présence d'un domaine au cours des premiers siècles de notre ère. La forme Angeriacum est liée à une mutation secondaire /l/ > /r/, commune en phonétique..

Saint Jean d'Angély, anc. Angeriacum, pourrait être une évolution d' Asgeirhaug, la motte d'Asgeir. Asgeir s'empara de Rouen en 841, Saintes en 845, puis de Bordeaux en 848.

 

Annonay (Ardèche)

L'origine du nom de la ville renvoie à plusieurs hypothèses. L'une d'entre elles veut qu'Annonay vienne de Annoniacum ou domaine d'Annonius, riche Romain qui aurait vécu là1. Une autre explique qu’Annonay proviendrait de la présence d’un entrepôt de vivres de l’Annone. Quoi qu’il en soit, le site de la ville fut fréquenté dès l’Antiquité.

Annonay pourrait correspondre à Anunhaug, la motte d'Anund. 

 

Anthy-sur-Léman (Haute-Savoie)

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Anthy pourrait être une évolution d'althing. L'hypothèse peut sembler absurde si loin de l'Aquitaine, mais la toponymie environnante est assez symptomatique... Mésinges (Mysing), Verniaz (Berno), Marin (Maering), Champanges (kaupang), Larringes (Haering) peuvent s'inscrire dans un contexte scandinave. Mais nous sommes dans une environnement germanique et il importe de voir si cette toponymie s'inscrit dans un ensemble cohérent. Historiquement, la présence des Scandinaves au bord du lac Léman, plaque tournante de la traite des slaves, n'a rien d'incohérent. 

 

Antignac (Haute Pyrénées)

La commune tirerait son nom de l'anthroponyme gallo-romain « Antenius » associé au suffixe de possession « -acum ». Ce nom est à rapprocher de celui d'autres communes et hameaux du sud-ouest de la France, tel Antignac (Charente-Maritime)3, construit sur le même modèle.

Antignac, comme Altillac (Corrèze),  désigne la colline de l'alting. Ce lieu de réunion désigne une zone de colonisation.

 

Antin (Hautes-Pyrénées)

Du nom de personnage Antinus (de Ante).

Antin serait une évolution d'althing, l'assemblée de tous.  A rapprocher d'Antignac (Cantal) et Hanteillan (Gironde)

 

Antioque (Lot-et-Garonne)

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Antioque pourrait être une transcription de althinhaug, la colline de l'assemblée.  Le site correspond à Bruch, mais aussi à Rieumes (Haute-Garonne)

 

Antist (Hautes-Pyrénées)

 Nom de domaine antique, du nom de personnage et latin Antistius.

Antist pourrait être une évolution d'althing. Le site sans intérêt stratégique ni fortification pourrait accréditer cette lecture. 

 

Antugnac (Aude)

Cette section est vide

Antugnac pourrait être une évolution d'althinhaug, la colline de l'althing. 

 

Aramits (Pyrénées-atlantiques)

Probablement d'origine basque. Aran, vallée - plus -itz locatif. 

Aramitz correspondrait à une évolution de Aramundhus, la maison d'Armund.

 

Aramon (Gard)

Paul Fabre donne comme origine du nom du village le nom de personne germanique Aramund2. Cependant, la découverte à Collias, sur le site du sanctuaire antique de la Combe de l'Ermitage, d'une plaque de pierre dédiée au dieu Aramo conduit Michel Christol, Jean-Luc Fiches et Dominique Rabay à rapprocher le nom d'Aramon de celui de cette divinité indigène.

Aramon correspondrait au prénom ArmundArmond (Gers) dérive d'Armund.

 

Arbanats (Gironde)

Le nom de la commune est documenté3 sous les formes Arbenaz (1221-1235), Arberatz (1263), Arbenatz (1273)… On observe une alternance -n- / -r-, qui révèle une similarité avec le nom du village basque Arbérats.

Le toponyme s’analyse par le suffixe augmentatif - / -atz, fréquent en toponymie gasconne et utilisé sous la forme -ats dans les environs (cf. IllatsLéogeatsSaucats, un radical *Arben- probablement très ancien car il ne renvoie à aucun mot ou anthroponyme connu (Dauzat et Rostaing ont fait l'hypothèse conjecturale3 d'un anthroponyme *Arbennus4, qui ne fait pas partie des noms gallo-romans connus.) Ce radical pourrait être basé sur la vieille racine pré-indo-européenne *Arbe qui a produit de nombreux toponymes en Europe comme l'hydronyme ArveBénédicte Boyrie-Fénié rapproche cette racine de Arruan (nom d'origine de Saint-Médard-d'Eyrans) où ces toponymes indiqueraient des bras morts de la Garonne3.

Arbanats, anc. Arbenaz,  pourrait être une évolution d'Arbjörn.

 

Arbonne (Pyrénées-atlantiques)

Pour ce qui est de l'étymologie du toponyme, Jean-Baptiste Orpustan reste très réservé, ne trouvant pas d'étymon satisfaisant25, alors que Brigitte Jobbé-Duval propose une origine basque donnant « lieu des souches26 ». Son nom basque actuel est Arbona et le gentilé est Arbonar27,28.

Arbonne correspondrait au prénom Harbjörn. 

 

Arcangues (Pyrénées-atlantiques)

L’étymologie du terme basque divise les linguistes. Jean-Baptiste Orpustan propose un alliage des mots basques ar-gain, « hauteur rocheuse », et -goiz, « position ouverte vers l'est », ce qui amènerait à la formule complexe « hauteur rocheuse vers l'est »30. De son côté, Jean Espilondo bâtit sa proposition sur la base Ar(kh)angozea en la décomposant en Ar(kh)an⁵ + go(i)⁴ + (t)z³ +  +  et en s’appuyant sur une structure grammaticale et lexicale classique qui fournit La¹ (maison ou foyer) du² (site) en³ crête⁴ des vallons⁵JE 5.

Arcangues a manifestement été victime d'une cacographie comme son nom basque Arangoitze le suggère. Arcangues se serait écrit Areangues* et dériverait d'Haeringhus, la maison de Haering.

 

Archiac (Charente)

Pas d'étymologie proposée.

Archiac pourrait être une évolution de Harekhaug, la motte d'Harek. 

 

Archus (Landes)

Pas d'étymologie proposée.

Archus pourrait être une évolution  de Harekhus, la maison d'Harek. 

 

Ardengost (Hautes-Pyrénées)

Pas d'étymologie proposée.

Le radical ardeng pourrait correspondre au mot althing. L'isolement du site  semble favorable à cette interprétation. 

 

Aren (Pyrénées-atlantiques)

Le toponyme Aren est mentionné dès 12091 et 12515 (cartulaire d'Oloron6), puis deux fois en 13855 dans le censier de Béarn7 et apparaît sous la forme Saint-Jean-d'Aren (16081, insinuations du diocèse d'Oloron8). Enfin Aren est mentionné sur la carte de Cassini (fin xviiie siècle5). Selon Brigitte Jobbé-Duval,9 indique que le toponyme Aren signifierait probablement « domaine d’Arrius », du nom d’un ancien propriétaire, que Michel Grosclaudenomme pour sa part Arennius5. Sans doute à rattacher à aran (vallée)10.

Aren pourrait être une déformation du prénom Arni. A rapprocher d'Arnos (Pyrénées-atlantiques), Arnac (Cantal)

 

Arengosse (Landes)

L'origine de ce nom est euskarienne (aquitanique proto-basque). L'étymologie de ce nom provient de l'agglutination des mots aran (vallée), goi (haut) et du suffixe itz (situation), ce qui signifie l'endroit situé en haut de la vallée. Ce patronyme précise la localisation de l'habitat d'origine.

Arengosse pourrait dériver  d'Haeringhus, la maison d'Haering. L'origine proto-basque est peu probable. Le seul autre toponyme proto-basque de Gascogne est Biscarosse. Or, Biscarosse  pourrait dériver de Viskarhus...

 

Argelos (Pyrénées-atlantiques)

Le toponyme Argelos apparaît sous la forme Argilos (12141, titres d'Argelos) et Argelos sur la carte de Cassini (fin xviiie siècle8). Son nom béarnais est Argelòs9 ou Aryelos10. Brigitte Jobbé-Duval11 indique qu’Argelos a pour origine probable le latin argilla (’argile’) augmenté du suffixe -ossum. Le toponyme signifierait donc « sol argileux ».

Argelos pourrait être une évolution d'Argilhus, la maison d'Argill, un prénom gaëlique.  Argelouse (Landes), 

 

Armagnac (Gers)

Pas d'étymologie proposée.

Armagnac pourrait dériver d'Armunhaug, la motte d'Armund. Le "d" final chute lorsque le prénom est suivi d'un mot. Voir Armanhac (Tarn-et-Garonne) et Armillac (Lot-et-Garonne)

 

Armentieux (Gers)

Pas d'étymologie proposée.

Armentieux pourrait être une évolution d'Armundhus, la maison d'Armund. 

 

Armillac (Lot-et-Garonne)

On suppose que la commune doit son nom à un certain Armillius, riche propriétaire gallo-romain.

Armillac pourrait être une évolution de Armunhaug, la motte d'Armund. A rapprocher d'Armagnac.

 

Armous-et-Cau (Gers)

Le nom de la commune est Armons e lo Cau en gascon.

Comme son nom gascon le suggère, Armous pourrait être une évolution d'Armunhus, la maison d'Armund. 

 

Arnac (Cantal)

Le nom de la localité est attesté sous sa forme occitane Arnac en 12751Arnacum en 1329, Arnatum en 1465. Arnac dérive d'un anthroponyme gallo-romain Arnos.

Arnac est une évolution d'Arnhaug, la motte d'Arni. Arnage (Sarthe) aurait la même origine.

 

Arné (Hautes-Pyrénées)

Probablement du nom de personnage germanique Arner, sans suffixe, il peut être formé sur le nom d'homme gaulois Arnos, mais on envisagera plutôt une racine prélatine ar(n).

Arné correspond au prénom Arni. Il s'agit vraisemblablement d'un Arnhus, maison d'Arni qui aurait perdu son s final. 

 

Arnos (Pyrénées-atlantiques)

Le toponyme Arnos apparaît5 sous la forme Arnas sur la carte de Cassini5.

Arnos serait une évolution de Arnhaug, la motte d'Arni. Arnis (Lot), Arné (Haute-Garonne), Arnoux (Loire) auraient la même origine. 

 

Aroue (Pyrénées-atlantiques)

Le toponyme Aroue apparaît sous les formes Aroe (13371), Aroa (13852, collection Duchesne volume CXIV3), Aroe et Sent Stephen d'Aroe (respectivement2 1460 et 1469, contrats d'Ohix4), Degaierie de Aroa (15201) et Aroue (16901)

Aroue pourrait être une évolution de Arhus, la maison de Ari. A rapprocher de Arros-de-Nay (Pyrénées-atlantiques).

 

Arraute-Charritte (Pyrénées-atlantiques)

Jean-Baptiste Orpustan9 indique que Charrite provient de Sarri-ko-(e)ta, « lieu de petits fourrés ». En revanche, aucune certitude n’est donnée pour l’origine du toponyme Arraute.

Arraute pourrait êttre une évolution d'Harold. Comme Hérault (Hérault), Ayrolles (Aveyron), Haroulé (Pyrénées-atlantiques)

 

Arros d'Oloron (Pyrénées-atlantiques)

D’après Michel Grosclaude3Arros provient du radical basque (h)arr (« pierre ») ou d'un ancien propriétaire Arro, augmenté dans les deux cas du suffixe aquitain -ossum, soit donc « lieu de pierre » ou « domaine d’Arro ».

Arros semble être une évolution d'Arhus, la maison d'Ari.

 

Arroudet (Landes)

Pas d'étymologie proposée. 

Arroudet semble être une évolution du prénom Harold. Arroudé (Pyrénées-atlantiques), Arrodets (Hautes-Pyrénées). L'Ayroule (Ariège)

 

Arrouède (Gers)

Pas d'étymologie proposée. 

Arrouède pourrait être une autre évolution du prénom Harold

 

Arthenac (Charente)

Du gallo-romain artinus (ours).

Arthenac pourrait être une évolution d'Hardaenhaug, la motte d'Hardaeni. Ardennes (Gironde)  pourrait être une évolution d'Hardaenhus, la maison d'Hardaeni.

 

Arvert (Charente-maritime)

Albert Dauzat et Charles Rostaing, qui ne citent aucune forme ancienne, émettent l'hypothèse d'un nom de lieu gaulois Are-verno, basé sur les termes are « devant » et verno « aulne, verne »40. En ce cas, il serait homonyme d'Arverne, nom d'une tribu gauloise. Xavier Delamarre signale qu’are peut avoir également le sens de « près de » et éventuellement « à l'est de »41. Quant à verno, il le donne sous la forme uernā, avec un sens secondaire possible de « marais ? »42. Dans la toponymie française uerno a souvent donné VernVer et même Vert, ce qui explique la première proposition. En outre, il existe un toponyme Arvernicus, avec le suffixe gaulois *-ico- et la glose are uerni ante obs(i)ta du glossaire d'Endlicher43.

Ce toponyme va apparaître avec la forme Alvert. Il pourrait s'agir tout simplement d'une évolution d'Albert, un prénom franc que l'on retrouve dans Capbreton (Landes), Bertheaume (Finistère) et Port-d'Albret (Landes). On pourrait également rapprocher ce toponyme d'Arveyres (Gironde). Ce dernier semble plutôt dériver d'Arbierhus, la maison d'Arbier, c'est-à-dire Arbjörn.

 

Arveyres (Gironde)

Le toponyme est documenté sous les formes latines Arveriis (1096), Arberiis (1235) ou romanes Arveyras (1362)… Le radical historique est donc arveri- / arberi-. La prononciation gasconne est [arˈβɛjrəs]2.

Arveyres serait une évolution de Harbjörnhus, la maison d'Arnbjörn. Dans la commune voisine de Vayres, Embeyrès pourrait avoir la même origine. Ambrion à Lalandes-de-Fronsac également. A rapprocher d'Ambarès

 

Arx (Landes)

Pas d'étymologie proposée. 

Arx est à rapprocher d'Archus à Mimizan. C'est une évolution logique d'Harekhus, la maison d'Harek ou Erik. A rapprocher d'Orx (Landes), Orix (Landes)

 

Astaffort (Lot-et-Garonne)

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Astaffort pourrait être une évolution de Hasteinborg, le château d'Hastein. Estibeaux (Landes) serait une autre évolution de ce mot. Estigarde (Landes) serait une évolution d'Hasteingard, la forteresse d'Hastein. Hastein était le frère juré de Björn, principal acteur et bénéficiaire de la conquête de la Gascogne en 840. Hastein était surnommé par les Francs le "Vomi de l'enfer" en raison de sa cruauté. Il est vraisemblablement le responsable du massacre de  la population de Lectoure en 840. Ce massacre pourrait avoir été des réprésailles après que les Gascons se soient fortifiés dans Auch, une position défensive très contrariante pour les chefs scandinaves. 

 

Astaillac (Corrèze)

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Astaillac dériverait d'Hasteinhaug, la motte d'Hastein. 

 

Aste-Béon (Pyrénées atlantiques).

Le toponyme Aste est mentionné en 13854 (censier de Béarn5) et apparaît sous la forme Asta (14873, notaires d'Ossau6). Son origine est basque, de aitz/as, « pointe rocheuse »4. Le toponyme Béon apparaît sous les formes Beoo (13284, traité d’Ossau-Val de Tena, 13743, contrats de Luntz7 et 13854, censier de Béarn5), Beo de la Bag d'Ossau (14273, contrats de Carresse8), Sent Felix de Béon (16543, insinuations du diocèse d'Oloron9) etBéon sur la carte de Cassini (fin xviiie siècle4. Il vient peut-être d'une racine oronymique pré-indo-européenne *ben4.

Le point intéressant est que ce village est dominé par  le pène de Béon (1251m) également nommé Pène de Béarn. Béon et Béarn pourraient l'un et l'autre faire allusion au même prénom scandinave Björn dit Biarn. Cette probabilité pourrait nous révéler l'origine de Aste. Lorsque Björn entre en Méditerranée, Guillaume de Jumièges nous apprend qu'il est accompagné par son frère juré Hastein. Aste et Béon pourraient tenir leur nom de deux chefs majeurs des invasions. Leur présence dans cette vallée s'explique assez naturellement : la vallée d'Ossau amène au Col du Pourtalet, accès stratégique à Pampelune, principale puissance politique régionale.

 

Aston (Ariège)

Pas d'éymologie proposée.

Aston est sans doute un nom révélant la passage d'Hastein. Asté (Hautes-Pyrénées),  Estaing (Hautes-Pyrénées, Aveyron) Ausseing (Haute-Garonne), Asson (Pyrénées-atlantiques).

 

Athos-Aspis (Pyrénées-atlantiques)

Le toponyme Athos apparaît sous les formes Atos (xie siècle3, d'après Pierre de Marca5), Atos (1119-11366cartulaire de Sorde7), Sent Per d'Atos (14723, notaires de Labastide-Villefranche8), Atos (17456, notaires de Labastide-Villefranche8) et Athos sur la carte de Cassini (fin xviiie siècle6Michel Grosclaude6 propose comme étymologie, le patronyme Ato augmenté du suffixe aquitain -ossum.

Athos pourrait être une évolution de Atthus, la maison de Atti. Athos est le village natal du mousquetaire.

 

Aubiac (Lot-et-Garonne)

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Aubiac pourrait être une évolution d'Alfvinhaug, la motte d'Alfvinn.  Voir Aubignosc. Albiosc (Alpes de Haute Provence)

 

Aubignosc (Alpes-de-Haute-Provence)

La localité apparaît pour la première fois dans les textes en 1040 (de Albinosco). Le nom est formé du gentilice romain Albinus et du suffixe -osc22,23,24 et devient le Bignosc au xvie siècle24.

Aubignosc pourrait être une évolution d'Alfvinhaug, la motte d'Alfvinn. A rapprocher d'Alvignac et Aubignac (Charente).

 

Aucun (Hautes-Pyrénées)

Peut-être nom basco-aquitain : de alge (= champ) et suffixe locatif un : lieu où il y a des champs.

Aucun pourrait tenir son nom d'Hakon. 

 

Audéjos (Pyrénées-atlantiques)

Le toponyme Audéjos apparaît sous la forme Audeyos (13851censier de Béarn2).

Audéjos pourrait être une évolution de althinhus, la maison de l'althing.  A rapprocher d'Aydius et Audios

 

Audenge (Gironde)

Le nom Audenge (1299) dérive du nom de personne Aldingus, vraisemblablement par une formation du type *Aldingia villa2, dont la prononciation devient /awˈdendjə/.

Audenge pourrait être une variante d'althing et indiquer le lieu d'une assemblée scandinave.

 

Audignon (Landes)

Pas d'éymologie proposée.

Audignon pourrait être une déclinaison soit du mot althing, soit du prénom Audunn. Si le site est fortifié, il est stratégique, et s'il est stratégique, le nom d'un chef Audunn doit être privilégié, Audunhaug, la motte d'Audunn.. Si le site ne bénéficie d'aucune fortification, c'est qu'il ne présentait aucune qualité stratégique. L'origine althing doit être préférée. A Audignon, l'église est située à l'intérieur du méandre qui est plat et sans qualité défensive -un lieu souvent choisi pour les assemblées- : l'église pourrait avoir été constuite sur l'emplacement de l'althing scandinave. Le -on final ne peut désigner une colline. Peut-être holm, îlot qui aurait désigné la presqu'île formée par le méandre. Althinholm, l'îlot de l'assemblée. 

AudinacAudinac-Audinac-les-bains (Ariège)les-bains (Ariège) -les-bains (Ariège) Audinac (Ariège)

Audinac-les-bains (Ariège)

Pas d'éymologie proposée.

Audinac pourrait être une évolution de Audunhaug, la motte d'Audunn ou de althinhaug, la colline de l'althing.  L'isolement du lieu et l'absence de château suggère que le site était davantage un lieu de réunion sans importance militaire. La Roc d'Audinac pourrait avoir été le lieu de réunion. 

 

Audon (Landes)

C'est un toponyme issu d'un nom de personne d'origine germanique formé sur la racine ald (vieux).

Audon semble être une évolution de Audunn. Voir Authon (Alpes-de-Hautre-Provence)

 

Audrix (Dorogne)

Le nom de la localité est attesté sous les formes Audris au xiiie siècle1,2Audricum en 13823. Le nom d'Audrix se réfère à un personnage d'origine germanique : Audricus3 ou Aldrik4.

Audrix pourrait correspondre a à Aldrekus, la maison d'Aldrek. 

 

Augignac (Dordogne)

Le nom de la localité est attesté sous la forme Auginhac en 13153, sous la forme latine (fautive) Auguilhacumen 13653Douginhac au xvie siècle4. Le nom d'Augignac se réfère à un personnage d'origine gauloise ou germanique : Algeinus ou Adgennus3 ou encore gallo-romaine : Aligenus5, suivi du suffixe -acum, indiquant le « domaine d'Algeinus ou d'Adgennus ou d'Aligenus ».

Augignac pourrait être une évolution de Audgisllhaug, la motte d'Audgisl. Il aurait pu évoluer en Augillac.. 

 

Aulus-les-bains (Ariège)

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Aulus pourrait être une évolution de Olhus, la maison d'Oli. A rapprocher d'Aulos (Ariège)

 

Aumont (Aveyron)

D’« altum montem », haute montagne.

Aumont pourrait très bien dans de nombreux cas être une évolution de Amund

 

Auquin (Gironde)

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Auquin pourrait comme l'ouvrage médiéval,  le Roman d'Aquin, tenir son nom d'Hakon.

 

Auradé (Gers)

Auradé vient de l'occitan gascon Auradèr qui veut dire oratoire, c'est-à-dire un petit édifice religieux sur une hauteur.

Auradé semble être une évolution d'Haraldhus. Voir Arroudet (Landes)

 

Aureilhan (Landes)

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Aureilhan pourrait être un nom scandinave. Au Reilhan serait une évolution de Le Reilhan. Reilhan, comme Royan, désigne en toute logique Reinham, le port de Rein c'est-à-dire Ragnar. Le lac d'Aureilhan aurait accueilli une base viking.

 

Auriac (Corrèze)

Auriac peut provenir du latin aurum l'or suivi du suffixe -acum désignant le lieu, ou encore du nom Aurelius suivi du suffixe -acum. Auriac aurait connu les deux formes anciennes Aureus (signifiant en latin doré ou splendide), puis Auriaco en 1105.[réf. nécessaire] D'autres sources, de tradition orale, prétendent que l'origine du nom d' Auriac viendraient de la présence d'or dans les multiples ruisseaux de la commune.[réf. nécessaire]

Auriac pourrait être une évolution d'Haerinhuag, la motte d'Haering. A rapprocher d'Aurignac

 

Aurignac (Haute-Garonne)

Cette section est vide.

Aurignac pourrait être une évolution de Haerinhaug, la maison d'Haering. A rapprocher d'Aurillac (Cantal), Arignac (Ariège), Auriac

 

Ausseing (Haute-Garonne)

Cette section est vide.

Ausseing pourrait être une évolution d'Has(t)ein. Le "st" se transforme souvent en "ss". On nomme cela une sigmatisation.   Asson (Pyrénées-atlantiques) pourrait avoir la même origine.

 

Aussurucq (Pyrnées-atlantiques)

Le toponyme Aussurucq apparaît sous les formes Auçuruc (11894), Auzuruc (13374), Aussuruc (13854), Aussuruc (14555, collection Duchesne volume CXIV6),Ausseruc (14125, notaires de Navarrenx7), et dans les titres de Bayonne8 : Ausuruc (14545), Sent-Martin d'Auçuruc (14715) et Auserucus (14715). D’autres graphies sont également mentionnées, telles que Ausuruc (15204), DassurucqAusuruc et Aussurucq (1690 pour ces trois formes4), Jean-Baptiste Orpustan4 indique que le toponyme provient du basque altzu, « aulne », qui s’explique par la position de vallée arrosée, appréciée des aulnaies. La seconde partie du composé est plus énigmatique. Il s’agirait, suivant le même auteur, soit du mot urru (« de l’autre côté »), ou iri donnant alzu-(i)ri-ku, « lieu du domaine de l’aulnaie ».

Aussurucq pourrait être une évolution d'Ossurhaug, la motte d'Ossur. Il est possible que "acq" mal écrit ait donné "ucq".

 

Authon (Alpes-de-Haute-Provence)

La localité apparaît pour la première fois dans les textes en 1237 (de Autono). Autone (1237) de alt- , « hauteur » et suffixe -onem. Selon Charles Rostaing, il désigne une hauteur (il se forme du latin altus, haut, et du gaulois dunum)15, le gaulois -dunon signifie « forteresse ». Le couple Fénié confirme l'origine oronymique de Authon16 avec une explication légèrement différente, faisant remonter le radical à la base * Al-t- (à l'origine du latin altus) élargie par un suffixe -one. Selon Ernest Nègre, il est formé sur le nom propre germanique Alto17.

Authon pourrait être une évolution du prénom Audunn

 

Autignac (Hérault)

Le nom de la localité est attesté sous la forme latine Altignagus Villa en 9901de Altiniaco en 1155, de Autiniaco en 1199, de Autinhaco en 12602.

Autignac dériverait d'althinhaug, la colline du althing. Ce toponyme révèle une zone coloniale scandinave dans l'Hérault. Hérault est d"ailleurs un nom germanique faisant allusion à Harald.

 

Avensac (Gers)

Avensac, dont le nom viendrait du domaine d'Aventius, est une bastide fondée au xive siècle/

Avensac serait une évolution d'Abenshaug, la motte d'Abensi.

 

Avensan (Gironde)

Avensan est une formation romane en -anum basée sur un nom de personne qui peut être AventiusAvencius ou Aventinus3.

Avensan pourrait correspondre à Abenshaug, la maison d'Abensi. Avensac (Gers) aurait la même origine. Abense (Pyrénées atlantique) tiendrait aussi son nom d'Abensi.

 

Aydius (Pyrénées-atlantiques)

Radical obscur pour Michel Grosclaude.

Aydius pourrait correspondre phonétiquement à althinhus, la maison de althing. L'isolement du hameau et sa position dominante est conforme aux sites choisis pour la réunion des assemblées. A rapprocher d'Audéjos (Pyrénées-atlantiques), Audios (Landes), Audyos (Pyrénées-atlantiques).

 

Ayrens (Lot)

Pas d'étymologie proposée.

Ayrens pourrait être une évolution de Haerinhus, la maison de Haering. 

 

Ayrinhac (Avreyron)

Pas d'étymologie proposée.

Ayrinhac pourrait être une évolution de Haerinhaug, la motte de Haering. 

 

Ayssènes (Aveyron)

Pas d'étymologie proposée.

Ayssènes pourrait dériver d'Has(t)einhus, la maison d'Hastein. Même origine qu'Eysines (Gironde).

 

Azereix (Hautes-Pyrénées)

Pas d'étymologie proposée.

Azereix pourrait être une évolution d'Özurhus, la maison d'Özur.

 

Azimont (Gers)

Pas d'étymologie proposée.

Azimont semble être une évolution de Asmund.

 

Azur (Landes)

Pas d'étymologie proposée.

Azur serait une évolution du prénom Özur.

 

B102

Bachac (Lot-et-Garonne)

Pas d'étymologie proposée.

Bachac serait une évolution de Bakkhaug, la motte de Bakki.

 

Bachos (Haute Garonne)

Cette section est vide.

Bachos dériverait de Bakkhus, la maison de Bakki.

 

Badefols-sur-Dordogne (Dordogne)

Le nom de la commune est d'origine occitane mais son explication est incertaine. Il pourrait provenir de badar (rester bouche bée) et de fol (fou), ou encore de bada fol(badaud), sobriquets dont auraient été affublés les villageois4,8. La seconde partie du nom se réfère naturellement à la Dordogne, en rive gauche de laquelle s'est établi le village4.

Badefols pourrait dériver du scandinave vadfors, les rapides du gué ou le gué dans les rapides. Foix, le préfecture de l'Ariège, pourrait également être une évolution de fors, rapides.

 

Bagnac-sur-Célé (Lot)

Selon Gaston Bazalgues, Le toponyme Bagnac est soit basé sur l'anthroponyme gallo-romain Banius. La terminaison -ac est issue du suffixe gaulois -acon (lui-même du celtique commun *-āko-), souvent latinisé en -acum dans les textes et désignerait le domaine de Banius ou formé à partir du latin balneus avec la terminaison -acum

Bagnac pourrait être une évolution de Vanhaug, la motte de Vani. 

 

Bajonnette (Gers)

Cette section est vide.

Bajonnette pourrait être une évolution du prénom Björn.

 

Baliracq-Maumusson (Pyrénées-atlantiques)

Selon Michel Grosclaude12, le toponyme vient très probablement d’un patronyme latin, Valerus, augmenté du suffixe gallo-romain -acum, pour donner « domaine de Valerus ».

Baliracq serait une évolution de Baelirhaug, la motte de Baelir. Valeyrac (Gironde), Baleyrac (Lot-et-Garonne)

 

Baliros (Pyrénées-atlantiques)

Michel Grosclaude4 propose comme étymologie le patronyme latin Valerus augmenté du suffixe aquitain -ossum, qui donne « domaine de Valerus ».

Baliros semble dériver la Baelirhus, la maison de Baelir.

 

Ballac (Gironde)

Ballac pourrait être une évolution de Valhaug, la motte de Vale. Baylac (Pyrénées-atlantiques) et Bayac (Dordogne).

 

Balzac (Charente)

D'après Dauzat, l'origine du nom de Balzac remonterait à un personnage gallo-romain Ballitius, lui-même dérivant de Ballius, auquel est apposé le suffixe -acum, ce qui correspondrait à Ballitiacum , ou « domaine de Ballitius »9. D'après une autre source, Balatius est un nom d'homme gaulois, délivré de Balatos10,11.

Balzac serait une évolution de Balshaug, la motte de Balsi. Barsac (Gironde) pourrait être une évolution de Balshaug, la motte de Balsi.

 

Barcus (Pyrénées-atlantiques)

Jean-Baptiste Orpustan3 propose une construction étymologique basque en deux parties. D’une part l’élément barr, signifiant « situé à l’intérieur, au fond », est complété, d’autre part, de -koiz, à rapprocher du basque goiz, « matin, est ». Barcus s’est développé dans une basse vallée, à l’est, justifiant l’analyse d’Orpustan.

Barcus serait une évolution de Barkhus, la maison de Bark. Barchat (Dordogne) serait une évolution de Barkhaug, la motte de Bark.

 

Bardos (Pyrénées-atlantique)

Spécialiste du gascon, le linguiste allemand Gerhard Rohlfs y voit le nom d'homme gaulois Bardus suivi du suffixe aquitain -ossumD-R 1Albert Dauzat et Charles Rostaing proposent quant à eux la racine bard- ou bart-, terme gascon (origine aquitaine) qu'ils rapprochent de l'ancien provençal bart désignant la terre argileuseD-R 1. Spécialiste en lexicographie et en onomastique, Jean-Baptiste Orpustan les rejoint dans son analyse, précisant que le premier terme désigne les terrains bas et argileux des abords de cours d’eau (ou barthes) et que le suffixe -os est "basco-aquitain". Il propose donc un « lieu où abonde la terre argileuse »JBO06 1Bénédicte Boyrie-Fénié rejoint Jean-Baptiste Orpustan sur l'origine du nom, précisant quant à elle que la pérennité des formes laisse entendre que le nom a toujours été "compris"BBF 1.

Bardos dériverait de Bardhus, la maison de Bard. Bardos étant situé sur une crête, l'hypothèse bart, boue est d'une extrême faiblesse. Bardac (Aveyron) serait une évolution de Bardhaug, la motte de Bard. 

 

Bardouillan (Gironde)

Silence sur le volet toponymique.

Bardouillan à Saint Laurent du Médoc  pourrait être une évolution de Bardulfhaug, la motte de Bardulf. 

 

Barétous (Pyrénées-atlantique)

Le toponyme Barétous apparaît sous les graphies Baratos (12901, titres de Béarn2), la terre de Baretoos (13761, montre militaire de Béarn3), Varatoos (13851censier de Béarn4) et Barethous (14771, titres de la vallée d'Aspe5). Michel Grosclaude propose du latin Vallem, vallée, avec double suffixe -attum et -ones : les Petites vallées.

Barétous  pourrait être une évolution de Barethus, c'est-à-dire Bardhus. Bard est nommé Baret dans cetraines sources. Voir BardosBartac (Tarn-et-Garonne) serait une évolution de Barethaug, la motte de Baret.

 

Barsac (Gironde)

Silence sur le volet toponymique.

Barsac pourrait correspondre soit à Bershaug, la motte de Bersi,  soit à Balshaug, la motte de Balsi.

 

Bassac (Charente)

Les formes anciennes sont Baciacum en 852 et 9237Bacciaco en 1330BaciacoBassiaco en 12658BassacumBaciac9.Bacciacum signifie « domaine de Baccius », nom d'origine gauloise, du thème de nom propre Bacco-, avec le suffixe -acum indiquant la propriété10.

Bassac pourrait être une évolution de Basshaug, la motte de Bassi.

 

Bassens (Gironde)

Formes anciennes du nom : BassenxsBacenxs ou Bassenx au xive siècle14,15Bassens en 1793 et 1801, Bassens-Carbon-Blanc entre 1806 et 1853, puis Bassens16. Le nom du lieu provient de Bassing (domaine de Basso), de Basso et du suffixe -ing indiquant une propriété15.

Dans une grille de lecture scandinave, Bassens appartient à la famille des noms en hus, maison. Basshus, la maison de Bassi ou bien Bos(t)einhus, la maison de Bostein.  On trouve ce même toponyme à Chambéry (Savoie). Les Vikings se sont effectivement intéressé à ce carrefour entre vallée du Rhône et lac Léman.

 

Bassercles (Landes)

Selon Bénédicte Boyrie-Fénié, le premier élément est sans nul doute le gascon vath, "vallée", du latin valle associé au continuateur de circu, "cercle, cirque". Ce sens s'accorde avec la configuration des lieux. 

Pas convaincu par la "configuration des lieux". Dans une grille de lecture scandinave, pas de prénom évident. Par contre, l'enchaînement des consonnes   pourrait faire de Bassercles un dérivé de Vitserkhus, la maison de Vitserk. Bissergues (Aveyron) est une évolution plus flagrante de ce prénom.

 

Bassignac (Cantal)

Silence sur le volet toponymique.

Bassignac pourrait être une évolution de Basinhaug, la motte de Basing.

 

Bassillac (Dordogne)

Le nom de la localité est attesté sous la forme occitane Bassilhac au xiiie siècle5. Le nom de la commune se réfère à un nom de personnage gallo-roman Bassilius suivi du suffixe -acum6,7 indiquant le « domaine de Bassilius ».

Bassillac pourrait correspondre à Basinhaug, la motte de Basing. 

 

Bassoues (Gers)

Silence sur le volet toponymique.

Bassoues pourrait être une évolution de Basshus, la maison de Bassi. Voir Bassens. (Gironde)

 

Bastanès (Pyrénées atlantiques)

Selon Michel Grosclaude4, le toponyme est formé du gascon basta (« ajonc ») et d’une suffixation obscure, donnant probablement « terrain en lande ».

Bastanès serait une volution de Bosteinhus, la maison de Bostein. Bastanous (Gers). La vallée de Baztan en Navarra pourrait avoir la même origine. 

 

Bastennes (Landes)

Le nom de la localité est attesté sous la forme Bastenes en 12853 Il semble que ce toponyme dérive du gascon *basiene, de l'occitan Bastenda signifiant « bâtisse, maison »3.

Bastennes pourrait correspondre à Bosteinhus, la maison de Bostein. Même origine que Bostens (Landes).

 

Bastillac (Hautes-Pyrénées)

Silence sur le volet toponymique.

Bastillac pourrait être une évolution de Bosteinhaug, la motte de Bostein.

 

Baudéan (Hautes-Pyrénées)

Nom de domaine, du nom de personnage germanique Bald-win (latinisé en Baldinus) et suffixe anum. Son nom vient d'une formation latine baldeanum : domaine de Baldeus.

Baudéan serait à rapprocher du prénom Baudouin, et dériverait du scandinave Baldwin

 

Baudreix (Hautes-Pyrénées)

Selon Michel Grosclaude9, le toponyme proviendrait peut-être de l’occitan baudra (« boue »), augmenté du suffixe -ensem, pour donner « (lieu) boueux ».

Baudreix pourrait être une transcription de Baldrekhus, la maison de Baldrek.

 

Baurech (Gironde)

Silence sur le volet toponymique.

D'un point de vie purement linguistique, on constate l'énchaînement des consonnes b-r-ch. Le mot scandinave le plus logique est borg qui a parfois évolué en Borc et en Bourse. Baurech serait une évolution de borg. Borce (Pyrénées-atlantiques) aurait la même origine. 

 

Bayac (Dordogne)

Le nom de la commune se réfère à un nom de personnage gallo-romanBajusBaius ou Badius, suivi du suffixe -acum3,4indiquant le « domaine de BajusBaius ou Badius ».

Bayac pourrait être une évolution de Valhaug, la motte de Vale. 

 

Bayers (Charente)

Le nom serait issu de *Badiecum, « domaine de Badius ou Baius », nom d'homme romain (ou germain Baia), avec suffixe -acum8,9.

Bayers est selon toute vraisemblance une évolution de Björnhus.

 

Bayon-s/Gironde (Gironde)

Silence sur le volet toponymique.

D'après Michel Morvan, le nom vient d'un homme germanique, Baio. On peut se montrer plus précis et dire que le Germain en question est scandinave et qu'il se nomme Björn Ragnarsson.

 

Bayonne (Pyrénées atlantiques)

Le toponyme Bayonne est connu sous les graphies baiona (1063 et 1122), baione (1130, 1160 et 1198), Sancta Maria Baionensiscivitas de Baiona et Baione (respectivement début xiie siècle, vers 1140 et début xiiie siècle, cartulaire de Bayonne41,Note 17), Bayona, et Bayone (respectivement 1248 et 1253, titres de la Camara de Comptos42), Bayonne (1650, carte du Gouvernement Général de Guienne et Guascogne et Pays circonvoisins [sic]), Baïonne (xive siècle, Guillaume Guiart, vers 1864) et Baiona43 au xixe siècleNote 18Baiona est la forme en basque44 tout autant qu'en occitan gascon45 modernes de Bayonne, « le nom de Bayonne pose toute une série de problèmes à la fois historiques et linguistiques qui n’ont toujours pas été élucidés »46. Différentes interprétations ont été données à sa signification. La terminaison -onne de Bayonne peut renvoyer à celle des nombreux hydronymes en -onne ou aux toponymes qui en sont issus. L'élément -onne procède, dans certains cas, du thème indo-européen *ud-r/n- (grec húdōr > hydro-gotique watt « eau »), d'où *udnā « eau » > unna, donné onno dans le glossaire de Vienne47Unna se réfèrerait donc à l'Adour. Ce type toponymique évoquant un cours d'eau traversant une localité, voire transféré à cette même localité, est commun. L'appellatif unna semble se retrouver dans le nom de la Garonne (Garunna ier siècle, Garonna ive siècle). En revanche, on reconnaît plutôt un suffixe préceltique -ona dans le nom de la Charente (Karantona en 875) ou la Charentonne (Carentona en 1050)48. Il pourrait également s'agir d'un augmentatif gascon à partir du radical d'origine latine Baia-, suivi du suffixe -ona au sens de « vaste étendue d'eau », ou d'un nom dérivé du basque bai « rivière » et ona « bonne », d'où « la bonne rivière ». La proposition d'Eugène Goyheneche reprise par Manex Goyhenetche, et soutenue par Jean-Baptiste Orpustan49, est bai una, « le lieu de la rivière », ou bai ona, « colline de la rivière » — Ibai signifie « rivière » en basque, et muinoa, « colline ». « C'est peut-être perdre de vue les nombreux toponymes urbains qui en France, du nord au sud, sont nés de l'élément Bay-Bayon-, tels BayonsBayonvilleBayonvillers et qui posent le problème hors des sentiers battus, gascon ou basque » ajoute Pierre HourmatPiH 2. Cependant, les formes les plus anciennes de Bayonne, Baiona, indiquent clairement un féminin ou un thème en -a, alors que ce n'est pas le cas pour la série des Béon, Bayon. En outre, Bayon- dans les Bayonville ou Bayonvilliers du nord de la France est manifestement le nom de personne germanique Baio50.

Lorsque les Vikings prennent la ville en 840, la ville se nomme Lapurdum. Après leur départ, elle se nomme Bayonne. Si le nom est basque, il faudrait supposer que les Basques ont exercé un contrôle sur la cité après le départ des Vikings vaincus en 982. Or, le prospère port de commerce est pris en main par le vainqueur des Vikings, le comte de Gascogne. Historiquement, les Basques n'ont pas eu les moyens de nommer la cité. Si le nom est gascon, alors le principal suspect est le comte lui même, mais alors, il aurait dû émettre une charte de fondation glorifiant sa reconquête. Or, ce n'est pas le cas. Logiquement, le nom doit être d'origine scandinave. Les vikings nommaient les ports stratégiques d'après leurs chefs. Le seul chef dont le nom correspond est Björn. Cette possibilité est renforcée par plusieurs toponymes bayonnais. Marracq dérive de Marhaug, la motte de Marr. Beyris de Bierhus, la maison de Bier, nom donné par les Francs à Björn. Baionam dériverait de Björnhamn, le port de Björn.

 

Bazugues (Gers)

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Bazugues pourrait être une évolution de Bashaug, la motte de Bassi. A rapprocher de Bassoues.

 

Béar, Cap (Pyrénées-orientales)

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Cap Béar ou Capa Biarra pourrait tenir son nom de Béar, Bier ou Björn, l'ours. Il aurait été nommé dès 840 lors de l'invasion de la Gascogne qui permis aux hommes du Nord de franchir l'isthme pyrénéen. 

 

Béarn, Pays de (Pyrénées-atlantiques)

Le nom de Béarn dérive du nom du peuple protohistorique des Venarni (ou Benearni1), dont la capitale antique suivait l'ethnique Beneharnum (aujourd'hui Lescar). La véracité du nom de cette capitale est solide, mais encore discutée2, il est possible que le nom de Beneharnum n'ait jamais été utilisé par les Béarnais. Une confusion se serait opérée entre le nom du peuple et le nom de sa capitale. Ainsi, lorsque la localité de Lescar est passée au rang de cité, et donc de capitale, à la fin du ive siècle, il aurait fallu parler de Lascurris Venarnorum soit Lescar des Venarni. Lorsque la cité est reconstruite vers le ixe siècle ou xe siècle après les invasions normandes, Lescar n'aurait fait que retrouver son nom initial2. L'origine du nom des Béarnais a plusieurs hypothèses. Tout d'abord, il pourrait avoir un rapport avec le mot basque behera qui signifie « terres d'en-bas »3. L'historien Pierre de Marca fait également écho à une histoire développée au xve siècle, qu'il qualifie de fable4, et qui expliquerait l'origine du nom Béarn par la ville suisse de BerneCharles Martel aurait ainsi récompensé des Bernois, venus combattre les Sarrasins à ses côtés, en leur donnant une portion de territoire aux pieds des Pyrénées en 7152. Pierre de Marca souligne que la ville de Berne a été fondée en 1191, donc bien après Charles Martel4.

Le rapprochement entre Béarn et Beneharnum a été fait en 1640 par Pierre de Marca dans son Histoire de Béarn. Cette proposition jugée "astucieuse" a aussitôt été critiquée, mais faute de proposition concurrente, elle a fini par s'imposer. Le Béarn pourrait tout s'implement tenir son nom du Pène de Béarn, aussi nommé Pène de Béon.  Béon est un village situ sous le pène. Béon et Béarn pourraient faire référence à un seule et même prénom, Béorn, alias Björn. Björn Ragnarsson qui prit Paris en 856 et attaqua Constantinople en 860, devait, selon Guillaume de Jumièges, conquérir une résidence au-delà des mers. Personne n'a jamais identifié les terres sur lesquelles il avait jeté son dévolu, Béarn nous donne un indice.  Voir Aste-Béon.

 

Beauregard-Baret

Beauregard : forteresse ou village beau à voir, disposant d'une belle vue. La deuxième partie de son nom vient d'un coteau boisé au nord-ouest du village, du gaulois barro, « barre montagneuse, sommet linéaire ».

Beauregard ne présente apparemment aucune difficulté. Beauregard, c'est le synonyme de belle vue. Pourtant, dans certains cas, il n'est pas exclu qu'on ait à faire à un nom scandinave.  En Scandinavie, il existe des toponymes en borggard, qui correspond phonétiquement au français Beau regard. Il pourrait également s'agir d'évolution de Björngard, dont la "n" aurait chuté. Bonnegarde (Landes) pourrait être une autre évolution de Björngard dont le "r" aurait chuté.  Baret serait une évolution du prénom scandinave Bard, parfois nommé Baret dans les sources franques. 

 

Bédeilhac (Ariège)

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Bédeilhac ne correspond à aucun prénom scandinave identifié. Il est possible qu'il ait été victime d'une déformation. Il pourrait être une déformation de  Benteinhaug, la motte de Bentein.  Benteyac (Landes), Benteille (Gironde).

 

Bedous (Pyrénées-atlantiques)

Le toponyme Bedous apparaît sous les formes Bedoos (12503, fors d'Aspe4), Bedos (12675cartulaire d'Oloron6), Saint Michel de Bedous (16753, insinuation du diocèse d'Oloron7) et Bedous (fin xviiie siècle5carte de Cassini). Il est dérivé du radical betu (betulla signifie 'bouleau' en latin) et du suffixe aquitain -ossum, et signifie « lieu où il y a des bouleaux »5.

Bedous pourrait être une évolution de Vedhus, la maison de Ved.

 

Bégaar (Landes)

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Bégaar pourrait faite allusion au prénom Vegard.

 

Bégadan (Gironde)

Silence sur le volet toponymique.

Bégadan pourrait être une évolution de Vegauthaug, la motte de Vegaut.

 

Béguios (Pyrénées-atlantiques)

Le toponyme Béguios apparaît sous les formes Bigaoos (11054), Bigaos (11194), Bigios (11254), Beguios (11504), Sanctus Petrus de Bigios (11604), Biguios (11765, cartulaire de Sorde6), Beyos (xiie siècle5, collection Duchesne volume CXIV7), Beios (début xiiie siècle5, cartulaire de Bayonne8), Beguios (13164), Beguiuos (15135, titres de Pampelune9) et Beygoyz (16215, Martin Biscay10). Jean-Baptiste Orpustan9 indique que Charrite provient de Sarri-ko-(e)ta, « lieu de petits fourrés ». En revanche, aucune certitude n’est donnée pour l’origine du toponyme Arraute.

Béguios pourrait être une évolution de Vegislhus, la maison de Vegisl.

 

Bellac (Haute-Vienne)

Il existe plusieurs hypothèses fantaisistes sur l'étymologie du mot Bellac : bella (la guerre), bel (le lieu) et acum (élevé), Bella aqua : un lieu arrosé par de belles eaux... et pourquoi pas le beau lac ? ou encore 'bella' en dialecte marchois : en utilisant les monèmes du parlé ancien, bella peut dire 'bel' (fort) et 'la' (lieu) qui a muté en belle cité (bellac). Toutes ces hypothèses, énoncées au xixe siècle avec imagination, ne tiennent plus aujourd’hui. La toponymie possède ses règles et seules les formes anciennes peuvent donner la clé : Belac, vers 1175 ; de Bellaco, 1185 ; de Belaco, vers 1315 (pouillés de la province de Bourges, chronique d'Adémar de Chabannes). Au-delà du folklore, nous ne devons retenir que son étymologie gallo-romaine formée du nom d'homme latin Bellus et du suffixe -acum signifiant "le domaine (agricole) de Bellus". Cette étymologie suggère que le site était occupé dès l'antiquité. Ce nom de personne est peut-être un nom d'origine gauloise ou du moins un calque du gaulois belo, bello qui signifie "fort", "puissant", ce qui peut s'appliquer à un personnage (Belisama = "La très puissante", avec suffixe superlatif -sama) ou à la géographie (Bellodunon = "la muraille, ou forteresse, puissante" pour la chaîne alpine de Belledonne)2.

Bellac pourrait également correspondre à Belhaug, la motte de Beli.  Si on trouve une villa gallo-romaine à proximité, l'hypothèse latine doit être prioritaire. Si on trouve une motte castrale...

 

Benauge, Château de (Gironde)

La légende veut que le nom de la région provienne de l'expression gasconne ben auje ! signifiant « qu'il ait du bien ! »1. L'étymologie celtique vindaudia ''pays blanc'' (en référence à la couleur claire des terres limoneuses) est plus plausible.

Le château de Benauge tient vraisemblablement son nom de Benhaug, la motte de Ben ou Björn.  

 

Bénesse-Maremne (Landes)

Le toponyme devrait correspondre à un nom de domaine gallo-romain (peut-être le « domaine de Vindicius », nom de personne latin). Selon les règles connues de la phonétique Gasconne, il pourrait s'agir de l'évolution du gaulois *Vinditia, d'un nom de personne pris absolument, dérivé de vindos « blanc »4.

Bénesse dérive logiquement de Björnhus. A Capbreton, Bournès est une autre variante. A rapprocher de Benneville en Normandie, évolution de Björnvilla.

 

Benteille (Gironde)

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Benteille pourrait correspondre au prénom  Bentein.  

 

Bentenac (Haute-Garonne)

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Bentenac dériverait de Benteinhaug, la motte de Bentein. Ventenac-en-Minervois (Aude) a la même origine.

 

Bérenx (Pyrénées-atlantiques)

L'origine du toponyme pourrait être germanique : BeroBerBern, 'ours' - suivi d’un suffixe d’appartenance incus (ensenx) 'villa' ou 'ville'. La répartition de ces noms en Gascogne est capricieuse et inégale. Par contre on en rencontre beaucoup au sud de l’Adour. Les uns correspondent à des défrichements par les Francs de régions déshéritées qui avait rebuté les Gallo-romains sur des terres attribuées, sans doute à des vétérans des armées franques ; d’autres sont d’anciennes villas gallo-romaines, détruites par les Francs, puis relevées et rebaptisées à la mode germanique. En étudiant les noms germaniques de l’Adour, on s’aperçoit qu’ils sont souvent situés sur des points stratégiques : postes d’intérêt militaire ou de péage. Les gorges étroites du gave de Pau à Bérenx, ont permis la construction d’un pont en bois et le touron de Saint-Pic était un lieu idéal pour la défense et le contrôle du pont.

Bérenx pourrait être une évolution de Vaerinhus, la maison de Vaering.

 

Bergerac (Dordogne) 

La localité a été successivement mentionnée sous les formes suivantes6 Brageyrack (1100)7, Braiaracum (1116)7, Brajeracum (1122), Bragaac (1198), Brageyriacum (1207)7, Bragiaracum (1233), Bragayriacum (1238), Brageriacum (1254), Brivairiacum (1254), (Berguerac (1379), Braggeriacum et Bragerac (1388), Bragueyrac (1455), Brigrake ou Brygerake (Eulogium)8, Brageyrac (Froissart), Bregerat en 1608. Il peut s'agir du dérivé d'un nom de personnage gallo-roman Bracarius accompagné du suffixe -acum7 indiquant le « domaine de Bracarius ». Le bracarius est à l'origine un nom de métier gaulois, correspondant à un fabricant de braies7. Selon Léo Fayolle, Bergerac pourrait être issu du latin berbicaria (bergerie) mais la première syllabe du nom « Bra- » que l'on retrouve dans les différentes appellations du lieu du xiie au xive siècle rend cette hypothèse peu plausible7. Une autre possibilité serait que Bergerac a pour origine un nom de personnage germanique « Berger » signifiant montagnard7.

Bergerac pourrait dériver de Berggeirhaug et désigner la motte de Berggeir ou de Braggeir. A rapprocher de Bragayrac (Haute-Garonne)

 

Bergouey-Viellenave (Pyrénées-atlantiques)

Le toponyme Bergouey apparaît sous les formes Bergui (vers 9826, cartulaire de Saint-Sever7), bergai (11508sancta maria de bergui (11608), Bergoy (12866, rôles gascons),berguy (12928 et 13048), Bergoi (xiiie siècle6, collection Duchesne volume CXIV9), bergui (13058), bergouey (13168), Bergoey (13976, notaires de Navarrenx10) et Bergoney(1793 ou an II11). Il pourrait avoir une origine latine12.

Bergouey est un nom germanique. Certains proposent d'y lire bergsweg, le chemin de la montagne, mais cela nous parait étonnant. Bergouey, anc. Bergui pourrait également correspondre à Berghus, la maison de Berg. Bergouey (Landes) aurait la même origine. 

 

Bernac (Charente)

L'origine du nom de Bernac remonterait à un personnage gallo-romain Brennus (nom gaulois) auquel est apposé le suffixe -acum, ce qui correspondrait au « domaine de Brennus »8,9.

Bernac est une évolution de Bernhaug, la motte de Berno, alias Björn.  Bernay (Eure) a probablement la même origine. 

 

Bernos (Gironde)

Forme occitane de bernis - vernis, Nom issu du gaulois verno (aulne). Signification probable : lieu où pousse l'aulne, on envisage aussi un nom de personne gaulois, Vernus ou en gascon Bernus.

Bernos est une évolution de Bernhus, la maison de Björn. Bernis (Gard), Bernais (Vienne), Bernoux (Corrèze) pourraient avoir la même origine. Le latin verna, aulne n'est pas exclu, mais si la toponymie environnante est scandinave et qu'on trouve des allusions à d'autres chefs comme Ragnar, Hastein ou Asgeir, la présomption scandinave s'impose. 

 

Berron (Gironde)

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Berron, anc. Beorne, est une claire référence à Björn. Voir Béarn

 

Bersac (Dordogne)

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Bersac pourrait être une évolution de Bershaug, la motte de Bersi.

 

Bertaco (Pyrénées-atlantiques)

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Bertaco est un nom en consommance basque qui s'écrivait à l'origine Bertacq. Il a été victime d'une basquisation forcée  (BERTACQ-BERTACO). Bertacq dériverait de Berthaug, la motte de Bert, c'est-à-dire Albert. Bertacq semble avoir été le nom ancien du château Neuf dans le Petit Bayonne, le quartier où les hommes du Nord installèrent leur port sur la Nive.

 

Bertheaume (Finistère)

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Bertheaume, anc. Bertomme, serait une évolution de Bertholm, l'îlot de Bert. Le château de Bertheaume protège une petite hanse abritée, idéalement placée pour offrir un abri aux voiliers contournant la presqu'île de Crozon. Bert est une abréviation correspondant au prénom Albert. Albert serait le nom de baptême de Björn Ragnarsson, le chef de l'invasion.

 

Bessac (Gironde)

Les formes anciennes sont Becciaco en 14006Bessiaco (non daté)7. Comme Bessé au nord du département, l'origine du nom de Bessac remonterait à un personnage gallo-romain Bessius (ou Bettius, ou Beccius) auquel est apposé le suffixe -acum, ce qui correspondrait au « domaine de Bessius »8.

Bessac pourrait être une évolution Besshaug, la motte de Bessi.

 

Bestiac (Ariège)

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Bestiac pourrait être une évolution de Vesteinhaug, la motte de Vestein. Voir Beyssenac.

 

Beychac-et-Caillau (Gironde)

Le nom de la commune vient probablement de l’anthroponyme gallo-romain Bayssacus ou Bayssarius avec le suffixe latin de propriété -ac et du gascon cailhau qui signifie « caillou, pierre »1.

Beychac serait une évolution possible de Bakkhaug, la motte de Bakki. A rapprocher de Bachos (Haute-Garonne)

 

Beynac (Haute-Vienne)

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Beynac pourrait être une évolution de Vaenhaug, la motte de Vaeni. 

 

Beyssenac (Corrèze)

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Beyssenac pourrait être une évolution de Vesteinhaug, la motte de Vestein.

 

Biarritz (Pyrénées-atlantique)

Le toponyme Biarritz apparaît sous les formes Bearids et Bearriz (1150), Beiarridz (1165), bearriz et beariz (1170), Selon Jean-Baptiste Orpustan, le toponyme Biarritz pourrait provenir de la racine basque berarr, altération du vocable basque belharr « herbe » avec le suffixe locatif -itz et aurait signifié « endroit herbeux »42. Cette étymologie est reprise par Michel Morvan qui fait observer que Biarritz n'était, avant son développement au xixe siècle, qu'un village dans la lande43. Orpustan réfute absolument tout rapport avec le gascon beder ou tout autre terme roman... Bien que le gascon (et précisément le parlar negre) soit l'une des langues parlées à Biarritz44, l'hypothèse selon laquelle il s'agirait d'un toponyme d'origine gasconne n'est, selon Orpustan, étayée par aucun argument solide... Une autre hypothèse, formulée par Hector Iglesias, fait du nom de Biarritz un anthroponyme d’origine germanique devenu par la suite un toponyme, comme on le constate fréquemment dans la toponymie française49

Biarritz, anc. Bearis, pourrait dériver de Bearhus, la maison de Bear, alias Björn. Même origine que Beyris à Bayonne. Il existe un toponyme très germanique à Biarritz. Gardague pourrait dériver de vard, guet et haka, promontoire, le promontoire du guet désignerait le plateau de l'atalaye où les chasseurs de baleine avaient leur tour de guet. 

 

Bias (Landes)

Le nom de la localité est attesté sous les formes port de Byars en 12542de Biasde Bios in Borno en 1274, Biartz en 1311, Le Bias en 16383. Le toponyme, d'origine aquitaine, est basé sur le radical basque behar (bearr)4 élargi par un suffixe locatif -tz. Sens du toponyme : chemin, route (du latin via).

Bias, anc. Biars est a priori une évolution de Bearhus ou Björnhus et aurait la même origine que Biarritz, Beyris, Biert (Ariège), Mais aussi Vayres (Gironde)

 

Biars-sur-Cère (Lot)

Le toponyme Biars est d'origine germanique avec le radical Wit bois ou ber ours et la terminaison hard voulant dire fort. Sur-Cère a été ajouté en 19342.

Biars est une évolution probable de Biarhus, la maison de Bjorn. Voir Bias (Landes) et Biarritz (Pyrénées atlantiques). 

 

Biaudos (Landes)

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Biaudos est à rapprocher de Viodos, Bidos et Budos (Gironde). Ce nom ne dérive pas d'un prénom, mais d'une fonction militaire, bjüdhus peut se traduire par "maison de commandement" et désigner un poste militaire. .

 

Bidos (Pyrénées-atlantiques)

Le toponyme Bidos apparaît sous les formes Abidos (xie siècle4, for d'Oloron5), Bedos (1267, cartulaire d'Oloron6), Viudos pres Oloron et Vidos (respectivement vers 15404 et 15464, réformation de Béarn7). On peut penser à l'occitan bidòs (« tordu, qui est de travers »), mais il s'agit plutôt, d'après André Pégorier, d'un toponyme lié à un arbre, peut-être une espèce d'aulne ou de sorbier.

Voir Biaudos.

 

Bilhac (Corrèze)

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Bilhac dériverait de Bilhaug, la motte de Bili. Biac (Ariège), Billac (Gers), Bignac (Charente) pourraient avoir la même origine. 

 

Billère (Hautes-Pyrénées)

Le sens est sans doute « les petites propriétés », du latin villa avec le suffixe diminutif -ellas11.

Billères serait une évolution de Bierhus, la maison de Bier. Bilhères (Pyrénées-atlantiques) aurait la même origine. Idem pour Biert (Ariège) et Bayers (Charente)

 

Billom (Puy-de-Dôme)

Le nom de Billom pourrait venir de « Biliomagus », nom formé à partir du celte magus signifiant « marché », le préfixe bilio pouvant signifier « bois ». Billom serait ainsi un « marché du bois ».

Billom est vraisemblablement une cacographie de Billorn*. La présence de Björn dans la banlieue de Clermont n'a rien d'étonnant. Clermont était une cité stratégique sur la route de Lyon et de la Suisse, une zone commerciale majeure. A proximité Tinlhat, qui désigne une colline couronnée par une chapelle est logiquement un lieu de réunion où siégeait le thing scandinave. Ce toponyme suggère que des Scandinaves s'installèrent aux abords immédiat de Clermont. Les Barnoux et Veyre semblent être d'autres mentions de Björn. Reignat et Riom seraient des références à Ragnar, père de Björn. 

 

Biounac (Aveyron)

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Biounac pourrait être une évolution de Björnhaug, la motte de Björn. 

 

Birac-sur-Trec (Lot-et-Garonne)

L'origine du nom de Birac remonterait à un nom de personne gallo-roman ou gaulois Birus auquel est apposé le suffixe -acum, ce qui correspondrait au « domaine de Birus »8,9..

Birac serait une évolution de Bierhaug, la motte de Bier. 

 

Biron (Dordogne)

Le nom de la localité est attesté sous les formes Birontium en 1115 dans le cartulaire de l'abbaye de Cadouin, « Biron » dès 1281, Sanctus-Michael de Bironnio en 1365, Bironium en 1432, « Byron » au xvie siècle et Biroun au siècle suivant2. Le sens du toponyme est incertain. Il peut dériver d'un nom de personnage gaulois Birus suivi du suffixe -onem3,4. Il peut également être issu d'une racine pré-indo-européenne (vir-) évoquant un cours d'eau ou peut représenter un dérivé de birerloucher, surnom d'un homme qui louche5.

Biron serait une graphie gascone de Biorn. Voir Berron (Gironde)

 

Biscarosse (Landes)

Le toponyme Biscarrosse est issu de l'aquitanique (cf. basque bizkar, tertre)2 ou directement du basque bizkar « dos, colline »3 suivi du suffixe aquitain -ossum4 / -os3.

Biscarosse pourrait également être un nom scandinave. Il dériverait de Viskarhus, la maison de Viskar. Quant à Biscaruès en Navarre, il dériverait également du scandinave. En 858, les Vikings de Gascogne vont s'emparer de Pampelune et capturer son roi. A l'issue de cette capture, ils nouent une alliance. La présence de Biscaruès suggère une installation pacifique des Scandinaves en Navarre. Visker au sud de Tarbes aurait le même origine. Idem pour Biscarrague et Giscaro dans le Gers. Viskar va donner les prénoms Guiscard et Giscard.

 

Bizous (Haute Garonne)

Peut-être domaine antique. Du nom de personnage latin Bicius et suffixe incertain.

Bizous serait une évolution de Bishus,  la maison de Bisi.

 

Blagnac (Haute-Garonne)

Pas d'étymologie proposée.

L'aéroport de Toulouse pourrait dériver de Blanhaug, la motte de Blann. Blaignac (33), Blaignan (33), Balanos (33) pourraient faire référence au même prénom.

 

Blanquefort (Gironde)

Pas de proposition.

Ce toponyme est a priori bien français, par contre dans la commune, Terrefort (traelleborg), Breillan (Brian/Biarn), Gilamon (Gilmund), Lagorce (L'Asgeir), Ginouillac (Gunulf), Le Renney (Ragnar), Landille (L'Althing), Andrian (Eindrid), Virebouc (Bierborg) pourraient être d'origine scandinave. Les présences de Björn, Ragnar et Asgeir désignent Blanquefort comme une place forte viking dès l'attaque de 840.

 

Bonnegarde (Landes)

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Bonnegarde est un éperon barré défendu par des terrassements imposants. Il pourrait avoir été remployé par les Scandinaves et dériver de Björngard, la forteresse de Björn.

 

Bostens (Landes)

Pour Dauzat et Ernest Nègre, homme germanique Bossito. Pour Fénié, nom probablement d'origine aquitanique à rapprocher de Belesten.

Bostens serait un dérivé de Bosteinhus, la maison de Bostein. A rapprocher de Bastanès (Pyrénées atlantiques). 

 

Boudrac (Hautes-Pyrénées)

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Boudrac pourrait être une évolution de Bothvarhaug, la motte de Bothvarr. Il aurait pu évoluer en Boudarac*. 

 

Bougue (Landes)

Pour Fénié, probablement terme latin tardif boga que Du Cange traduit par "limes, terminus".

Bougue, qui accueille un site fortifié, la motte de Castets, pourrait plus simplement dériver du mot germanique borg ou burg. Voir Borce et Baurech

 

Boulin (Hautes-Pyrénées)

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Boulin pourrait correspondre au prénom Volund ou à une corruption du prénom Bolli.

 

Bournac (Gironde)

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Bournac seraint une évolution de Björnhaug, la motte de Björn. Bourgnac (Dordogne)

 

Boussac (Aveyron)

Le toponyme Boussac est basé sur l'anthroponyme latin ou roman Buccius ou Buttius. La terminaison -ac est issue du suffixe gaulois -acon (lui-même du celtique commun *-āko-), souvent latinisé en -acum dans les textes2.

Boussac pourrait être une évolution de Boshaug, la motte de Bosi.

 

Boussenac (Ariège)

Pas d'étymologie.

Boussenac pourrait être une évolution de Bosteinhaug, la motte de Bostein. Boussignac (Haute-Vienne)

 

Boussens (Haute-Garonne)

Pas d'étymologie.

Boussens dans un défilé stratégique de la vallée de la Garonne pourrait dériver de Boshus, la maison de Bosi. Bossost (Val d'Aran), Boussès (Lot-et-Garonne), 

 

Boutenac (Aude)

Le nom Boutenac est issu de Villa boltennago (cité en 946), boltennago dérivant lui-même de Botenus, nom d'un Romain à qui appartenait la villa.

Boutenac pourrait être une évolution de Bosteinhaug, la motte de Bostein. Boutenac-Touvent (Charente).

 

Bragard (Hautes-Pyrénées)

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Bragard pourrait être une évolution de Braggeir

 

Bragayrac (Haute-Garonne)

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Bragayrac pourrait dériver de Braggeirhaug et désigner la motte de Braggeir. Brageyrac (Dordogne) a la même origine.

 

Brageac (Cantal)

Connue sous les noms de Brejectum, Bragectum, Bréjac, Braghac cette petite paroisse du canton de Pleaux doit son origine à Saint-Til (Tillon), solitaire, vivant au viie siècle, abbé de Solignac en Limousin, où il revint mourir en 702, après avoir été à Brageac le père de 300 religieux. On y voit encore un porte-Dieu destiné à mettre la custode pour le saint viatique, connu sous le nom de bourse de Saint-Til.

Brageac pourrait être une évolution de Braghaug, la motte de Braggi. Voir Brax (Tarn-et-Garonne)

 

Brannens (Gironde)

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Brannens pourrait être une évolution de Bramhus, la maison de Brami. Il est également possible que Bran corresponde à Barn, c'est-à-dire Björn.

 

Brax (Lot-et-Garonne)

Brax vient de braco (terre boueuse) en gaulois.

Brax dériverait de Bragghus, la maison de Braggi. Bracous (Aveyron), Bracou (Ariège), Bragous (Hérault), Bragouse (Charente-maritime), La Braguse (Dordogne) pourraient avoir la même origine. 

 

Brée-les-bains, La (Charente-maritime)

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La Brée sur l'île de Ré serait une évolution de L'habr, le havre. 

 

Brengues (Lot)

Selon Gaston Bazalgues, le toponyme Brengues (en occitan Brengas) aurait une origine germanique, et serait la contraction du mot allemand bär (ours) et du suffixe -ingo. Ce serait le domaine d'un homme appelé Beringus2,3.

Brengues pourrait être une évolution de Vranghus, la maison de Vrangi. Bérenx (Pyrénées-atlantiques), Bérens (Gers) pourraient avoir la même origine. Brangues (Isère) aussi. 

 

Brignac-la-Plaine (Corrèze)

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Brignac pourrait être une évoltuion de de Vaerinhaug, la motte de Vaering. Brillac (Charente) aurait la même origine. Veyrignac (Dordogne), Bériac (Aude)

 

Brignemont (Haute-Garonne)

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Brignemont ne serait pas un nom en mund. Il s'agit vraisemblablement du prénom Brunmann

 

Brillac (Charente)

L'origine du nom de Brillac remonterait à un nom de personne gallo-roman Beryllius ou Beryllus, cognomen romain lui-même d'origine grecque, auquel est apposé le suffixe -acum, ce qui correspondrait au « domaine de Beryllius »10,11.

Brillac pourrait être une évolution de Vaerinhaug, la motte de Vaering. A également donné Brignac

 

Brimont (Gers)

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Brimont pourrait correspondre aux prénomx Vermund ou Brunmann.

 

Brion (Lozère)

Brion pourrait remonter à un nom celtique Brigo dunom "forteresse de la montagne". 

Brion pourrait être l'anagramme de Biorn. A proximité, le lieudit le Bournac semble confirmer cette origine. Biron (Dordogne) est une autre évolution de ce prénom. Idem pour Biran (Gers) et Brian (Lot-et-Garonne). Le Château Haut-Brion fait sans doute lui aussi référence à Björn.

 

Brioux-sur-Boutonne (Deux-Sèvres)

Brioux est mentionné Brigiosum sur la Table de Peutinger au IVe siècle. Il peut provenir d'un nom d'homme gaulois *Brigos, suivi du suffixe latin -osum qui s'ajoute pourtant rarement à des noms de personnes.1 Ce suffixe est devenu -eux en français et -ous en poitevin.

Brioux pourrait être une évolution de Bierhus, la maison de Bier. A proximité, Vernoux-sur-Boutonne serait une évolution de Berhus. Bier et Bern sont deux versions du prénom Björn. La présence d'Ensigné (Hasteinhus) à proximité semble favoriser l'origine scandinave. 

 

Briscous (Pyrénées-atlantiques)

Le toponyme Briscous apparaît6 sous les formes Briscos (1249), Bruscos et Briscos (1348, rôles gascons), Berascois (1368), Hiriberry(« Villeneuve » en basque, 1794) et Bezkoitze7 au xixe siècle.

Briscous correspondrait à friskhus, la maison ventée. Dans la mesure où de tels noms communs sont rares, on peut penser que Frisk soit devenu un surnom. 

 

Brissac (Hérault)

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Brissac pourrait être une évolution de Brishaug, la motte de Brisi. Brizac (Gers) a la même origine. 

Brouage (Charente-maritime)

La Brouage était le nom d'un ancien bras de mer issu du comblement progressif de l'ancien golfe des Santons. Longtemps ouvert à la navigation, il s'étendait jusqu'à l'ancienne ville et châtellenie de Broue, dont seuls témoignent les ruines du donjon médiéval, la tour de Broue. L'accentuation du phénomène d'envasement conduisit à la transformation du bras de mer en marais-gâts, provoquant par là même la ruine de la place forte. Le terme broue désigne également la vase bleutée que découvre la mer.

Brouage porrait être une évolution de brohaug, la motte du pont. Le Pont de Brau serait aussi dérivé de bro, pont. Idem pour Laroquebrou (Cantal).

 

Brouzac (Cantal)

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Brouzac serait une évolution de Brushaug, la motte de Brusi. Bruzac (Dordogne), Brussac (Aveyron), Brousac (Cantal), Broussac (Lot-et-Garonne) pourraient avoir la même origine. 

 

Brugnens (Gers)

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Brugnens pourrait être une évolution de Brunhus, la maison de Bruni. Brugnac (Lot-et-Garonne) serait une évolution de Brunhaug, la motte de Bruni. 

 

Budos (Gironde)

Pas d'étymologie proposée.

Budos accueille aujourd'hui un imposant château clémentin. Sa position stratégique semble avoir intéressé les Vikings puisque Budos pourrait dériver de bjüdhus, la maison de commandement et désigner une sorte de commandement militaire. A rapprocher de Biaudos, Bidos, Viodos

 

C83

Cabanac (Gironde)

Le nom de la commune pourrait venir, d'une part, du mot « cabane », habitat séculaire dans cette région.

Cabanac serait une évolution de Cabanhac* et plus précisément de Capanhac*, c'est-à-dire kaupanhaug, la colline du marché. A rapprocher de Campagnac et Capdenac (Lot). On  va trouver Cabanac dans le Gers, Gironde, Hautes-Pyrénées et Pyrénées-orientales.

 

Cabourg (Calvados) 

Mentionné sous les formes latinisées Cathburgum en 1066 - 10793 ; Cadburgus et Cathburgus en 10774 et la forme normande Cadburg en 10823 ; Cadburg en 1082 ; Caborc en 1155 ; Cadborc en 1169 ; Caburgus en 1172 ; Cadburgus en 1190 ; Cabourc en 1297 ; Cabourt au XIVe siècle ; Cabbourg en 15545Ernest Nègre explique Cabourg par le nom de femme Hadeburgis pris absolument. Albert Dauzat et Charles Rostaing par les appellatifs gaulois cato- « combat » et germanique burg « village »3,6. Il s'agit plus vraisemblablement d'un nom de lieu basé sur le vieux saxon burg ou le vieil anglais burgburh « bourg »7, précédé d'un élément indéterminé, peut-être le celtique cad « combat », car il se rapproche manifestement des noms de lieux britanniques du type Cadbury et Cadborough qui sont aussi d'anciens CadburgCadbuhr. Ce toponyme s'est vraisemblablement diffusé lors de l'installation de Saxons aux ive-ve-vie siècles dans le Bessin et la campagne de Caen ou postérieurement, lors de l'arrivée de colons anglo-scandinaves au xe siècle (cf. Cherbourg ou Wambourg). Il existe plusieurs lieux-dits CabourgCabourtCabour en Normandie.

Cabourg, anc. Cathburgum en 1066 - 1079 pourrait également -comme Cadbury et Cadborough- dériver du scandinave gatborg, gat "passage", borg, "château", et désigner un château contrôlant le passage, il s'agit a priori de l'accès à la Dives. 

 

Cadéac  (Pyrénées-atlantiques)

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Cadéac pourrait être une évolution de Kaetilhaug, la motte de Kaetill. Voir Cadillac

 

Cadeillan (Gers)

Nom de domaine antique formé du nom de personnage latin Catilius et suffixe anum (> -an en gascon) avec remontée de l’accent tonique sur l’avant-dernière syllabe.

Cadeillan aurait la même origine que Cadillac, Kaetilhaug, la motte de Kaetill. Cadeillan-Trachères  (Hautes-Pyrénées)

 

Cadillac (Gironde)

Cadillac est attesté sous la forme Cadilacum en 1306, forme que le toponymiste Ernest Nègre explique par le nom propre d'un romain Catilius suivi du suffixe -acum6. Le suffixe -acum est d'origine gauloise *-āko / *-(i)āko-. Il servait à localiser des lieux ou des personnes à l'origine, avant de devenir un suffixe marquant la propriété à l'époque gallo-romaine. Il a donné -ac au sud de la France (et parfois en Bretagne) et -(a)y / -(e)y /-é, etc. au nord7.

Catilius pourrait tout aussi bien être scandinave et désigner un certain Kaetill. Kaetill était le nom d'un chef viking, assassiné à Limoges en 892 lors de son baptême. D'après Richer, auteur contemporain,  Kaetill aurait été le père de Rollon, fondateur de la Normandie...   Cadeilhac (Haute-Garonne), Cadaujac (Gironde), Cadéac (Hautes-Pyrénées), Cadeilhan (Gers) ont logiquement la même origine.

 

Cadirac (Ariège)

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Cadirac pourrait très bien être une évolution de Kaetilhaug, la motte de Kaetill. R et l sont assez proches dans les régions où les r sont roulés. 

 

Cagnac-les-mines (Tarn)

Le suffixe « ac » se retrouve dans un grand nombre de toponymes du Sud-Ouest et dans certains substantifs masculins. Généralement issu du suffixe gaulois -acum, qui a donné la terminaison -iac (ou -iniacum, d’où (i)n-iac étant noté -(i)nhac) et qui définit soit un lieu, un élément géographique ou alors l’emplacement ancien d’une villa gallo-romaine. Cagnac est peut-être Canhac, le nom d'un personnage romain ou gallo-romain.

Cagnac serait une évolution de Kanhaug, la motte de kani. On trouve Canac (Tarn).  Voir Canens (Haute-Garonne) et Canenx-le-Réaut (Landes)

 

Calamane (Lot)

Le toponyme Calamane du latin calamus désignerait un lieu avec des roseaux ou le surnom d'une personne jouant de la flûte rustique : la calamèla ou la calamina2.

Calamane serait une évolution du prénom Kalmann.

 

Calès (Lot)

Le nom Calès peut provenir3,4 : soit de la racine indo-européenne kal qui signifie pierre à laquelle fut ajoutée le suffixe -ensis ; soit d'un nom de domaine gallo-romain : Calicius avec le suffixe -anum.

Calès pourrait dériver de Kalhus, la maison de Kali. Calac (Haute-Garonne) et Callac (Côtes-d'Armor) pourraient dériver de Kalhaug, la motte de Kali.. 

 

Calmont (Haute-Garonne)

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Calmont pourrait correspondre au prénom Kalmann. Voir Calamane (Lot)

 

Calvignac (Lot)

Le toponyme Calvignac est basé sur l'anthroponyme latin ou roman Calvinius issu de Calvinus. La terminaison -ac est issue du suffixe gaulois -acon (lui-même du celtique commun *-āko-), souvent latinisé en -acum dans les textes2,3.

Calvignac pourrait être une évolution de Kolbeinhaug, la motte de Kolbein.

 

Calviac-en-Périgord (Dordogne)

Le toponyme Calviac est basé sur l'anthroponyme gallo-romain Calvius issu de Calvus. La terminaison -ac est issue du suffixe gaulois -acon (lui-même du celtique commun *-āko-), souvent latinisé en -acum dans les textes. Ce toponymeCalviacum se retrouve dans Calviacum fundum qui signifiait : le domaine de Calvius2.

Calviac pourrait être une évolution de Kolbeinhaug, la motte de Kolbein. Coubignac (Cantal) pourrait avoir la même origine. 

 

Cambes (Gironde)

Pas d'étymologie proposée.

Cambes pourrait être une évolutionde Kambhus, la maison de Kambi.

 

Campagnac (Lot)

Pas d'étymologie proposée.

Campagnac serait une évolution de kaupanhaug, la colline du marché. on le trouve dans l'Aveyron, Dordogne, Lot, Lot-et-Garonne, Tarn et Tarn-et-Garonne. Cabanac va se trouver dans le Gers, la Gironde, les Hautes Pyrénées et les Pyrénées orientales.

 

Campagne-d'Armagnac (Gers)

Etymologie latine.

 Le nom Campagne dérive selon toute apparence du latin campus, champ. Mais dans un contexte scandinave, Campagne pourrait être une francisation du mot scandinave kaupang, marché. Si le toponyme se trouve à un "carrefour commercial" et qu'il est entouré d'autres toponymes possiblement scandinaves, alors la présomption scandinave doit primer. A proximité, Réans serait une évolution de Ragnarhus et Eauze, archevêché de Gascogne une cible prioritaire du chef de l'invasion. Le Campagné montre par son genre et sa graphie qu'il ne dérive pas de campagne.

 

Campan, Sainte Marie de (Hautes-Pyrénées)

L'étymologie du nom de Campan n'est pas définie. Pour certains, le nom est un dérivé du peuple des Compani. Pour d'autres, il aurait été choisi à la suite de l'installation d'un camp de soldats romains. Enfin, certains parlent d'une déformation du latin campana, "petite cloche". Cette dernière étymologie est soutenue par les 3 cloches qu'on retrouve sur le blason de la commune.

Campan pourrait être un dérivé de kaupang, marché. Le village se trouve effectivement à un carrefour de vallées. 

 

Camponac (Gironde)

Pas d'étymologie proposée.

Camponac à Pessac est manifestement une évolution de kaupanhaug, la colline du marché.

 

Campugnan (Gironde)

Cette section est vide.

Campugnan est une évolution probable de kaupanhaug, la colline du marché.

 

Canens (Haute-Garonne)

Cette section est vide.

Canens serait une évolution de Kanhus, la maison de Kani. Voir Cagnac-les-mines (Tarn), Canenx-le-Réaut (Landes)

 

Cantenac (Gironde)

Cette section est vide.

Cantenac pourrait être une évolution de Karsteinhaug, la motte de Karstein. A rapprocher de Canténac (Tarn-et-Garonne), Cantignac (Lot), Cartignac. (Gironde)

 

Cantillac (Dordogne)

L'origine du nom de Cantillac remonterait à un personnage gallo-roman Quintilius auquel est apposé le suffixe -acum6, ce qui correspondrait au « domaine de Quintilius ».

Cantillac pourrait être uneé volution de Kaetilhaug, la motte de Kaetill. A rapprocher de Cadillac

 

Capbreton (Landes)

Pour expliquer la nature du second élément -breton, A. Dauzat et C. Rostaing supposent un nom de personne comme dans Cap-d'Ail, qui serait formé avec le nom de personne latin Alius selon Nino Lamboglia9, mais ils ne se prononcent pas sur son origine. Quant à la finale -on, elle s'explique par une analogie avec le mot français breton. Les anciens disaient et disent encore « cabretoun » et même « cabertoun »..

Capbreton, anc. Cabertam, pourrait être une évolution de Caberthamn, le port de Cabert. Cabert est un prénom qui n'existe pas. Il pourrait s'agit d'une cacographie du prénom Albert. Albert est un prénom franc. Il pourrait s'agit du prénom reçu par Björn lors du traité de paix  passé à Verberie en 858.  Le Bouret, où se trouvait l'ancien port de Capbreton, serait lui aussi une évolution d'Alberthamn

 

Capdenac (Lot)

Le toponyme Capdenac est basé sur un nom de domaine gallo-romain : Capitonis. La terminaison -ac est issue du suffixe gaulois -acon (lui-même du celtique commun *-āko-), souvent latinisé en -acum dans les textes2.

Capdenac devait s'écrire à l'origine Capenac* et dériver de kaupanhaug, la colline du marché. Ce toponyme évolue souvent en Campagnac (Tarn) ou Cabanac (Gironde).  La présence du lieudit Cavagnac à Capdenac semble confirmer cet origine.

 

Capens (Haute-Garonne)

Pas de proposition toponymique.

Ce dérivé de kaupang signale que la vallée de la Garonne au sud de Toulouse a été un zone de colonisation scandinave. 

 

Capian (Gironde)

L'origine du nom de la commune serait l’anthroponyme gallo-romain Capius1, ou plutôt Cappius, avec suffixe anum, selon Bénédicte Boyrie-Fénié et ceux dont elle reprend l'avis, Dauzat et Rostaing, Ernest Nègre (qui préfère Cappianus), Jacques Astor2.

Capian est vraisemblablement une évolution de kaupang, marché. 

 

Carbonac (Lot-et-Garonne)

Pas de proposition toponymique.

Carbonac semble dériver de Korbjörnhaug, la motte de Korbjörn. 

 

Carbonne (Haute-Garonne)

Le plus ancien document mentionnant le nom de Carbonne date de 1145.

Carbonne pourrait être une évolution du prénom Korbjörn. A proximité, Carbonis pourrait être une évolution de Korbjörnhus. A rapprocher de Carbon-Blanc (Gironde)

 

Carcen-Ponson (Landes)

Pas de proposition toponymique.

Carcen semble être une évolution de Karstein.

 

Carcenac-Salmiech (Aveyron)

Pas de proposition toponymique.

Carcenac serait une évolution de Karsteinhaug, la motte de Karstein. Voir Cartignac (Gironde)

 

Cardan (Gironde)

Le lieu se serait appelé Carasan, puis Caradan2, mais aucun indice étymologique n'est proposé.

Cardan pourrait être une évolution de Kjartan.

 

Carentan (Manche)

Parmi les formes attestées suivantes, on trouve Carenton et Karentonem en 1063 et 10663Karentomum au xie siècle4Carentomus en 11363 et Carentan en 13193. La localité est désignée à l'époque gallo-romaine sous la forme Carentomagus qui serait issue de l'anthroponyme gaulois Carentus4,3, ou du substantif carento, « cher », « beau »5, et de *magos, « marché »4.

On nous dit que Carentan est "désignée à l'époque romaine", mais ne mentionne la première mention qu'en 1063... Carentan pourrait être une évolution de Kjartan. Cardonville serait une autre évolution de Kjartanvilla. Quarantan (Ariège) 

 

Carlux (Dordogne)

Pas d'étymologie proposée.

Carlux pourrait dériver de Karlhus, la maison de Karl. 

 

Carnac (Morbihan)

Le nom de la localité est issu du celtique ou pré-celtique *karn- qui signifie « amas de pierre » (cf. vieil irlandais carn; gaëlique cairn « tas de pierres, tumulus, lieu sacré »; breton karn « tas de pierres »)2,3[réf. non conforme]. Le second élément est sans doute le suffixe -acum localisant.

Carnac ne porte pas un nom aussi ancien que les mégalithes qu'il accueille. Carnac pourrait être une éévolution de Karnhaug, la motte de Karni.  Les hommes du Nord ont manifestement emprunté la route fréquentée au néolithique entre baie d'Yffiniac et baie de Quiberon. Même origine que Carnac-Rouffiac (Lot), Carennac (Lot), mais aussi Cornac (Lot)

 

Carresse-Cassaber (Pyrénées-atlantiques)

Le toponyme Carresse apparaît sous les formes Beatus Stephanus de Carressa (9803cartulaire de Lescar4), Curtis Carreissa (xe siècle3, titres de Pau5) et Caresse (17936ou an II).

Carresse serait une évolution de Karhus, la maison de Kari.

 

Cars (Gironde)

Le toponyme est attesté sous les formes romanes Quartz (Sanctus Petrus de ~, 1339), Cartz (1361)… Ce toponyme est très ancien : le village tire son nom de sa situation sur une butte de 70 m, signalée par l'oronymepréindoeuropéen kar- 'pierre, roche'1,2.

Cars pourrait être une évolution de Karhus, la maison de Kari. Carresse-Cassaber (Pyrénées atlantiques)

 

Carsac-Aillas (Dordogne)

Pas d'étymologie proposée.

Carsac semble dériver de Karshaug, la motte de Karsi. 

 

Cartignac (Gironde)

Pas d'étymologie proposée.

Cartignac à Hourtin serait une évolution de Karsteinhaug, la motte de Karstein.

 

Castans (Aude)

Pas d'étymologie proposée.

Castans pourrait être une évolution de Karsteinhus, la maison de Karstein. Castin (Gers) 

 

Castet-Arrouy (Gers)

L'étymologie château rouge, que certains ont cru pouvoir avancer, doit être contestée car elle ne repose sur aucun élément sérieux, il faut plutôt y voir une erreur de transcription du mot arroy (rouge) en lieu et place du mot gascon arrolh de même consonance mais de sens tout à fait différent. Arrolh (arrolhar, arrolhada, arrolhadís) adjectif masculin dérivé du verbe gascon arrolhar (entraîner, faire rouler violemment) désigne quelque chose de jeté à bas, d'effondré. Ainsi Castèth Arrolh serait en fait un château de terre et de bois détruit ou rasé pour des raisons diverses il y a fort longtemps, mais que la tradition orale a toujours conservé en mémoire4.

Les châteaux portent souvent le nom de leur seigneur. Castet-Arrouy pourrait désigner le château d'un Harald

 

Caubeyres (Lot-et-Garonne)

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Caubeyres serait une évolution de Kolbeirhus, la motte de Kolbier, c'est-à-dire Korbjörn. Courbian (Lot-et-Garonne) aurait la même origine.

 

Caubios-Loos (Pyrénées-atlantiques)

Le toponyme Caubios apparaît sous les formes Calbios (xiie siècle1, d'après Pierre de Marca2), Gaubios (13851censier de Béarn3), Caubioos (14571cartulaire d'Ossau4) et Cambios (15461, réformation de Béarn5).

Caubios pourrait être une variante de Kolbeinhus, la maison de Kolbein. Kolbienhus>Colbinhos>Colbignos>Colbillos>Colbios>Caubios.

 

Caupenne-d'Armagnac (Gers)

Pas d'étymologie proposée.

Caupenne situé à un carrefour est selon toute vraisemblance dérivé du mot scandinave kaupang que l'on retrouve dans Copenhague. Caupenne-en -Chalosse (Gers), Copenne (Lot-et-Garonne) et Copen (Pyrénées atlantiques), Caupène (Gironde) mais aussi Campan (Hautes-Pyrénées). Caupian (Gironde) et Capian (Gironde), Capens (Haute-Garonne).  Les villages nommés Campagne et Champagne et situés sur des carrefours de vallée entourés de toponymes d'origine scandinave, on peut présumer qu'il s'agit du mot kaupang assimilé au latin campus par les scribes. Ce type de toponyme pourrait révéler des zones colonisées par les hommes du Nord. 

 

Caupian (Gironde)

Pas de proposition toponymique.

Caupian, quartier de Saint Médard-en-Jalles, serait une évolution de kaupang, marché.  A proximité, Hastignan est une évolution d'Hasteinhaug, la motte d'Hastein.

 

Cavagnac (Lot)

Le nom Cavagnac proviendrait d'un nom de domaine gallo-romain issu de Cavannus, nom d'homme ou sobriquet gaulois signifiant "chouette"3.

Cavagnac semble être une évolution de kaupanhaug, la colline du marché. On peut rapprocher ce toponyme de Cavanac (Aude), Capdenac (Lot) et Cabanac (Gironde) qui sont effectivement situés sur des hauteurs dominant des points de passage. 

 

Cayrac (Tarn-et-Garonne)

Selon J.-P. Durand, l'étymologie de Cayrac (première hypothèse) viendrait du mot celte « cair » (qui signifie pierre ou rocher) suivi du suffixe « ac » qui était la marque du substantif en langue gauloise. Cela voudrait donc dire « pierreux » et ce terme appliqué à une métairie pourrait être « la pierreuse ». La seconde hypothèse à l'origine du nom de la commune est également issue de l'antiquité. A l'époque de l'occupation romaine, les propriétaires terriens les plus importants avaient pour habitude de donner leur nom à leur domaine. Plus précisément, selon G. Rohlfs, les toponymes ayant un suffixe en "ago" (mais aussi en "ano" ou en "ate") auraient très souvent un radical composé d'un nom de personne (anthroponyme)24. Ainsi le nom de Cayrac pourrait avoir pour origine l'association du nom de Carius ou Carus et du suffixe gallo-romain "acum" voulant signifier "le domaine de"12,2

Cayrac pourrait être une variante de Kerhaug, la motte d'Asker. Cayrac serait à rapprocher de Saint-Cirac. Il auraut perdu sa sainteté après avoir été canonisé en force.  Askerhaug/Skerhaug-Escayrac/ S.Kerhaug-Saint-Créac/ Kerhaug-Queyrac.

 

Cayres (Haute-Loire)

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Cayres pourrait être une évolution de Kerhus, la maison de Ker, alias Asker. A rapprocher de Cayrac (Tarn-et-Garonne), Queyrac (Gironde)

 

Ceyrac (Aveyron)

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Ceyrac pourrait être une évévolution de Sejerhaug, la motte de Sejerr,. A rapprocher de Siorac, Scieurac.

 

Chabons (Isère)

La paroisse est dénommée « Chabonz » au xiiie siècle, « Chaboncium » au xive siècle. Selon le toponymiste Ernest Nègre, le nom du village est issu du nom romain Caponius10. Selon André Planck, auteur du livre L'origine du nom des communes du département de l'Isère, le nom de Châbons pourrait dériver du gaulois « cambo » qui désigne une courbe, généralement celle d'une rivière ou d'une route11.

Chabons pourrait être une évolution de gatborg, la château du passage. A rapprocher de Chambois (Orne), Chabot (Lot-et-Garonne)

 

Chabot, Le  (Charente maritime)

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Le Chabot  sur l'île de Ré serait une évolution de gatborg, la château du passage.

 

Chalosse, Pays de (Landes)

Le toponyme Chalosse apparaît sous les forme Silossa (12702 archidiaques de ~ ; archiprestre de ~Sialosse (12703, titres de l’abbaye de Sainte-Claire de Mont-de-Marsan), Xielose (13843, notaires de Navarrenx4), Chelosse (14233, titres de Foix).

Longtemps des linguistes y ont vu le pays des fosses à sel. Sal-hosse. Sialosse pourrait être un mot en hus et dériver de själhus. Själ désigne l'Esprit. La maison de l'Esprit est a priori le terme itulisé par les hommes du Nord pour désigner un monastère ou une abbaye. Le Pays de Chalosse est le pays de l'abbaye. De Saint Sever a priori.

 

Champagne (Charente maritime)

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Dans de nombreux cas, Champagne semble être une évolution de kaupang scandinave  plutôt que du campus latin. Champagné-les-marais (Vendée) 

 

Champan (Landes)

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Champan semble correspondre à kaupang, marché.

 

Champanges (Haute-Savoie)

Anciennement Campengio, Champanges (1860).

Champanges pourrait être une évolution de kaupang, marché

 

Chateaubourg (Ardèche)

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Chateaubourg pourrait être une évolution de gatborg, la château du passage. A rapprocher de Les Chedebois (Maine-et-Loire), Chambois (Eure). On trouve également un Chateaubourg près de Rennes (Ille-et-Vilaine)

 

Chef-de-Baie, Pointe de  (Charente-maritime)

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La pointe de Chef-de-Baie, à la Rochelle dérive a priori de gatborg, le château du passage.  A rapprocher de Chedebois.

 

Cheray (Charente-maritime)

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Cheray pourrait être une évolution d'Ascherhaug, la motte d'Ascher, alias Asgeir.  Voir Les Onchères à Noirmoutier.  La présence d'Asgeir sur ces îles le désignent comme un des artisans des invasions. 

 

Chermignac (Charente)

Le nom du village est lié à sa création à l'époque gallo-romaine. Il provient de l'anthroponyme gallo-romain Carminius avec le suffixe -acum. Chermignac représente donc un ancien Carminiacum ou villa Carminii. Selon les toponymistes, « Le village s'est donc développé à partir du domaine gallo-romain de Carminius, un riche propriétaire terrien »2.

Chermignac serait une évolution de Germunhaug, la motte de Germund. Germignac (Charente maritime) a la même origine. 

 

Cieurac (Lot)

Le toponyme Cieurac est basé sur l'anthroponyme latin ou roman Severus. La terminaison -ac est issue du suffixe gaulois -acon (lui-même du celtique commun *-āko-), souvent latinisé en -acum dans les textes2.

Cieurac serait une évolution de Sejerhaug, la motte de Sejer. A rapprocher de Siorac (Dordogne), Sirac (Gers), Sieurac (Tarn)

 

Cintegabelle (Haute-Garonne)

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Cintegabelle est un toponyme qui a subi plusieurs opérations. Ce toponyme vient a priori du scandinave thingvell, la vallée du thing. Thingvell serait devenu Cinguebel. Il aurait été ensuite canonisé pour devenir Saint-Guebel. Ce prénom étant inconnu, on .va lui faire changer de sexe. Saint Guebel devient Sainte-Gabelle. Mais cette sainte étant inconnue dans le panthéon chrétien, elle a été la¨Picisée en Cintegabelle. Le village dominé par uned colline située dans un méandre de l'Ariège a la même conficguration qu'Altillac.

 

Cocumont (Lot-et-Garonne)

La commune tire son nom du latin coculo monte qui signifie « montagne du cri du coucou » en raison de la présence de nombreux chênes.

Cocumont pourrait correspondre au prénom composé Koeghmund.

 

Cognac (Charente)

Les formes anciennes sont Comniaco en 1075-11019Conniaco vers 1080Cumniaco10Compniacum en 127011Compnhac en 135012,Note 1. L'origine du nom de Cognac remonterait à un personnage gallo-romain Connius, dérivé de Connusnom gaulois, auquel est apposé le suffixe -acum, ce qui correspondrait au « domaine de Connius »13,14

Cognac pourrait être un nom d'origine scandinave dérivé du prénom Hakon avec aphérèse. Hakon ou Agon a également donné Agonac (Dordogne) et Agonnay (Charente maritime). A rapprocher , d'Agon-Coutainville (Manche). Connac (Aveyron, Tarn, Hate-Loire) est une autre variante.

 

Colayracq-Saint-Cyr (Lot-et-Garonne)

Cette section est vide.

Colayracq pourrait être une évolution de Kolarhaug, la motte de Kolarr, qui pourrait se traduire par "guerrier noir"

 

Conteville (Calvados)

Le nom de la localité est attesté sous la forme Contevilla en 10404. Le second élément est l'ancien français ville dans son sens originel de « domaine rural ». Pour le premier élément, les hypothèses avancées sont soit le titre de noblesse comte soit un patronyme tel que Lecomte4,5

Conteville en Normandie est selon toute logique construit sur un prénom, scandinave a priori, Knut semble être le plus probable. A rapprocher de Contis (Landes)

 

Contis (Landes)

Pas d'étymologie proposée.

Anc. Cunctis, Contis peut être rapproché de Conteville en Normandie. Plutôt que d’y voir le mot conte, nous préférons reconnaître le prénom Knut.

 

Coquillac (Gironde)

Pas d'étymologie proposée.

Coquillac pourrait dériver de Kotkellhaug, la motte de Kotkell.

 

Corgnac-sur-l'Isle (Dordogne)

Pas d'étymologie proposée.

Corgnac serait une évolution de Karnhaug, la motte de Karni. Voir Carnac (Morbihan), Cornac (Lot).

 

Corignac (Charente-maritime)

Pas d'étymologie proposée.

Corignac serait une évolution de Kornhaug, la motte de Korni. 

 

Corn (Lot)

Le nom Corn remonte à une racine pré-celtique qui décrit un escarpement, une hauteur défensive et se prononce localement "kor"2.

Corn pourrait dériver du prénom Korni

 

Cornac (Lot)

Le toponyme Cornac qualifie le domaine du gaulois Cornos . La terminaison -ac est issue du suffixe gaulois -acon (lui-même du celtique commun *-āko-), souvent latinisé en -acum dans les textes2.

Corignac serait une évolution de Kornhaug, la motte de Korni. 

 

Cornebarrieu (Haute-Garonne)

Pas d'étymologie proposée.

Cornebarrieu pourrait être une transcrption de Korbjornhus, la maison de Korbjörn.

 

Couarde, La (Charente-maritime)

Pas d'étymologie proposée.

La Couarde pourrait être une évolution de gard, forteresse, ou bien dans un contexte civil, un enclos. Sur la côte, il s'agit plutôt d'enclos à poissons. Lagord aurait la même origine. 

 

Coubeyrac (Gironde)

Pas d'étymologie proposée.

Coubeyrac pourrait être une évolution de Kolbjörn.

 

Coubignac (Cantal)

Pas d'étymologie proposée.

Coubignac pourrait être une évolution de Kolbeinhaug, la motte de Kolbein. 

 

Couquèques (Gironde)

Le toponyme est documenté sous les formes médiévales instables : Coqueques, Conqueques, Coquercque, Conoquonques, Ocoegues, Cocoequas (toutes de 1339)… La prononciation locale est [ku’kɛku]1. L’interprétation du toponyme reste conjecturale.

Dans un contexte scandinave, ce toponyme pourrait dériver de Kolskegghus, la maison de Kolskegg. On retrouve un toponyme similaire en amont sur la Garonne à Langon, Coucouèque.

 

Courbiac (Lot-et-Garonne)

Pas d'étymologie proposée.

Courbiac pourrait correspondre à Korbeinhaug, la motte de Korbein. Courbillac (Charente) et Courbignac (Corrèze) ont a priori la même origine. Courbenac (Aveyron)

 

Courbian (Gironde)

Pas d'étymologie proposée.

Courbian pourrait correspondre au prénom Korbjörn

 

Courbons (Alpes de Haute-Provence)

Pas d'étymologie proposée.

Courbons pourrait correspondre à Korbjörnhus, la maison de Korbjörn. 

 

Crocq (Creuse)

Une tradition rapporte que le nom de Crocq serait celui d'un chef Alaman qui s'appelait CrocusChrocus ou Krokus. Son nom fut donné par les Alamans à leur campement. Le linguiste Albert Dauzat, enfant de la Creuse, propose effectivement un nom de personne germanique CroccusCrocco, mais pour expliquer le Crocq en Picardie5.Tous les historiens sont aujourd'hui d'accord pour reconnaître qu'il n'y a aucun fait historique lié à ce toponyme. Albert Dauzat considère qu'il s'agit d'un toponyme d'origine pré-celtique *c(a)r-occu voulant dire « hauteur, sommet pierreux », Crocq se trouvant au flanc d'un puy rocheux5Ernest Nègre propose le nord occitan cro « creux, caverne », avec l'adjonction plus tardive d'un -c postiche par attraction du mot bien connu croc. Le terme d'oc serait d'origine gauloise6. Xavier Delamarre cite l'élément gaulois crouco- « tertre, monticule » qui remonterait à un *croucā > crūca, certes féminins, et que l'on retrouve dans les termes dialectaux du sud de la France (cf. béarnais cruque « tas amas de terre » ; landais croque « crâne, tête »), mais au masculin dans le Crucq (Tarn-et-Garonne)7.

Crocq pourrait éffectivement être un prénom germanique. Les Scandinave connaissaient le prénom Krok; qui désigne le corbeau. En Gascogne les corbeaux sont appelés Crocs...

 

Crouzac (Lot)

Pas d'étymologie proposée.

Crouzac semble dériver de Krushaug, la motte de Krusa. 

 

Cubzac (Gironde)

Deux origines sont proposées quant au nom de la commune : soit du nom d’une tribu biturige vivisque, les Cubes, soit de l’anthroponyme gallo-romain Cupitus, l'une comme l'autre terminée par le suffixe localisant -acum.

Cubzac pourrait être un nom d'origine scandinave, mais il a dû être tellement déformé qu'il est difficile en l'état d'en identifier la racine. Plusieurs micro-toponymes  assez significatifs désignent Cubzac comme un point stratégique ce qui n'a rien d'étonnant. Marmagnac de marsmanhaug, la motte de Marsmand, le marquis. Terrefort serait une évolution de thraelleborg, le château des esclaves, Le Queyron (Asker), Rion (Ragnar), Seignan (Hastein), Maillos (moulin), Maillac (Colline du moulin). Sur la rive opposée, à Lagrave d'Ambarès, on trouve   Les Toureils (thraell), Taillac (thraellhaug, la motte des esclaves), TerrefortLes Barènes (Baren, Bearn, Björn), Saint-Cricq (Asker). Aubarus ne semble pas dériver d'Arnbjörn, mais plutôt d'Halvarhus, la maison d'Halvard. Halvard pourrait également être à l'origine d'Ambarès.

 

Cussac (Haute-Vienne)

L'origine du nom de la commune pourrait trouver son origine par la géographie de la région qui était très boisée de chênes, « Cass » issu de « Cassano » et suivie du suffixe « ac » dérivant du gaulois latinisé « acu » signifiant la possession d’un domaine, le préfixe désignant souvent le nom du propriétaires6.

Cussac pourrait correspondre à Kushaug, la motte de Kusi.

 

Cuzac (Lot)

Le toponyme Cuzac est basé sur un anthroponyme gallo-romain Cusius. La terminaison -ac est issue du suffixe gaulois -acon(lui-même du celtique commun *-āko-), souvent latinisé en -acum dans les textes2.

Cuzac pourrait être une évolution de Kushaug, la motte de Kusi.

 

D5

Davignac (Corrèze)

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Davignac pourrait correspondre à Dagvinhaug, la motte de Dagvinn.

 

Dirac (Charente)

L'origine du nom de Dirac remonterait à un personnage gallo-romain Atirius (dériv de Atilius)11, ou germanique Adarus, auquel est apposé le suffixe -acum, ce qui correspondrait au « domaine d'Atirius »12.

Dirac serait uen évolution de Dyrhaug, la motte de Dyr

 

Dolmayrac (Lot-et-Garonne)

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Dolmayrac pourrait être une évolution de Domarhaug, la motte de Domarr.

 

Doumérac (Charente)

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Doumérac pourrait être une évolution de Domarhaug, la motte de Domarr.

 

Douzat (Charente)

Les formes anciennes sont Dozac en 1110villa Doziaco au ixe siècle7Dozac et Dozzac au xiiie siècle8. L'origine du nom de Douzat remonterait à un personnage gallo-romain Doccius ou Dotius auquel est apposé le suffixe -acum, ce qui correspondrait à Docciacum, « domaine de Doccius »9,10,11.

Douzat, anc. Dozac,  pourrait être une évolution de Dushaug, la motte de Dusi. A rapprocher de Douzac (Charente maritime) et Doussac (Vienne)

 

 

E58

Eaunes (Haute-Garonne)

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Eaunes pourrait être une évolution phonétique de Jonhus, la maison de Jon, lire Yone/Eaun. 

 

Echillais (Charente maritime)

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Echillais, anc. Echillos, pourrait être une évolution d'Eykellhus, la maison d'Eykell. A rapprocher de Léguillac-de-Cercles (Dordogne). Voir Eycheil.

 

Empeaux (Gers)

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Dans une grille de lecture scandinave, Empeaux pourrait correspondre à Ambhus, la maison d'Ambi. Le fait que b devienne p est possible, mais si c'est rare. Le lieudit Lambès à Empreaux semble confirmer l'origine scandinave. Lambès serait une évolution de L'Ambhus.

 

Endoufielle (Gers)

Le nom de ce lieu est connu depuis le milieu du xie siècle par celui d'Aton, seigneur d'Endoufielle13, mais l'attestation de la forme primitive fait défaut. Il s'agit sans doute d'un nom de lieu mérovingien en -villa qui a donné -viala en languedocienvièla en gascon, francisé par la suite en -ville-vielle ou -fielle dans la même région. Le premier élément est sans doute le nom de personne Andulfus, forme latinisée d'un anthroponyme gotique cité par Marie-Thérèse Morlet15-vielle serait passé à -fielle, par assimilation du [v] de -villa au [f] de l'anthroponyme. Quant à l'initiale primitive An-, elle paraît avoir été tardivement modifiée en En-, peut-être d'après les très nombreux toponymes en en16 + nom de personne attestés dans le Gers. Le nom de personne Andulfus se perpétue peut-être dans le patronyme Andou attesté dans le sud ouest à époque ancienne17, et certainement dans le patronyme italien Andolfi. L'hypothèse d'une origine gothique du premier élément est renforcée par le fait que -ville est précédé le plus souvent par un nom de personne germanique, ainsi que par l'existence, dans les environs immédiats, du village de Goudourville qui remonte, selon Albert Dauzat et Charles Rostaing18, à Gothorum villa « village des Goths ». La même variante en -fielle se retrouve par ailleurs dans Renoufielle (ancienne paroisse, aujourd'hui lieu-dit à L'Isle-Jourdain : Renoufielle 159519 et 176320Renouffiel1763/178821Renouffielle 1753/178522) et dans Ségoufielle (Seguenvilla 119623).

Endoufielle pourrait dériver d'un prénom scandinave, peut-être Arnthjolf.

 

Engayrac (Lot-et-Garonne)

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Engayrac serait une évolution d'Asgeirhaug, la motte d'Asgeir. A rapprocher de Angerville (Calvados) et Angreville (Seine maritime), évolutions d'Asgeirvilla

 

Engayresque (Aveyron)

Pas d'étymologie proposée.

Engayresque pourrait être une autre évolution d'Asgeirhaug, la motte d'Asgeir. 

 

Engomer (Ariège)

Peut-être du nom de personne germanique Ingomares, attesté dans le Polyptyque de Wadalde (NPAG, I, 145a)3.

Engomer pourrait être une évolution du prénom Ingmar. A proximité, Astien (Hastein), Arrout (Harold), Eycheil (Eykell), Salsein (Solsi) semblent signaler une forte présence scandinave dans la vallée du Lez

 

Ensigné (Deux-Sèvres)

Pas d'étymologie proposée.

Ensigné pourrait être une évolution d'Hasteinhus, la maison d'Hastein. 

 

Esbareich (Pyrénées-atlantiques)

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Esbareich pourrait correspondre à un prénom ressemblant à Svarek. Ce prénom ne serait pas à proprement parler scanidnave, mais plutôt originaire des pays slaves. Il est certain que parmi les Vikings, une grande partie n'étaient pas d'origine scandinave. Parmi les noms non-scandinaves, on trouve le prénom anglo-saxon Argill. Les linguistes latinisant vont lire dans Argelos, le lieu où il y a de l'argile.

 

Esbérous (Gers)

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Le château d'Esbérous pourrait être une évolution de Sverhus, la maison de Sverri

 

Esbints (Ariège)

Pas d'étymologie proposée.

Esbints pourrait être une évolution de Svenhus, la maison de Sven. Esbans (Cantal) aurait la même origine. 

 

Escales (Aude)

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Malgré sa signification française évidente, Escales pourrait être une évolution de Skalhus, la maison de Skali. 

 

Escalquens (Haute-Garonne)

Cette section est vide.

Escalquens pourrait être une évolution de Skaklhus, la maison de Skakli

 

Escarbotin (Somme)

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Escarbotin pourrait dériver du prénom Skarphedinn.

 

Escary (Pyrénées-atlantiques)

Cette section est vide.

Escary pourrait être une évolution du prénom Skari.

 

Escatalens (Tarn-et-Garonne)

Le nom de la localité est mentionné sous la forme El feus des Catalencs en 11793,4Albert Dauzat et Charles Rostaing, reprenant une proposition d’Emil Gamillscheg5 émettent l'hypothèse d’un nom de personne germanique pris absolument, plus spécifiquement gotiqueSkathaling, surnom signifiant « personne nuisible » cf. allemand Schädling. Certes, les noms gothiques ou plus généralement germaniques, employés seuls, sont nombreux dans la toponymie occitane, mais ces auteurs ne citent aucune forme ancienne sur laquelle s'appuyer comme dans toute étude étymologique6. La forme des Catalencs relevée en 1179 est incompatible avec cette explication. Ernest Nègre opte aussi pour un anthroponyme germanique pris absolument, mais de nature différente, à savoir : Gadelingus rapporté par Marie-Thérèse Morlet7,4

Malgré la mention dénuée d'ambiguïté de 1179, les linguistes y voient un nom germanique. Ils considèrent que ce toponyme a été arbitrairement rapproché du mot ressemblant "Catalan". Escatalens pourrait entrer dans une grille de lecture scandinave : Asketillhus, la maison d'Asketill. Alors que les voyelles n'ont aucune stabilité phonétique, les consonnes sont plus stables. Les linguistes s'attachent à l'enchaînement  s-k-t-l-s.

 

Escaudes (Gironde)

Le nom dérive du latin squalidas [terras] "terres incultes" (squālǐdas > squāldas [disparition de la voyelle brève] > scāudas [simplification qu > c et vocalisation l > ǔ typique du gascon] > escaudes [e avant s initial + consonne, a atone prononcé [ə] en gascon occidental])3. Une étymologie populaire fantaisiste fait dériver le nom de "aygues caudes" (aigas caudas), soit "eaux chaudes", les habitants du lieu reconnaissant "caudes"4. Néanmoins, "aygues" ne peut pas mener à "es-" selon les lois de la phonétique historique.

Escaudes pourrait être une évolution Skaldhus, la maison de Skaldi. Les Escaldes (Pyrénées-orientales) pourrait avoir la même origine. 

 

Escayrac (Lot)

Pas d'étymologie connue.

Escayrac semble être une évolution de Skerhaug, la motte d'Asker. Asker est une autre graphie connue du prénom Asgeir. Askerhac va être l'objet d'une aphérèse, et donner Skerhac. Skerhac va être "canonisé" en S. Kerhac et donner Saint-Queyran (Gironde), Saint Créac (Hautes-Pyrénées), Saint Cricq (Gers), Saint-Quirc (Ariège),  Saint-Cirq (Dordogne), Saint Cirac (Haute-Garonne).

 

Esconac (Gironde)

Pas d'étymologie connue.

Esconac semble être une évolution de Skaanhaug, la motte de Skaan, un habitant de Scanie, probablement un surnom.

 

Escot (Pyrénées-atlantiques)

Le toponyme Escot apparaît2 sous les formes Scot (1096, titres de Barcelone3), Eschot (1154, titres de Barcelone3), Sancta Maria d'Escot (1618, insinuations du diocèse d'Oloron4) et Ascot (1675, réformation de Béarn5). Les Écossais, nommés Scottius par les Gallo-romains, ont donné leur nom à Escot.[réf. nécessaire]

Escot pourrait tout simplement être une évolution de Skot, surnom désignant un Ecossais.

 

Escoulis (Haute-Garonne)

Cette section est vide

Escoulis serait une variante de Skulhus, la maison de Skuli.  Voir Escueillens (Aude), Escoulan (Haute-Garonne)

 

Escource (Landes)

Pour Orpustan, du basque ezkurr, gland et par extension lieu planté de chênes. Il est le seul a proposer une interprétation.

Escource pourrait être une évolution d'un nom commun : skurhus ou skorhus. Skur désigne un hangar ; skor désigne une cheminée. A Escource, Champagne, évolution de kaupang, désigne un marché. 

 

Escout (Pyrénées-atlantiques)

Plusieurs hypothèses ont été évoquées. Pour certains, ce nom béarnais pourrait signifier écossais ou poste de guet ou être un dérivé du nom de ruisseau « Escou ». L'hypothèse la plus vraisemblable est es coot (le pâturage)8.

Escout pourrait correspondre au prénom Skuti

 

Escueillens (Aude)

Pas d'étymologie connue.

Escueillens-et-Saint-Just-de-Bélengard pourrait être une évolution de Skulhus, la maison de Skuli.

 

Escugnos (Haute Garonne)

Pas d'étymologie connue.

Escugnos pourrait être une évolution de Skygnhus, la maison de Skygni. Escugnes (Haute-Garonne) a la même origine. 

 

Escurès (Pyrénées-atlantiques)

Pas d'étymologie connue.

Escurès pourrait correspondre à skurhus, entrepôt. Voir Escource (Landes)

 

Espagnac (Corrèze)

Pas d'étymologie connue.

Espagnac pourrait être une variante de Spjalhaug, la motte de Spjalli.  Il aurait dû évoluer en Espaillac. Voir Espeillac (Aveyron)

 

Espalais (Tarn-et-Garonne)

Aucun document ne permet de préciser l'origine d'Espalais, dont le nom vient du latin "Palatius",

Espalais pourrait être une évolution de Spjalhus, la maison de Spjalli. Ce toponyme est particulièrement intéressant car il pourrait avoir la même origine sue les Saint-Palais que l'on trouve en Charente-maritime et dans les Pyrénées-atlantiques.

 

Espalion (Aveyron)

Pas d'étymologie connue.

Espalion pourrait être une autre version de Spjalli. Spjalli est le genre de prénom qui aurait pu être "canonisé". Spjalli aurait pu évoluer en S.Pjalli et donner Saint Palais présent en Charente maritime, Charente et Pyrénées-atlantiques.

 

Esparros (Hautes-Pyrénées)

Pas d'étymologie connue.

Esparros pourrait être une évolution de Sparhus, la maison du spar, l'éperon. 

 

Espartignac (Corrèze)

L’origine du nom d’Espartignac vient de Spartinius, nom de personnage gallo-romain, qui était le propriétaire du lieu. Le suffixe acum (ac) indique l’appartenance6,7.

Espartignac dériverait de Svartinhhaug, la motte de Svarting. Esbartens (Haute-Garonne) est une évolution de Svartinhus, la maison de Svarting. 

 

Espeillac (Aveyron)

Pas d'étymologie proposée.

Espeillac pourrait dériver de Spjalhaug, la motte de Spjalli. Espieilh (Hautes-Pyrénées) dériverait de Spjalli.

 

Esperce (Haute-Garonne)

Pas d'étymologie proposée.

Esperce pourrait être une évolution de Spoerhus, la maison de Spoer. Le fait que le village soit une bastide atténue cependant la probabilité. Les bastide portaient souvent le nom de leur fondateur. Espeyrac (Aveyron) serait une évolution de Spoerhaug, la motte de Spoer. 

 

Espère (Lot)

Le toponyme Espère est basé soit sur l'occitan aspre, du latin asper qui qualifie un lieu caillouteux qui comporte des difficultés. Aspre donne aspeespeAspera devient Espera2.

Espère pourrait correspondre au prénom Spoer

 

Espieilh (Hautes-Pyrénées)

Du gascon ancien espelh (= poste de guet, du latin speculum) devenu espielh par attraction de espiar.

Ce toponyme pourrait correspondre au prénom scandinave Spjalli.

 

Espiet (Gironde)

L'origine du nom de la commune serait le mot gascon espinet qui signifie « ensemble de buissons »1.

Espiet pourrait dériver du prénom Spjot, la lance. Espiute (Pyrénées-atlantiques) aurait la même origine. 

 

Espiute (Pyrénées-atlantiques)

Le toponyme Espiute apparaît3 sous les formes Spiute et Spiuta (1548, réformation de Béarn4) et Sent Barthelemy d'Espiuta (1608, insinuations du diocèse d'Oloron5).

Espiute serait comme Espiet une évolution du prénom Spjoti.

 

Esquerdes (Lot-et-Garonne)

Pas d'étymologie proposée.

Esquerdes fait immanquablement penser à l'espagnol izquierda; la gauche. La tentation est alors grande de faire un rapprochement paronymique. Il existe le prénom scandinave Skaerdi. Skaerdhus aurait logiquement donné Esquerdes. Lesquerde (Aude)

 

Esquiule (Pyrénées-atlantiques)

Selon Jean-Baptiste Orpustan, Esquiule provient du basque ezkiola, « la cabanne des tilleuls » avec assimilation vocalique romane -iola > -iule. Le nom basque moderne a été calqué sur le nom roman8.

Esquiule pourrait être une évolution de skjülhus, le refuge.

 

Estaing (Aveyron)

La localité est mentionnée en 1082 sous le nom de Stagno, désignant un lieu où l'eau stagne, un étang3.

Estaing tient probablement son nom d'Hastein. Estaing contrôle un pont stratégique sur le Lot. L'origine anthroponymique du nom est plus vraisemblbale.

 

Estaques (Gers)

Pas d'étymologie proposée.

Estaques malgré une consonnance très française pourrait être une évolution de Stakkhus, la maison de Stakki.

 

Estarac (Haute-Garonne)

Pas d'étymologie proposée.

Estarac serait une évolution de Starhaug, la motte de Stari. Estarrès (Pyrénées-atlantiques), Estarets (Hautes-Pyrénées) des évolutions de Starhus, la maison de Stari.

 

Esténos (Haute-Garonne)

Le nom d'Esténos est basé sur un oronyme aquitanique apparenté au basque ezten 'aiguillon, alêne' ; le suffixe toponymique -os.

Ce nom dérive de Steinhus, la motte de Stein. Il s'agit du prénom Hastein avec aphérèse. Voir Sentein

 

Estialescq (Pyrénées-atlantiques)

Avec les plus extrêmes réserves de Michel Grosclaude, du gascon Esquiau, croupe de terrain. 

Si on retient la graphie ancienne Estheles (1383), il pourrait dériver de Stalhus, la maison de Stali. Si on retient la graphie Esquialest (1385), il pourrait être une évolution de Skjalfhus, la maison de Skjalfi. . 

 

Estibeaux (Landes)

​Du temps des romains, Estibeaux s'appelait Tastoa.

Estibeaux pourrait être une évolution d'HasteinborgIl existe là un oppidum qui aurait été remployé par les hommes du Nord. A rapprocher d'Astaffort.

 

Estigarde (Landes)

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Il s'agit d'une évolution probable de Steingard. Voir Astaffort. Bonnegarde.

 

Estignac (Dordogne)

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Estignac dérive logiquement de Steinhaug, c'est-à-dire Hasteinhaug, la motte d'Hastein.

 

Estillac (Tarn-et-Garonne)

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Estillac serait une évolution de Steinhaug, la motte de Stein, probablement Hastein. Lestiac-sur-Garonne (Gironde)

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Etaules (Charente-maritime)

Dans sa « Toponymie générale de la France », Ernest Nègre donne pour origine au nom d’Étaules un pluriel du vieux français etaule, signifiant écurie, étable, auberge53. Jean-Marie Cassagne et Stéphane Seguin, coauteurs d'une « Origine des noms de villes et villages de Charente-Maritime », y voient un dérivé du latinstabula, à l'origine une étable et, par extension, un relais de poste54. C'est également l'origine du nom de plusieurs localités françaises telles qu'Étaules, en Côte-d'OrÉtaule dans l'Yonne ou encore Étauliers, dans le département voisin de la Gironde, à une soixantaine de kilomètres au sud de la commune.

Le nom est a priori français, mais ce n'est pas certain. Etaules pourrait être une transcription de Stalhus, la maison de Stali. 

 

Eycars (Gironde)

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Eycars pourrait être une évolution d'Ingvarhus, la maison d'Ingvar. Ingvar, frère de Bjorn , était surnommé le Cruel.  Les Eycarts (Gironde) et Les Ycarts (Ariège) ont a priori la même origine. A rapprocher d'Yvrac

 

Eycheil (Ariège)

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Eycheil est une évolution probable du prénom Eykell. Le Tuc d'Eychelle (Ariège) confirme bien qu'Eychelle est un prénom.

 

Eygun (Pyrénées-atlantiques)

Eygun, pour sa part, est mentionnée2 sous la forme Igun (1449)4. Eygun vient probablement d'un basque Ihigun qui signifie jonchaie, de ihi 'joncs' et gun, suffixe locatif7.

Eygun, anc. Igun, pourrait être rapproché de Igon et dériver d'Hakon, connu sous différents noms dans les chartes : Ingon et Aquin .

 

Eyquem (Gironde)

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Eyquem pourrait correspondre au prénom Eykell. Voir Eycheil

Eyrans (Gironde)

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Eyrans pourrait être une évolution d'Haeringhus, la maison d'Haering. 

 

Eyrein (Corrèze)

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Eyrein pourrait être une évolution du prénom Haering. A rapprocher d'Eyrans (Gironde).

 

Eysines (Gironde)

Le nom de la commune vient du gascon Aisinas (1259)4 qui désigne les communaux, propriété d’un seigneur, mais où les villageois disposent d’un droit d’usage comme le pacage ou la récolte du bois de chauffage5. Le radical aïs- se retrouve dans le mot français aise4.

Eysines comme Ayssènes (Aveyron) pourrait être une évolution de Has(t)einhus, la maison d'Hastein. A Eysines,  Gasteboy semble dériver de gatborg, le château du passage.

 

Eyzerac (Dordogne)

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Eyzerac serait une évolution de Özurhaug, la motte d'Özur.

 

F17

Falgayrac (Tarn)

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Falgayrac correspondrait à Falgeirhaug, la motte de Falgeirr.

 

Fier, Pointe du (Charente maritime)

D'après Jean Renaud, Fier serait une évolution du scandinave fjord, terme désignant une vallée envahie par la mer. 

La pointe du Fier tiendrait son nom de fjera, mot scandinave désignant la zone de côte découverte à marée basse. On nomme aussi cette zone estran, terme issu du scandinave strand, plage.  

 

Fignac (Cantal)

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Fignac dériverait de Finhaug, la motte de Finn. 

 

Flagnac (Aveyron)

Flagnac, autrefois "Flaicinacum", a une origine gallo-romaine.

Flagnac correspondrait à Fleinhaug, la motte de Fleinn. 

 

Flamarens (Gers)

En réalité, le nom du village n'est attesté que sous les formes anciennes : de Flamalingis en 1097, Flamarenxs en 12894. La finale -ens (parfois -eins cf. Tonneins) est fréquente dans la toponymie du sud ouest, moins ailleurs dans le sud. Elle remonte généralement au germanique -ing(en), suffixe marquant la présence et la propriété. Il a été romanisé en -ingos5Albert Dauzat et Charles Rostaing6 expliquent le premier élément par les noms de personnes germaniques *Fladmal conjecturel, basé sur le thème Flad- commun dans l'anthroponymie germanique, ou alors Flatamar que l'on retrouverait dans le nom de lieu burgonde Flammerans (Côte-d'Or, Flamerens 1139). Ernest Nègre7 leur préfère le nom de personne germanique Filemar(us).

Flamarens pourrait être une évolution de Flaeminghus, la maison de Flaeming. Le forme Flamalingis se rapproche sérieusement de cette hypothèse. Flamagne (Vienne)  pourrait être une variante de Flaeming. Flaman (Gers), Le Flamand (Gironde), Au Flamand (Landes), Flamanville (Manche) ont cette même origine. 

 

Flaugeac (Dordogne)

La première mention écrite connue du lieu est celle de Gaiacensis, relevé au xiie siècle dans le cartulaire de l'abbaye de La Sauve-Majeure et correspondant à un archiprêtréqui en 1710 s'étendait sur 53 paroisses ou chapelles6. En 1555, l'évêché de Sarlat note Gaiacensis seu de Flaviaco (Gageac ou Flaviac)7. Sur la carte établie au xviie sièclepar Johannes Blaeu, le lieu est nommé « Flaviac »8. Le nom de Flaugeac a pour origine le nom d'un personnage gallo-roman Flavius, auquel a été ajouté le suffixe -acum, indiquant ainsi le « domaine de Flavius »7.

Flaugeac correspondrait à Flokhaug, la motte de Floki. 

 

Flaujagues (Gironde)

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Flaujagues pourrait être une évolution de Flokhaug, la motte de Floki. Flaujac-la gare (Lot) aurait la même origine. 

 

Fléac (Charente)

Les formes anciennes sont Flaiaco en 11107Flayac en 12138. L'origine du nom de Fléac remonterait à un nom de personne latin Flaius, variante de Flavius, auquel est apposé le suffixe -acum, ce qui correspondrait à *Flaiacum, « domaine de Flaius »9,10.

Fléac pourrait être une évolution de Fleinhaug, la motte de Fleinn.

 

Flotte, la (Charente maritime)

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La Flotte porte une nom d'origine scandinave flotti, flotte. Le mot usité par les Francs est le terme latin classis.  

 

Foix (Ariège)

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Foix pourrait être un nom d'origine scandinave. La toponymie locale évoque Ragnar (Reins, Raygnac), Björn (Bernou, Bénac), Hastein (Lestang, Seignaux), Asgeir (La Graousse, Le Guerrou, Saint-Cirac), la traite des esclaves Le Terrefort (thraelleborg), Layroule (Harold), Tenac (Thinhaug, la colline du thing),  Salsenac (Solstein). Cette importante toponymie scandinave s'explique par le rôle stratégique de Foix, carrefour de la route Toulouse-Barcelone et de la route Bayonne-Narbonne. Le nom de Foix est trop court pour émettre une proposition solide. Le mot scandinave s'en rapprochant le plus est fors, torrent... ce qui n'est pas absurde.

 

Fourmagnac (Lot)

Attestée sus la forme Formanhaco dans un pouillé médiéval2. Selon certain, le toponyme Fourmagnac serait formé à partir de furnum magnum qui ferait référence au grand four de la seigneurie de Cardaillac. Mais selon Gaston Bazalgues, Fourmagnac serait plus probablement basé sur l'anthroponymegallo-romain Forminius ou Forminianus. La terminaison -ac est issue du suffixe gaulois -acon (lui-même du celtique commun *-āko-), souvent latinisé en -acum dans les textes. Ce toponyme signifiait : le domaine de Forminius. Il se retrouve aussi sur la commune de Lavercantière3.

Fourmagnac semble dériver de Farmanhaug, la motte de Farmann. Fourman (Tan-et-Garonne),  Faramans (Isère).

 

Fournac (Tarn)

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Fournac pourrait être une évolution de Fornhaug, la motte de Forni. 

 

Frayssinhes (Lot)

Le toponyme Frayssinhes est basé sur le nom collectif occitan fraisse issu du latin fraxinus qui désigne un bois de frêne et du suffixe -ea3.

Frayssinhes pourrait être uneé volution de Freysteinhus, la maison de Freystein. 

 

Frédignac (Gironde)

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Frédignac pourrait être une évolution de Freysteinhaug, la motte de Freystein. A rapprocher de Frayssinhes (Lot)

 

Frégimont (Tarn-et-Garonne)

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A priori une évolution du prénom Frigmund.

 

Frégouville (Gers)

Nom de domaine mérovingien en -villa qui a donné -viala, -vielle, -fielle et -ville dans la région, précédé du nom de personne germanique Frico.

Frégouville pourrait être une évolution de Frigulfvilla, la villa de Frigulf. Il s'agit d'un nom hybride comme en Normandie. Il en existe plusieurs autour de Toulouse.

 

Frémont (Ariège)

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Frémont pourrait être une évolution de Frithmund. Toponyme très commun en Normandie. 

 

G38

Gagnac-sur-Cère (Lot) 

La terminaison -ac est issue du suffixe gaulois -acon (lui-même du celtique commun *-āko-), souvent latinisé en -acum dans les textes3. Elle témoigne de la formation du nom à l'époque gallo-romaine ou dans les siècles qui ont suivi. Le toponyme Gagnac (historiquement : ganhaco, ganhac – ou gannhac –, ganiac, Gainiat…) aurait été celui d'un domaine agricole de l'époque, désigné ainsi soit d'après l'anthroponyme d'origine gallo-romaine Ganius, soit à cause d’une caractéristique du lieu, gagné à la culture sur les abords alors marécageux de la Cère4.

Gagnac pourrait être une cacographie de Gaillac (Tarn) phonétiquement très proche et dériver de Gallhaug, la motte de Galli. Gagnac-sur-Garonne (Haute-Garonne), Gagnac (Aveyron)

 

Gaillac (Tarn)

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Gaillac pourrait être une évolution de Gallhaug, la motte de Galli. 

 

Gasteboy (Gironde)

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Gasteboy pourrait être un gatborg scandinave. 

 

Gâtebourg (Haute-Vienne)

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Gâtebourg est une évolution reconnaissable de gatborg, le château contrôlant le passage. Gadebourg (Charente maritime), Gâtebourse (Vienne), Gadebors (Charente), Gâtebos (Haute-Vienne), Gâtebot (Deux-Sèvres), Gâtebeauce (Loiret).

 

Gatseau, Pointe de (Charente-maritime)

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La pointe de Gasteau pourrait être une évolution de gatsö, l'île du passage. 

 

Génissac (Gironde)

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Génissac pourrait petre une évolution de Jonshaug, la motte de Jonsi. A rapprocher de Jonzac (Charente) et de Gensac (Gironde).

 

Gensac (Gironde)

Il s'agit d'un nom de ferme gauloise ou de domaine gallo-romain en -acum (qui explique le suffixe -ac), précédé d'un anthroponyme gallo-romain, peut-être Gentius

Gensac pourrait petre une évolution de Jonshaug, la motte de Jonsi. A rapprocher de Jonzac (Charente) et de Génissac (Gironde). 

 

Gerderest (Pyrénées-atlantiques)

Le toponyme Gerderest apparaît sous les formes Gerderes (11544, titres de Barcelone5), Gerzerest (xiie siècle4, titres de Gabas6), Gergerest (xiiie siècle4fors de Béarn7),Gerzeresium (13434, titres de Béarn8) et Jarzerest (13534cartulaire d'Orthez9). Jurduŋ / Jordonh / Jourdoung est un mot gascon pré-latin signifiant 'framboisier'. Il est connu sous les formes dialectales jourdoû, jurdoû, ajurdoû, durdoû, jerse. Ce mot du substrat pyrénéen se retrouve dans le catalan gert, jerdó et dans l'aragonais chordón 'framboise'. Ce mot est productif en toponymie. On lui doit : Gerdecommune de la vallée de Campan dans le département des Hautes-Pyrénées et la fontaine de Gerse, en vallée de l'Ouzom. Le toponyme Gerderest pourrait procéder d'une formation apparentée.

Gerderest pourrait être une évolution de Geirdiarfhus, la maison de Geirdiarf.

 

Gère-Belesten (Hautes-Pyrénées)

Le toponyme Gères apparaît3 sous les formes Iera (1154, titres de Barcelone4), Yere (1270, titres d'Ossau5), Gera (1538, réformation de Béarn6), Sent Orens de Gere (1606, insinuations du diocèse d'Oloron7), Gere et Belestin (1675, réformation de Béarn6). Il a une origine gasconne gera qui signifie grange et herbages environnants8. Le toponyme Bélestin est mentionné3 en 1270 (titres d'Ossau5), et apparaît sous la forme Velesten (1385, censier de Béarn9). Il n'y a aucune certitude sur l'origine du toponyme8.

Gère-Bélesten. Gère pourrait être une évolution prénom Geir. Mais c'est peu probable. Bélesten pourrait correspondre au prénom Vestein, voire Valstein

 

Géronce (Pyrénées-atlantiques)

Le toponyme Géronce apparaît sous les formes Jeroncen (xie siècle3, cartulaire de l'abbaye de Lucq4), Gironce (13433, hommages de Béarn5), Sant Laurens de Geronse (13963, notaires de Lucq6), Guironce (14023, censier de Béarn7) et Gironsse (14433, notaires d'Oloron8).

Géronce piourrait être une évolution de Geirrodhus, la maison de Geirrod

 

Gimbrède (Gers)

Le toponyme provient de gimbrata avec le suffixe -ata, de l'occitan et du gascon gimbre (genièvre), « la terre ou croît le genièvre ».

Gimbrède pourrait correspondre, dans une grille de lecture scandinave au prénom Gudbrand

 

Gimont (Gers)

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Gimont pourrait être une évolution du prénom Gismund.

 

Ginouillac (Lot)

Le toponyme Ginouillac est basé sur l'anthroponyme gaulois Gennos latinisé en Gennulius dérivé de Genucilius. La terminaison -ac est issue du suffixe gaulois -acon (lui-même du celtique commun *-āko-), souvent latinisé en -acum dans les textes3,4.

Ginouillac pourrait une évolution de Gunulfhaug, la motte de Gunulf. Ginouilhac (Aveyron) et Genouillac (Charente) ont la même origine. 

 

Girac (Lot)

Le toponyme Girac, d'origine gallo-romaine, est basé sur un anthroponyme germanique qui pourrait dater des invasions barbares : Agaricus ou Igeracus et chute de l'initiale.

Girac pourrait être une évolution de Geirhaug, la motte de Geir.

 

Giroussens (Tarn)

Giroussens (mentionné sous les formes Girocens en 1156 et Girossencs xiie siècle). Giroussens viendrait peut-être d'un nom de personne (wisigothique?) se rattachant à Ger-wulf (gari, lance ; wulf, loup), suivi du suffixe germanique -ingos de propriété.

Giroussens nesemble pas correspondre  à un prénom scandinave. Le prénom qui s'en rapproche le plus est Gerroed. Geroedhus aurait dû évoluer en Giroudens*

 

Giscaro (Gers)

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Le prénom Giscar est une évolution du prénom scandinave Viskar. Voir Biscarosse.

 

Golfech (Tarn-et-Garonne)

Vers l'année 1200, on écrivait en ancien occitan Golfeg ou Guolffeg ; en latin on mettait Apud Golfegium, ou Âpud Locum de Goiifegïo. Plus tard, et en 1465 notamment, on a écrit Golfech — comme aujourd'hui — et vers 1500 Goulfech. En 1573, on écrivait Golfex ou Gaulfeïx ; vers 1600, Goulfetz et puis enfin la transcription orthographique française de la prononciation occitane locale donna « Golfech ».

Golfech pourrait être une évolution soit de Kalfhaug, la motte de Kalfi, ou du prénom  Kolfid

 

Gombillon (Gironde)

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Gombillon pourrait être une évolution du prénom Gudbjörn. A rapprocher de La Gambionne (Gard)

 

Gondrin (Gers)

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Gondrin pourrait être une évolution de Gudrid. Andrein (Pyrénées-atlantiques) pour Eindrid.

 

Gonez (Hautes-Pyrénées)

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Gonez pourrait être une évolution de Gunhus, la maison de Guni.

 

Gornac (Gironde)

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Gornac pourrait être une évolution de Gormhaug, la motte de Gorm.

 

Gosse, Pays de (Landes)

Le nom de Gosse provient du basque goitigoiz : 'en hauteur'.

Le Pays de Gosse, anc. Pays d'Engosse, tient son nom du village d'Engrosse. Engrosse est plus connu aujourd'hui sous le nom d'Angresse. Le Pays de Gosse désigne le Pays d'Angresse. (Voir Angresse)

 

Gotein (Pyrénées-atlantiques)

Le toponyme Gotein apparaît1 sous les formes Gotenh (1375, contrats de Luntz2), Goutain (xviie siècle, titres D'Arthez-Lassalle3).

Gotein pourrait être une évolution des prénoms  Gauti ou Gudin.

 

Goustan (Loire-atlantique)

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Goustan pourrait être une évolution de Gudstein. Goutines (Tarn) correspondrait à Gudsteinhus, la maison de Gudstein.

 

Goutevernisse (Haute-Garonne)

Attestée sous la forme Guta vernissa en 1246 avec le latin gutta désignant une source coulant au « goutte-à-goutte » et bernisse (« pépinière d'aulnes »), issu du gauloisverno (« aulne »).

Goutevernisse pourrait être une évolution de Gudbjörnhus, la maison de Gudbjörn. A proximité, Gouzens (Gusi) et Gensac (Jonsi) pourraient également être d'origine scandinave.

 

Gouzens (Haute-Garonne)

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Gouzens pourrait être une évolution de Gushus, la maison de Gusi.

 

Gradignan (Gironde)

Le nom de la commune proviendrait de l’anthroponyme gallo-romain Gradinus ou Gradignanus ou, selon une hypothèse moins plausible, du terme gravignan qui désignerait le terroir des Graves2.

Gradignan serait une évolution de Grasteinhaug, la motte de Grastein.

 

Gragnague (Haute-Garonne)

Le nom remonterait à un type toponymique gallo-roman *GRANIACA, composé du suffixe -acum (cf. -ac) au féminin -aca et précédé du nom de personne Granius4

Evolution probable de Granhaug, la motte de Grani.

 

Grand-Village, Le (Charente-maritime)

Le principal hameau donne son nom à la commune nouvellement créée en 1951, auquel on ajoute « Plage » afin de souligner sa vocation balnéaire10.

Le Grand-Village, anc. Le Grand Ville, serait une évolution de grand vik, le grand golfe.  Vik est souvent assimilé par mles moine au latin vicus, ville. 

 

Granès (Aude)

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Granès viendrait de Granhus, la motte de Grani. Granoux (Cantal) aurait la même origine. 

 

Gratens (Haute-Garonne)

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Gratens serait une évolution de Grasteinhus, la maison de Grastein. Gratentour (Haute-Garonne) pourrait être une évolution de Grasteintorp, la ferme de Grastein. le sufixe top a donné les noms en -tot de Normandie (Lanquetot). Cette interprétation est cependant douteuse dans la mesure où les noms en -tour ou assimilés sont rares dans les environs. 

 

Grayan-et-l'Hopital (Gironde)

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Grayan est logiquement une évolution de Granhaug, la motte de Grani. Voir Gragnague (Haute-Garonne)

 

Grépiac (Haute-Garonne)

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Grépiac serait une évoilution de Greiphaug, la motte de Greip.

 

Grézillac (Gironde)

Le nom de la commune proviendrait du patronyme gallo-romain Gracilius2.

Grézillac pourrait dériver de Grasteinhaug, la motte de Grastein. A rapprocher de Grésignac (Dordogne)

 

Grignan (Drôme)

Grignan vient du latin Gratinius, formé sur gratus, « qui a de la grâce ». Vers 1138-1163, il est question de Gradinano13. En 1334, l'église Saint-Vincent était appelée Sancti Vincenti de Greynhano14 (nh se prononçant [ɲ] en provençal). Dans l'inventaire du château de Grignan du 15 février 1555, l'orthographe est Greignan15.

Grignan, anc. Gradinano, pourrait être une évolution de Grasteinhaug, la motte de Grastein. Même origine que Gradignan (Gironde)

 

Guillos (Landes)

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Ce toponyme pourrait être une évolution de Gilhus, la maison de Gili. Guillac (Gironde) dériverait de Gilhaug, la motte de Gili. 

 

Guitteronde (Gironde)

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Guitteronde pourrait être une évolution de Guthrum.

 

Guizerix

Guisiriz, Guiseriz, (1151, cartulaire de Berdoues

Guizerix pourrait être une évolution de Gizurhus, la maison de Gizurr. A rapprocher de Gizerac (Lozère)

 

Gumond (Corrèze)

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Gumond pourrait être une transcription du prénom Gudmund.

 

H9

Haillan, Le (Gironde)

On ne connait pas de mention ancienne du nom du Haillan, ce qui n'en facilite pas l'interprétation. Il pourrait s'agir du 'domaine de Falius'3 ou 'de Fadilius'4. On notera l'absence de l'article en gascon et sur la carte de Cassini (en revanche, on attribue à Bernard de Girard le titre de « Seigneur du Haillan »). En fait, l'article défini n'a pas de légitimité devant les toponymes en -an. Il a été introduit dans le nom de la commune par mimétisme avec les noms des communes du Pian-Médoc et du Taillan-Médoc, résultant tous deux d'une coupure fautive.

Le Haillan pourrait être une évolution de Allhaug, la motte de All. Aillas (Gironde) serait une évolution de Allhus, la maison de All. Au Haillan, Hustin (Hastein), Benteille (Vandil), Corbiac (Korbeinhaug, la motte de Korbein) 

 

Hanteillan (Gironde)

Pas de proposition étymologique.

Hanteillan serait une évolution d'althinhaug, la colline de l'althing, l'assemblée de tous. 

 

Hastignan (Gironde)

Pas de proposition étymologique.

Ce quartier de Saint Médard en Jalles dérive a priori d'Hasteinhaug, la motte d'Hastein. Les noms en -an et en -ac sont souvent équivalents. A proximité, on découvre Caupian (kaupang), Tilh (ting), Courbiac (Korbjörn), Les Escarrets (Asker), 

 

Hestigeac (Gironde)

Pas de proposition étymologique.

Hestigeac pourrait être une évolution de Stighaug, la motte de Stig. A rapprocher d'Estigeac (Gironde)

 

Horgues (Hautes-Pyrénées)

Du gascon hòrgas (= forges), lui-même du latin fabricas.

Horgues pourrait être une évolution de Horekhus, la maison d'Horek ou Erik.

 

Hossegor (Landes)

Hossegor est plus obscur : il s'agit peut-être d'un nom aquitanique ou proto-basque, langues largement méconnues, à rattacher aux hydronymes en *osse, et l'adjectif *gorri, rouge ou sec, « une eau sèche », des marais asséchés donc. René Cuzacq lui préfère une étymologie gasconne, issue du latin fossa « fosse » et gurgitem « gouffre » (allusion au « Gouf de Capbreton »), c'est-à-dire « fosse-gor[ge] ». Une objection à cette dernière analyse : bien que le f- initial latin s'amuisse en gascon, tout comme en castillan, il est toujours graphié avec un h. Or, ce toponyme est attesté initialement avec la graphie Ossegor sans h[réf. nécessaire].

Les Vikings s'installaient aux embouchures des fleuves et celle de l'Adour se trouvait à Capbreton. Hossegor, anc. Ossegor, pourrait dériver du prénom Asgeir, le chef qui s'empara de Bordeaux en 848. Cette possibilité est d'autant plus grande que le village voisin d'Angresse est le cousin d'Angreville en Normandie, or, Angreville est attesté sous la forme Asgeirvilla. Hossegor et Angresse feraient référence au même prénom scandinave. 

 

Hostens (Gironde)

Albert Dauzat envisage une formation germanique basée sur un le nom de femme Osta, de Aust- et le suffixe locatif -ing3. Ce suffixe latinisé en -ingos, explique des terminaisons -ens, -ans, -eins, un peu partout en France. Cependant, la forme primitive Austen de 1228 semble montrer (ainsi que certaines formes postérieures) que le -sest en réalité postiche. Ernest Nègre propose le nom de personne germanique Austindus2, pris absolument, selon un mode de formation des toponymes commun dans le sud de la France. Bien qu'il n'y ait pas de trace d'un [d] dans les formes anciennes, la chute de celui-ci en cette position est un phénomène régulier. Enfin cet anthroponyme présente l'avantage d'être attesté dans la région et connu notamment grâce à Austinde d'Aucharchevêque d'Auch au milieu du XIe siècle et également appelé saint Ostent (Austindus en latin). Ce nom de personne est vraisemblablement une altération ancienne par métathèse du nom wisigothique Autsindus, porté également par un clerc, à savoir Autsinde de Limoges (VIIe siècle). Bénédicte Boyrie-Fénié suggère l'idée d’un nom de domaine basé sur le cognomen latin Augustus + suffixe aquitain -ain / -en4. La principale objection à cette théorie est l'abscence de trace d'un [g] sous quelque forme que ce soit dans les attestations anciennes.

Remarque : comme le montrent les formes anciennes, seuls éléments sur lesquels puisse s'appuyer la recherche de l'étymologie en onomastique et, plus généralement, en linguistique, ce nom n'a aucun rapport avec le nom de personne scandinave Hásteinn / Hástæinn (rendu par Hastingus dans les chroniques en latin). Ce nom de personne explique en revanche les toponymes normands Hattenville (Seine-Maritime, Hastingi villa en 1032 - 35) / Hattentot (Seine-Maritime, Hastentot en 1456 de *Hásteinntoft cf. William de Hastentoft, baron anglo-normand) et Hatainville (Manche, Hasteinvilla vers 1175). Les toponymistes n'identifient d'ailleurs aucun anthroponyme norrois dans la toponymie aquitaine.

Hostens qui occupe une position stratégique entre Bazas et le bassin d'Arcachon pourrait être une évolution d'Hasteinhus. Le dernier paragraphe de Wikipedia manifeste la volonté évidente de certains linguistes d'écarter toute influence scandinave dans la toponymie gasconne. 

 

Houmeau, L' (Charente-maritime)

L'hypothèse la plus vraisemblable sur l'origine du nom serait un dérivé de oulme, l’orme (Ulmus en latin)4.

L'Houmeau ne dérive pas d'ulmus, mais d'holm, îlot. Voir Olonne

 

Hounoux (Aude)

Pas d'étymologie proposée.

Hounoux pourrait être une évolution de Hunhus, la maison de Hunn.

 

 

I2

Ilbaritz (Pyrénées-atlantiques)

Pas d'étymologie proposée.

Ilbaritz pourrait correspondre à Ivarhus, la maison d'Ivar ou Ingvarr. Ingvar est a priori Ivar le Cruel, frère de Björn et conquérant de l'Angleterre. 

 

Ichère (Pyrénées-atlantiques)

Pas d'étymologie proposée.

Ichère (Lourdios-Ichère), anc. Achère, pourrait dériver d'Ascherhus, la maison d'Ascher aussi connu dans les souces sous les noms d'Onscher,  Asker ou Asgeir.

 

J10

Jarlac (Charente-maritime)

Pas d'étymologie proposée.

Jarlac correspondrait à Jarlhaug, la motte de Jarl. Jarl est un titre, mais aussi un prénom.

 

Jarnac (Charente-Maritime)

Les formes anciennes sont Agannagum un peu avant 800JarnacoGerniaco (non datées)7Agernaco en 1161-11858JarniaciJarniaco au xiiie siècle9. L'origine du nom de Jarnac remonterait à un nom d'homme germanique latinisé Agarnus auquel est apposé le suffixe -acum, ce qui correspondrait à Agarnacum ou Ajarnacum, « domaine d'Agarnus »10,Note 3.

Jarnac pourrait être une évolution de Hjarnhaug, la motte de Hjarni. 

 

Jau-Dignac-et-Loirac (Gironde)

Pas d'étymologie proposée.

Jau dérive du scandine ey, île. Dignac est évolution vraisemblable de thinhaug, la colline du thing.  Loirac reste sans interprétation pour l'instant.

 

Jaunac (Haute-Garonne)

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Jaunac pourrait être une évolution de Jonhaug, la motte de Joni.

 

Jonzac (Charente maritime)

En latin médiéval Jonzac est nommé JoenzacusJoenzazinsis vicariaJoviniacumJunctiacumJonzacum, Yonsium14,15,16,17,18, et plus tardivement Yonssac18 en français et Jhonzat esaintongeais. Ce nom dériverait d'un gentilice gallo-romain, soit Jucundus17, soit Juventius16, associé au suffixe gaulois -acum . Jonzac serait donc à l'origine le «domaine de Jucundus»17ou le « domaine de Juventius »16, faisant référence à un habitant du lieu, peut-être celui de la villa gallo-romaine découverte à l'est du bourg16,19. L'histoire de la Charente-Maritime suggère une autre étymologie. En 285, la Saintonge est intégrée à la province de l'Aquitaine Seconde par Dioclétien20, qui prend en 286 le surnom de Jovius (de Jupiter), dont l'adjectif dérivé est jovianus21Jovianicum : «domaine de Dioclétien» ou «sanctuaire de Jupiter» c'est ainsi que le site de Jonzac aurait pu être nommé en l'honneur de l'empereur romain qui venait de restructurer la Gaule.

Comme tous les toponymes en -acum, Jonzac pourrait être en réalité un nom en haug, motte castrale et désigner la motte de Jonsi. Pour écarter l'origine scandinave, il faudrait découvrir une mention de ce nom antérieure au IXe siècle. Si postérieure, on ne peut écarter l'origine scandinave. Les Vikings prennent Saintes en 845, Périgueux en 849 et Angoulême en 863... ils étaient bien présents dans la région. 

 

Jorignac (Charente maritime)

Pas d'étymologie proposée.

Jorignac pourrait être une évolution de Jorunhaug, la motte de Jorunn. Journiac (Cantal) et Jurignac (Charente)  ont la même origine.

 

Jourgnac (Haute-Vienne)

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Jourgnac pourrait être une évolution de Jorunhaug, la motte de Jorunn.

 

Juignac (Charente)

L'origine du nom de Juignac remonterait à un nom de personne romain Junius ou Juvenius auquel est apposé le suffixe -acum, ce qui correspondrait à Juniacum, « domaine de Junius »9,10.

Juignac pourrait être une variante de Julhaug, la motte de Juli.

 

Juillac (Gironde)

Le nom de la commune dérive d'un nom de personnage latin, Julius, suivi par le suffixe -acum1, correspondant au « domaine de Julius ».

Juillac pourrait être une évolution de Julhaug, la motte de Juli. Juignac (Charente) et Jugnac (Ariège) pourraient avoir la même origine.

 

Justiniac (Ariège)

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Justiniac ne semble pas poser de problème. Justinius est une origine évidente. A condition de trouver une villa gallo-romaine à proximité. Dans une grille de lecture scandinave, Justiniac dériverait de Josteinhaug, la motte de Jostein. L'évolution de Jostein vers Justin est logique. Voir Justin et Rustaing

 

L38

Labèque (Landes)

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Labèque présent dans les Landes et en Gironde dérive selon toute vraisemblance de bekk, ruisseau. La bèche, la bache, le bach sont d'autres appelations données aux ruisseaux du sud-ouest. Ce terme est considéré par les linguistes normands comme la preuve irréfutable d'une présence scandinave. 

 

Labrède (Gironde)

Il vient du gascon brèda, toujours en usage, qui signifie « aubépine »3,4,5, « buisson épineux »6,7.

Labrède comme Labrit pourrait dériver de l'Albrets et désigner une résidence des Albret et. Voir Labrit.

 

Labrit (Landes)

Labrit est l'une des formes primitives, citée en 1316 pour la réforme de Mixe et dans la chanson basque du couronnement de Jean d'Albret à Pampelune en 1494 : Labrit eta errege / Aita seme dirade..., « Labrit et le roi sont père et fils ». Cette dernière attestation plaide en faveur d'une origine patronymique, par exemple le nom germanique Liudbret, des familles choisissaient des noms de baptême inspirés des Francs. Il est très probable que la seule difficulté de prononcer le nom a fait très tôt de Liudbert, « Labrit » comme celle a fait « Chlodoweg », Clovis.  Il peut s'agir d'un nom de personne d'origine germanique dérivé d'Adalberht, devenu Albrecht en allemand (alémanique ou alsacien) et puis AlbertAubert et Adalbert en français ainsi que la forme occitane Albertet.

Labrit, la réisdence des Albret,  serait bien une évolution de l'Albrets. Albert pourrait avoir été le nom de baptême que reçu Björn Ragnarsson lorsqu'il traita avec Charles le Chauve à Verberie en 858. En échange de la paix et de la conversion, il obtient ce jour-là Gascogne et Saintonge. Voir Capbreton (Landes), Arvert (Charente-maritime), Bertaco (Pyrénées atlantiques), Bertheaume (Finistère)

 

Lacroix-Falgarde (Haute-Garonne)

Le toponyme de Falgarde viendrait pour certains du hêtre, fau, fag en occitan, il peut aussi venir de la fougère, soit un lieu planté de fougères, falguièra, faugièra en occitan. 

Falgarde pourrait être une évolution du prénom Valgard. 

 

Ladinhac (Cantal)

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Ladinhac pourrait être une évolution de Lodinhaug, la motte de Lodinn. Ladignac (Aveyron) a la même origine. Laudine (Gers) dériverait de Lodinn. Laudine pourrait également être une variante de l'althing et Ladignac de l'althinhaug.

 

Lagord (Charente-maritime)

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Lagord pourrait être une évolution de gard, forteresse, ou bien dans un contexte civil, un enclos. Sur la côte, il s'agit plutôt d'enclos à poissons.

 

Lansac (Pyrénées-orientales)

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Lansac pourrait être une évolution de Lafshaug, la motte de Lafsi. 

 

Lantillac (Ille-et-Vilaine)

Attesté sous la forme Lentillac en 1378 1.

Ce toponyme pourrait dériver de l'althinhaug, la motte ou plus exactement la colline de l'althing et désigner un lieu de réunion poltique. La présence de toponymes de ce type suggère une ambition politique et donc coloniale sur cette région. A rapprocher de Lentillac, d'Altillac et Antignac.

 

Larzac (Aveyron)

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Larzac pourrait $etre une évolution de Larshaug, la motte de Lars. On retrouve ce toponyme en Dordogne/

 

Laroquebrou (Cantal)

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Laroquebrou résulte de la fusion de deux toponymes. La Roque désignant la forteresse et le Brou désignant la village au bord de la rivière. Or, bro désigne le pont en langue scandinave. 

 

Lasgraisses (Tarn)

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Lasgraisses pourrait être une évolution de l'Asgeirhus, la maison d'Asgeir. Lasguerres (Lot-et-Garonne), Lasgarres (Cantal), Lasgrézas (Dordogne) pourraient avoir la même origine. 

 

Lautignac (Haute-Garonne)

Lautignac proviendrait de l'anthroponyme gallo-romain Altignanus, qui possédait le domaine Altinaco vers 1100. Le nom évoluera en Lautinhaco vers 1300.

Autre évolution de l'althinhaug.

 

Lavardac (Lot-et-Garonne)

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Lavardac dériverait de lavard-haug. Lavard désigne une fonction, celle de régisseur d'un domaine. Il a pu devenir un surnom voire un prénom. Lavardens, toujours dans le Gers serait une évolution de Lavard-hus.

 

Lavardens (Gers)

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Lavardens pourrait être une évolution de Lavardhus, la maison de Lavard. 


Layrac (Lot-et-Garonne)

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Layrac pourrait être une évolution d'Alarhaug, la motte d'Alarr avec aphérèse. A rapprocher d'Aleyrac (Drôme)

 

Ledeuix (Pyrénées-atlantiques)

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Ledeuix pourrait être une évolution de Lodinhus, la maison de Lodinn. 

 

Léguillac-de-Cercles (Dordogne)

Le nom de la commune, Léguillac, découlerait peut-être d'un personnage gallo-roman non déterminé. Le suffixe -acum2, indique un domaine appartenant à une personne.

Léguillac semble être une évolution de L'Egillhaug, la motte d'Egill. Idem pour Léguillac-de-l'Auche (Dordogne)

 

Lentillac (Lot)

Le toponyme Lentillac est basé sur l'anthroponyme latin ou roman Lentilius. La terminaison -ac est issue du suffixe gaulois -acon (lui-même du celtique commun *-āko-), souvent latinisé en -acum dans les textes2.

Plusieurs villages lotois portent ce nom : Lentillac-du-Causse, Lentillac-Saint Blaise, Latouille-Lentillac. Il s'agit vraisemblablement d'évolution de l'althinhaug et désignerait des lieux où se réunissaient les colons scandinaves pour voter leurs lois, l'impôt et rendre la justice. Logiquement ces villages ne sont pas fortifiés car ils ne sont pas situés sur des points sctratégiques, mais les sites choisis par les hommes du Nord sont en général pittoresques. 

 

Les Lèves-et-Thoumeyragues (Dordogne)

Le nom des Lèves provient du mot levées évoquant l’enlèvement des pierres à moellon d’une carrière appelée les Meulières2.

Les Lèves-et-Thoumeyragues pourrait être une évolution de de Thomrihaug.

 

Lesparre-Médoc (Gironde)

D'après Ernest Nègre, auteur d'une « toponymie générale de la France », Lesparre dériverait de l'occitan « esparra » (épar, traverse, pièce de bois qui en relie deux autres). Ce nom serait un souvenir de l'enceinte médiévale primitive (en bois). Au xiie siècle, les chartes mentionnent déjà un « Sparra » ou « Sparram »9

Anc. Sparram, le nom dériverait du scandinave spar, éperon et hamn, port. Effectivement, au pied du donjon de Lesparre, on trouve le port.

 

Lévignacq (Landes)

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Lévignacq  pourrait être une évolution de Ljufvinhaug, la motte de Ljufvini. Lévignac (Haute-Garonne).

 

Libaros (Hautes-Pyrénées)

Du nom de personnage latin Liparus et suffixe aquitain ossum (= domaine de Liparus).

Libaros pourrait être une évolution de L'Ivarhus, la maison d'Ivar. 

 

Libarrenx (Pyrénées-atlantiques)

Le toponyme Libarrenx apparaît sous les formes Livarren (xive siècle1 dans le cartulaire de Bayonne2), Libarren (13831, contrats de Luntz3), Libarrens (17934 ou an II) et Libarreux (18014Bulletin des Lois).

Libarrenx pouurait être une évolution de L'Ivarhus, la maison d'Ivar.

 

Libos (Lot-et-Garonne)

Aucune étymologie proposée.

Libos pourrait être une évolution de Libhus, la maison de Libbi. 

 

Lichos (Pyrénées-atlantiques)

Le toponyme Lichos apparaît4 sous les formes Lesxos (1376, montre militaire de Béarn5), Lixos (1385, censier de Béarn6) et Lexos(1391, notaires de Navarrenx7).

Lichos pourrait être une évolution de Leikhus, la maison de Leik.

 

Lignac (Gers)

Aucune étymologie proposée.

Lignac pourrait dériver de Linhaug, la motte de Lini.

 

Ligneyrac (Corrèze)

Le nom de la commune se réfère à Linarius, un personnage latin auquel est accolé le suffixe -acum, indiquant le « domaine de Linarius »1.

Ligneyrac serait une évolution de Leiknarhaug, la motte de Leiknar.

 

Lilhac (Haute-Garonne)

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Lilhac pourrait être une évolution de Linhaug, la motte de Lini. 

 

Limendous (Pyrénées-atlantiques)

Le toponyme Limendous apparaît sous les formes Luc-Mendos (13853censier de Béarn4), Lucmendoos et Lucmendous(respectivement 15473 et 16833, réformation de Béarn5) et Limendoux (1863, dictionnaire topographique Béarn-Pays basque3).

Limendous pourrait être une évolution de Likmundhus, la maison de Likmund. 

 

Linars (Charente)

L'origine du nom de Linars n'est pas certaine. Elle pourrait remonter à un nom de personne gallo-romain Linarius ou Liénart, ou à un nom commun linarias signifiant terres qui produisent du lin (comme Lignières à l'ouest du département)9,Note 2.

Linars serait une évolution de Leiknarhus, la maison de Leiknar.

 

Lintillac (Corrèze)

Aucune étymologie proposée.

Lintillac pourrait comme Lentillac être une évolution de L'althinhaug, la colline de l'althing. L'althing étant un lieu neutre, haug ne peut désigner une motte et désigne donc une colline. 

 

Listagnac (Landes)

Aucune étymologie proposée.

Listagnac pourrait correspondre à Lifsteinhaug, la motte de Lifsteinn.

 

Livinhac (Lot)

Aucune étymologie proposée.

Livinhac pourrait être une évolution de Ljufvinhaug, la motte de Ljufvini. Lévignacq (Landes), Lévignac (Haute-Garonne), Lavignac (Haute-Vienne) pourrait en être des variantes.

 

Lormont (Gironde)

Le nom de Lormont vient de « Laureamontus » ou « Laureomonte » qui a pour origine Mons Laureus signifiant mont des lauriers. Le laurier était un bois sacré pour les Gaulois. Pour les Romains, il symbolisait la gloire et le dieu Apollon. Les Celtes le considéraient comme un symbole d’immortalité.

Lormont pourrait être une évolution de l'Armund, un toponyme mixte avec un article défini. Lesparre est construit de la même manière. Ce pourrait également être une évolution de prénom Lothmund.

 

Loubignac (Charente)

Aucune étymologie proposée.

Loubignac pourrait être une évolution de Ljufvinhaug, la motte de Ljufvini. 

 

Lubbon (Landes)

Aucune étymologie proposée.

Lubbon serait une évolution de Lydbjörn.

 

Lutilhous (Hautes-Pyrénées)

De Luctilhos, (xiie sièclecartulaire de Bigorre) ; Luc (= bois) et tilhós (= planté de tilleuls).

Lutilhous pourrait correspondre à litilhus, petite maison, mais c'est peu probable. Il s'agit sans doute de Lytinhus, la maison de Lyting.

 

M43

Magnac-Bourg (Haute-Vienne)

L'origine du nom de Magnac, comme Magnac-sur-Touvre, remonterait à un nom de personne gallo-romain Magnius auquel est apposé le suffixe -acum, ce qui correspondrait à Magniacum, « domaine de Magnius »7.

Magnac serait une évolution de Manhaug, la motte de Manni. Ce pourrait être également une évolution de mjelhaug, la colline du moulin. Si le site est fortifié, l'origine anthroponymique doit être privilégiée. Si le site est exposé aux vents, l'origine fonctionnelle doit s'imposer.

 

Magnils-Reigniers, Les (Vendée)

Aucune étymologie proposée.

Les Magnils-Teigniers pourrait faire allusion à Ragnarhus, la maison de Ragnar. La baie de Poitou était au moment des invasion un bassin naviguable et la toponymie et la logique semblent indiquer que L'Aiguillon aurait été une escale entre Noirmoutier et Oléron. 

 

Mailhac (Aude)

Aucune étymologie proposée.

Mailhac pourrait être une éévolution de mjelhaug, la colline ou la motte du moulin. Maillac (Ariège), 

 

Mailhoc (Tarn)

Aucune étymologie proposée.

Mailhoc pourrait être une évolution de mjelhaug, la colline du moulin. Saint-Pierre-de-Mailloc (Calvados) aurait la même origine. Mailloc (Lot et Garoinne)

 

Mailhos (Hautes-Pyrénées)

Aucune étymologie proposée.

Mailhos pourrait être une évolution de Mjelhus, la maison de la farine, le moulin.  Il signale une zone colonisée par les hommes du Nord au même titre que les noms dérivés de kaupang, marché. Mailhose (Gers), Maylis (Landes), Mailhès (Haute-Garonne), Mailhas (Haute-Garonne), Maillous (Hautes-Pyrénées

 

Malmussou (Dordogne)

Aucune étymologie proposée.

Ce village situé autrefois sur une île de la Dordogne pourrait dériver de malmhusoy, l'île de la forge. Si on trouve des vestiges de fours métallurgiques, l'origine du nom et sa fonction seront confirmées.

 

Manas-Bastanous (Gers)

Aucune étymologie proposée.

Manas-Bastanous pourrait être une évolution de Manhus, la maison de Manni et de Bosteinhus, la maison de Bostein.

 

Mano (Landes)

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Mano, anc. Manos, serait une évolution de Manhus, la maison de Manni. Mane (Haute-Garonne)

 

Manson, Pointe de (Charente-maritime)

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La pointe de Manson, anc. Memson, tient son nom du pertuis de Maumusson. Maumusson étant lui-même une évolution de Mimizan, anc. Maomisam

 

Marans (Charente maritime)

Ernest NègreAlbert Dauzat et Charles Rostaing supposent comme pour Marans (Maine-et-Loire, Marentius 705) un nom de personne pris absolument : Amarantius, avec aphérèse de A - pour le premier et Marientius, dérivé de Marius pour les seconds.

Marans pourrait être comme Marès à Mimizan, une évolution de Marhus, la maison de Mar. Mar est un chef connu. 

 

Maremne, Pays de  (Landes)

L'ancienne vicomté de Maremne (archipresbyteratus Maritime en 1527, Annales du Midi, 1894), entre l'Adour et l'océan, qui tire précisément son nom de l'adjectif latin maritimu, « (région) maritime » : marít(i)mu > marétme > marénme et marémne1.

Dans une grille de lecture scandinave, Maremne pourrait dériver de Marhamn, le port de Mar. Mar ou Maurus est un chef connu qui sera tué dans un duel contre le comte de Saintes en 863. Ce port se trouvait à Vielle-Saint-Girons. Autrefois connu sous le nom de Marepnes, il est aujourd'hui présent sous la forme Mansenes. Même étymologie que Marennes d'Oléron. A Bayonne Marracq, à Saint Sever Marrocq et à Aureilhan Marès font référence à ce même chef. Il semble avoir joué un rôle important dans les invasions.

 

Marennes d'Oléron (Charente maritime)

La ville tire son nom de l'ancienne presqu'île qui s'étendait à l'époque romaine du Chapus jusqu'au Gua, enserrée entre les golfes de Brouage et de la Seudre. Cette presqu'île se nommait Terra Maritimensis, désignant une terre entourée par la mer. Les environs de Marennes furent également connus comme Pagus Maritimensis, le pays de la mer5

Comme Maremne (Landes), Marennes semble être une évolution de Marhamn, le port de Mar.  L'étymologie latine est une reconstruction qui n'est pas plus sourcée que l'étymologie scandinave. 

 

Marestaing (Gers)

Là où la Save est la plus large elle formait au Moyen Âge une vaste marécage, une mare, un étang d'où Mare estang, Marestang, et Marestaing.

Marestaing est apparemment une évolution du prénom Marstein. Voir Marsan (Gers)

 

Marigny (Deux-Sèvres)

Marigny découle du gentilice gallo-romain Marinius qui vient lui-même du cognomen Marinus qui, combiné avec le suffixe -acus a donné Mariniacus d'où dérive Marigny1.

Marigny serait une évolution de Maerinhus, la maison de Maering. 

 

Maringues (Puy-de-Dôme)

Aucune étymologie proposée.

Maringues pourrait dériver de Maeringhus, la maison de Maering.

 

Marmande (Lot-et-Garonne)

Marmande (prononcé [maʁ.ˈmãn.ə] localement et [maʁ.ˈmɑ̃] en « français standard ») est mentionnée en 1242 sous la forme Myremande2, puis Mirmanda en 12543 ou Marmanda en 1254, Mermande en 14674. Il s'agirait d'un ancien terme signifiant « ville, maison fortifié »5 que l'on retrouverait par ailleurs dans la toponymie du Sud de la France, comme dans Mirmande (Drôme, Mirmanda xiie siècle) et Marmande (Vienne, VellèchesMirmanda en 1061). Ce peut être aussi le nom de personne germanique Mirmanda pris absolument4. Le mot mirande (et le toponyme Mirande, Gers) serait issu par dissimilation du [m] de l'ancien terme mirmande6. Cependant, le toponyme Mirande peut être également une transposition en 1281 du nom de lieu espagnol Miranda7.

CENSURE. Marmande pourrait également être un mot d'origine scandinave et dériver de mars-mand, [mars, marche, mand, homme] et désigner l'homme de la marche, littéralement le marquis. La marche en question se trouvait sur la rive droite de la Garonne et sa fonction aurait été de protéger l'implantation scandinave sur le rive gauche contre les attaques venues du nord et de l'est. (Joël Supéry, La Saga des Vikings, Autrement, 2018). Wikipedia. Lanthillac (L'althinhaug) semble souligner le rôle politique du site.

 

Marmanhac (Cantal)

Marmanhac vient du latin Marcomannusiacum signifiant le domaine de Marcomannus démontrant ainsi la présence d'un apport germanique, et plus particulièrement marcoman lors des grandes invasions aux alentours du ve siècle1.

Marmanhac pourrait être une évolution de marsmanhaug, la motte du marsmand, l'homme de la marche, le marquis. Marmont (Lot-et-Garonne) pourrait être une évocation de marsmand. Marminiac (Lot)

 

Marminiac (Lot)

Le toponyme Marminiac, d'origine gallo-romaine, est basé sur un anthroponyme Marminius. La terminaison -ac est issue du suffixe gaulois -acon (lui-même du celtique commun *-āko-), souvent latinisé en -acum dans les textes2.

Marminiac pourrait être une évolution de Marmanhaug, la motte de Marsmand. Marsmand, littéralement l'homme de la marche désigne un chef militaire, un marquis... Voir Marmande (Tarn-et-Garonne)

 

Marmisson (Gironde)

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Marmisson pourrait être une évolution de malmhushamn, le port de la forge, c'est-à-dire le chantier naval. Les Vikings avaient des chantiers navals sur chaque fleuve pour réparer les navires endommagés lors de leur navigation fluviale. Un tel chantier existait sur la Seine, près de l'abbaye de Jumièges.  Voir Mimizan

 

Marseillan (Hérault)

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Marseillan pourrait être une variante de Marsteinhaug, la motte de Mars(t)ein. Marciac (Gers), Martillac (Gironde) et Martignac (Dordogne) seraient d'autres variantes de ce prénom. Mar(s)tein.

 

Martignas-sur-Jalles (Gironde)

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Martignas pourrait être une évolution de Marsteinhus, la maison de Marstein. A rapprocher de Martignac (Lot-et-Garonne), Martillac (Gironde). A Martignas, Hestigeac semble dériver de Stighaug, la motte de Stig. 

 

Mascaret (Gironde)

Joan de Cantalausa, dans son Diccionari general occitan, signale que le terme est mentionné une première fois, en 1552, sous la forme masquaret à propos de la Garonne(Document Archives de la Gironde). Il s'agit d'un emprunt au gascon, dans lequel l'adjectif mascaret qui signifie « tacheté, barbouillé (couleurs) » est utilisé comme substantif pour désigner un « bœuf dont la face est tachetée de noir, de blanc et de gris ». C'est un dérivé de mascar, adjectif signifiant « tacheté de noir », issu d'un terme pré-indo-européen *maskaro-, lui-même dérivé de la racine *mask-3 (cf. mâchurer, mascara). Le flot du mascaret évoque en effet le mouvement ondulant des bovins quand ils courent4.

Mascaret n'est pas un toponyme. Il pourrait être un nom d'origine scandinave et dériver de maeskerras, le courant (ras) de gorge (maesker). Cette vague de marée apparaît en effet lorsque la masse de la marée montante, contrainte par le resserement du fleuve s'élève au-dessus du fleuve pour former une vague. 

 

Maumusson, Pertuis de (Charente-maritime)

Pas détymologie, mais une prière intéressante... « Préservez-nous, seigneur, du chant de la sirène, de la queue de la baleine, et du trou de Maumusson ». 

Le pertuis de Maumusson au sud comme le pertuis breton au nord pourrait indiquer une direction. Le pertuis breton donne la direction de la Bretagne, le pertuis de Maumusson donnerait la direction de Maomisam, c’est-à-dire Mimizan. De manière très amusante, il existe à Mimizan une prière de marin : « Protège-nous du chant des sirènes, de la queue de la baleine et du clocher de Mimizan »… renforçant la probabilité que Mimizan et Maumusson sont d’une façon ou d’une autre liés.

 

Mauremont (Haute-Garonne)

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Mauremont pourrait correspondre au prénom Marmund, mais Marmund n'est pas un prénom connu des sagasMarmont-Pachas (Lot-et-Garonne) a la même origine. Il pourrait plus probablement s'agir comme Marmande d'une évolution de marsmand, l'homme de la Marche, le marquis. 

 

Maurens (Gers)

D'après Albert Dauzat et Charles Rostaing3 qui se basent sur les formes anciennes des autres Maurens (Dordogne, Haute-Garonne) et les noms analogues Moirans (Jura), Mourens (Gironde), Mourenx (Pyrénées-Atlantiques), il s'agit d'un anthroponyme roman Maurus ou germanique Moro, suivi du suffixe germanique -ingos, fréquent par ailleurs (cf. Toponymie française). Ernest Nègre4 cite le nom de personne germanique Mauringus pris absolument.

Maurens pourrait être une évolution de Marhus, la maison de Mar. Marès à Mimizan est une variante. Maroux (Dordogne) aurait la même origine. 

 

 Maurs (Cantal)

Attestée sous les formes Sanctus Petrus Mauricis, donnant ad Mauros en 941, un ancien poste romain occupé par des mercenaires maures.

Maurs pourrait comme Marès (Landes) être une évolution de Marhus, la maison de Mar. 

 

Mayac (Dordogne)

Mayac tirerait son origine de Maius, nom de personne gallo-roman4.

Mayac pourrait être une évolution de mjelhaug, la colline du moulin. A rapprocher de Mailhac

 

Maylis (Landes)

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Maylis pourrait être une évolution de mjalhus, la maison de la farine, le moulin.  Voir Mialos (Pyrénées-atlantiques).

 

Mayrinhac-Lentour (Lot)

Le toponyme Mayrinhac-Lentour est basé sur l'anthroponyme latin ou roman Matrinius.

Mayrinhac serait une évolution de Maerinhaug, la motte de Maering. Voir Mérignac

 

Mercenac (Ariège)

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Mercenac serait une évolution de Marsteinhaug, la motte de Marstein. Marseillan (Hautes-Pyrénées)

 

Merdrignac (Ille-et-Vilaine)

Le nom de la localité est attesté sous les formes Medrinniaco en 1118, Medrenniaco en 11642Medrignac et Merdrignac au XIIe siècle, Medreniac et Meidrignac en 1201, Medregnac en 1220, Merdregniac en 1229, Medreignac en 1245, Medregniac et Merdreigniac en 1251, Merdrignac en 1255, Medregniac en 1269, Medregnac vers 1330, Medrignac en 1479 et en 14903 Merdrignac vient, semble-t-il, du nom du fondateur gallo-romain Maternus et du suffixe gaulois « acos »3.

Nous pensons que Merdrignac a plus vraisemblablement été victime du'une cacographie et dériverait comme le village voisin de Mérillac de Maerinhaug, la motte de Maering.

 

Mérens (Gers)

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Mérens pourrait être une évolution de Maerinhus, la maison de Maering. Mérens-les-Vals (Ariège), patrie du cheval de Mérens aurait la même origine. 

 

Mérenvielle (Gers)

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Mérenvielle pourrait être une évolution hybride typique de la région toulousaine et correspondre à Maerinvilla, la maison de Maering. Ce toponyme est  germanique. 

 

Mérignac (Gironde)

Le premier élément semble être le nom de personne gallo-roman Matrinius, comme l'indiquent clairement les formes anciennes des autres Mérignac (cf. Charente, Matriniaco 1405), avec une graphie occitane Mayrinhac-Lentour (Lot, Madriniacum 930) et les formes d'oïl comme Margny-les-Compiègne (Oise, Matriniacus 917) et Margny-sur-Matz (Oise, Matriniaco 917)10.

Mérignac serait une évolution de Maerinhhaug, la motte de Maering. Marignac (Charente), Marillac-le-Franc (Charente), Mariac (Ardèche), Mérillac (Côtes-d'Armor), Meyrignac (Corrèze) ont la même origine. 

 

Méritein (Pyrénées-atlantiques)

Le toponyme Méritein apparaît4 sous les formes Sanctus Meritensis et Meritengs (xie siècle, d'après Pierre de Marca5), Meriteing (1205, titres de Bérérenx6), Meriteng (xiiie siècle, fors de Béarn7), Sent-Johan de Meritenh (1384, notaires de Navarrenx8) et Meritain (1481, titres de Béarn9).

Méritein pourrait être une évolution de Mertein* et faite référence au prénom Marstein. Voir Marestaing et Marsan(Gers). Martène (Pyrénées-atlantiques) serait une autre évolution de ce prénom.

 

Meschers-sur-Gironde (Charente-maritime)

Meschers dérive de « Miscaria », nom sous lequel est désignée la paroisse jusqu'au milieu du ixe siècle. Ce nom serait issu de l'association de deux mots d'origine celtique : « Mis », signifiant mauvais, et « Caria », signifiant pierre.

Meschers pourrait correspondre au mot maesker, gorge, resserrement. Le mot gascon mascaret qui désigne la vague de marée semble dériver de maeskerras, le courant (ras) de gorge (maesker). Le resserrement du fleuve favorise en effet l'apparition de cette vague.

 

Mesquer (Loire-atlantique)

Le nom de la localité est attesté sous les formes Mesquel et Mesquer en 1330, Mesquier en 1415, Mesguer en 1574, Mesguier en 1630, Mesquier en 16542.[réf. nécessaire]

Ce toponyme pourrait correspondre au mot maesker, gorge, resserrement. Le mot gascon mascaret qui désigne la vague de marée semble dériver de maeskerras, le courant (ras) de gorge (maesker). Le resserrement du fleuve favorise en effet l'apparition de cette vague.

 

Mialos (Pyrénées-atlantiques)

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Mialos semble être une évolution de mjalhus, la maison de la farine, le moulin. A rapprocher de Maillos (Gers) et Maylis (Landes)

 

Miqueous (Landes)

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Miqueous pourrait être une évolution de Mikhus, la maison de Miki.

 

Moirax (Tarn-et-Garonne)

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Moirax serait une évolution de Moirhaug, la motte de Moir. Moirans serait une évolution de Moirhus, la maison de Mar. 

 

Monêtier-Allemont (Hautes-Alpes)

Allemont était un poste romain qui apparaît sous forme Alarante, voie domitienne, notée sur l'itinéraire d'Antonin et sur la table de Peutinger2Alabonte sur les vases apollinaires3. Le sens de cette partie du toponyme reste obscur.

Monêtier-Allemont tiendrait son nom d'Halmund

 

Montgiscard (Haute-Garonne)

Étymologie : Du latin "mons" = mont et de l'anthroponyme germanique Wisishardt devenu Guiscard, lieutenant de Charlemagne qui se serait installé dans la région à son retour de la péninsule Ibérique (source?).

Montgiscard est un mot mixte, mont du latin mons et Giscard du prénom Viskar. Voir Biscarosse (Landes).

 

Mortignac (Dordogne)

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Mortignac pourrait être une évolution de Morsteinhaug, la motte de Morstein.

 

Mouguerre (Pyrénées-atlantiques)

Le toponyme Mouguerre apparaît sous les formes Biudz (12496), Biuts (12646), Sainct-Johan-de-Buitz (15647, titres de Lahonce8), Saint-Jean-de-Biutz (16907, carte de Cantelli) et Sanctus-Johannes-Vetus vulgò Mouguerre (17637, collations du diocèse de Bayonne9). Jean-Baptiste Orpustan6 indique que le nom original biuts signifiait 'colline de forme arrondie' et que Mouguerre provient de muga-erre, 'limite, frontière brûlée'.

Mouguerre pourrait correspondre au prénom Mundgeir. L'ancienne forme Biuts correspondrait au scandinave, bjüdhus, la maison de commandement signalant un poste stratégique. 

 

Mouillac (Gironde)

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Mouillac serait une évolution de Mulhaug, la motte de Muli. Moulac (Landes) a la même origine. 

 

N1

Nistos (Hautes-Pyrénées)

Du pré-indo-européen Nesta et suffixe aquitain oss(um). Signification probable : « lieu où il y a une rivière, une neste ».

Nistos pourrait être une évolution de Naesthus, la maison de Naest.

 

O11

Odos (Hautes-Pyrénées)

Nom de personnage latin Odus et suffixe aquitain ossum (domaine d’Odus).

Odos pourrait être une évolution de Oddhus, la maison d'Oddi.

 

Olonne, Les Sables d' (Vendée)

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Les Sables d'Olonne tiennent leur nom de l'île d'Olonne. Olonne pourrait être une déclinaison d'holm, îlot. 

 

Ongieux (Landes)

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Ongieux pourrait être une évolution de Ongulhus, la maison d'Ongull. 

 

Orègue (Pyrénées-atlantiques)

Jean-Baptiste Orpustan4 indique qu'Orègue signifie 'lieu exposé, en vue'.

Orègue pourrait être une évolution de Horek.

 

Origne (Landes)

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Origne pourrait correspondre au prénom Oering. A rapprocher d'Aurignac (Haute-Garonne).

 

Orlu (Ariège)

Les premières traces écrites faisant mention d'Orlu datent des toutes dernières années du xe siècle. 

Orlu pourrait être une transcription du prénom Orlyg.

 

Ornolac (Ariège)

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Ornolac pourrait être une évolution de Ornulhaug, la motte d'Ornulf.

 

Orriule (Pyrénées-atlantiques)

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Orriule pourrait être une transcription du prénom Herjulf. 

 

Orx, Marais d' (Landes)

Pas d'étymologie proposée.

Anc. Orcqs, ce nom semble dériver d’Horekhus, la maison d’Horek ou Harek. A Pontenx-les-forges, Bouricos, anc. Oricos, est une autre évolution. Arx (Landes) et Archus à Mimizan sont d’autres variantes du prénom Erik…

 

Osmets (Hautes-Pyrénées)

Ausmes, (1313, Debita regi Navarre) ;

Osmets pourrait correspondre à Osmundhus, la maison d'Osmund. 

 

Ossenx (Pyrénées-atlantiques)

Pas d'étymologie proposée.

Ossenx pourrait avoir la même origine qu'Ausseing et être une évolution  d'Hastein

 

Osserain (Pyrénées-atlantiques)

Son nom basque est Ozaraine et son nom béarnais est Aussaranh. Jean-Batiste Orpustan1 considère qu'Osserain est un nom de domaine en -ain basé sur l'anthroponymeotsar2 (sans pouvoir écarter une formation toponymique *otso-arrain « lieu rocheux du loup »).

Osserain pourrait être une évolution de Ossur; peut-être Ossurhus. Le "s" final aurait chuté. 

 

Ostenac (Cantal)

Pas d'étymologie proposée.

Ostenac serait une évolution d'Hasteinhaug, la motte d'Hastein.

 

P3

Pailhès (Ariège)

Pas d'étymologie proposée.

Pailhès dériverait de Palhus, la maison de Pall. Paillos (Aveyron), Pailloux (Puy-de-Dôme), Paillas (Haute-Garonne), Paillès (Ardèche), Pailles (Pyrénées-orientales) pourraient avoir la même origine. 

 

Pauillac (Gironde)

Le nom de la ville dériverait de l’anthroponyme gallo-romain Paullius ou Pavillius avec le suffixe locatif -acum2.

L'origine latine du nom ne semble pas douteuse. Pourtant, le nom pourrait être scandinave. Il n'existe quasiment pas de prénom en "p".  On ne connait que Per et Pall correspondant aux prénoms chrétiens Pierre et Paul. Ces prénoms étaient connus avant la conversion du monde scandinave. Pauillac pourrait correspondre à Pallhaug, la motte de Pall. Paulhac (Haute-Garonne)semble confirmer l'origine scandinave du nom : le "h" ne peut s'expliquer si on retient l'origine latine. Même origine pour Paillac (Haute-Garonne)

 

Philondenx (Gers)

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Philondenx pourrait être une évolution de Voelundhus; la maison de Voelund. 

 

Pomarez (Landes)

Le nom Pomarez vient du latin pomapomme, plus le suffixe -arium (= endroit où il y a) et un pluriel, ce qui signifie « les pommeraies », une certaine abondance de pommierspour récolter la pomada, le cidre, bien plus usité au Moyen Âge que le vin4,5.

Pomarez n'est pas a priori un nom scandinave. Les prénoms commençant par "p" sont rarissimes  Pall, Paul, Per, pierre, Patrek, Patrick, Petrus, Pet. Par contre, Pomarez aurait pu être déformé et dériver de Domarhus, la maison de Domarr. 

 

Q3

Quédillac (Ille-et-Vilaine)

Le nom de la localité est attesté sous la forme Kidillac en 1008, Chedilac au XIIIe siècle, puis Quédillac au XVIe siècle3. Vient du breton kidell, « litière de cour de ferme », ce qui indique la présence d’une exploitation agricole[réf. souhaitée]. L'hypothèse kaé-deilak, terme gallo pour une « tranchée de bonne terre »[réf. nécessaire] ne relève d'aucune source ancienne écrite. D'usage récent, dont une première mention dans le bulletin municipal, il semble prendre sa source dans un néologisme subjectif.

Nous voyons dans le radical Quédil le prénom scandinave Kaetill. A rapprocher de Cadillac et Cadéac. A proximité, Mérillac (Maering), Brignac (Bryn) et Rouillac (Rolf) laissent supposer une zone stratégique contrôlée par les hommes du Nord.

 

Quiberon (Morbihan)

Il est attesté sous les formes Insula quae vocatur Keberoën (« l’île qui se nomme Keberoën ») et In praefata insula Keberoën (dans la sus nommée île Keberoën) en 10377,Keperoen en 10698Kemberoen en 10729Keberoen en 1073, Keberoen en 114610Keberoen en 120811, aux xive et xve siècles, le nom subit une francisation, Queberon en 130412Queberoën en 143813Lisle de Cabarain en 152014Queberon en 157515Kiberon au xviie siècle16Quibéron en 180417 et Quiberon en 1942. L'abbé Le Cam rapproche Quiberon du nom de Beg Ruberon (beg désigant en breton un « cap », ru pouvant signifier « rouge, colline, tertre, tombe » et beron « propriétaire »), pointe rocheuse sur laquelle est construit le Fort-Neuf en Port-Haliguen18. Selon Hervé Abalain, il est issu du vieux breton Keberoen, de [berv(enn)], « bouillant, bouillonnant (d'écume) », que qualifie [kib], « bassin, sources, fontaines »19. Jean-Yves Le Moing rapproche Keberoen de probablement kib et de erv. Erf désigne la langue de terre reliant l'ancienne île donnant une forme de coupe (kib en vieux breton) à l'anse formant la baie de Plouharnel20.

Quiberon, anc. Kerberoen, pourrait dériver de ker, maison en breton et Beroen, alias Björn. La présence que Kerhostin, référence à Hastein, frère juré de Björn renforce cette probabilité. 

 

Quitimont (Tarn-et-Garonne)

Pas d'étymologie proposée.

Ce hameau de Lacépède dérive a priori du prénom  Kaetilmund.

 

R28

Ragnès (Lot-et-Garonne)

Pas d'étymologie proposée.

Ragnès semble dériver  de Ragnhus, la maison de Ragni. En Ragnac (Tarn) serait une évolution de Ragnhaug, la motte de Ragni. 

 

Rainfreville (Seine-maritime)

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Rainfreville  semble être une évolution de Ragnfroevilla, la maison de Ragnfroed.

 

Rambaud (Hautes-Alpes)

Ce toponyme d'origine germanique, vraisemblablement burgonde. Les Burgondes ont occupé pacifiquement la région et l'ont administrée pendant près d'un siècle, en assurant la protection militaire et en se substituant à l'administration romaine. Un descendant des premiers Burgondes a pu faire construire un édifice fortifié sur le territoire de la commune, lui donnant ainsi son nom.

Rambaud est manifestement un prénom germanique. Dans un contexte scandinave, il pourrait correspondre à Ragnvald. Rambaud se trouve dau nord du Massif des Monges dans les Alpes où une importante toponymie germanique; identifiée comme scandinave. 

 

Ramous (Pyrénées-atlantiques)

 

Rancillac (Cantal)

Pas d'étymologie proposée.

Rancillac serait une évolution de Hrankellhaug, la motte de Hrankell.

 

Rangueil (Haute-Garonne)

Pas d'étymologie proposée.

Rangueil pourrait être une évolution du prénom Hrankell, contraction de Hrafnketill. Ranquille (Tarn) aurait la même origine. Rancillac (Cantal) pourrait être une évolution de Hrankellhaug, la motte de Hrankell.

 

Raygnac (Ariège)

L'origine du nom de Reignac remonterait à un nom de personne gallo-romain Renius du gaulois Renos, auquel est apposé le suffixe -acum, ce qui correspondrait à Reniacum, « domaine de Renius »11,12.

Raygnac à Foix a la même origine que Reins tout près de là. Reinhaug, la motte de Ragnar. Reignac (Charente), Rignac (Aveyron, Lot), Régnac (Corrèze), mais aussi Reillac (Dordogne), Rillac (Gironde), Riac (Lot-et-Garonne), Riach (Ariège) sont des variantes de Ragnarhaug. Le chef viking disparaît en 845. Ces toponymes ont été créés lors de l'invasion de la Gascogne en 840, puis lors de celle de l'Aquitaine en 844. Il est possible qu'il y ait de faux-amis dans le lot. Si le toponyme est entouré de toponymes scandinaves et notamment de toponymes révélant les présences de Björn, Hastein ou Asgeir, alors il s'agit vraisemblablement de Ragnar, celui qui a décidé les invasions. 

 

Razecueillé (Haute-Garonne)

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Razecueillé pourrait correspondre à Raskulfhus, la maison de Raskulf. Rascouailles (Lot) aurait cette même origine. Rasquille (Ardèche) peut-être aussi. La Rascouillère (Orne)

 

Rébénacq (Pyrénées-atlantiques)

La commune tient son nom de Jean de Rébénacq, officier de Gaston Fébus chargé de la construction de la bastide10.

Rébénacq pourrait être une évolution de Raudbjornhaug, la motte de Raudbjörn. A rapprocher de Rouvenac (Aude)

 

Régimont (Hérault)

Pas d'étymologie proposée.

Régimont serait une évolution du prénom  Reginmund

 

Reignac (Charente)

Les formes anciennes sont Rinac en 1167-11888Riniaco en 1302Riniac9RinacoReginaco10. L'origine du nom de Reignac remonterait à un nom de personne gallo-romain Renius du gaulois Renos, auquel est apposé le suffixe -acum, ce qui correspondrait à Reniacum, « domaine de Renius »11,12.

Reignac est une évolution probable de Reinhaug, la motte de Ragnar.

 

Renac (Lot)

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Renac pourrait être une évolution de Reinhaug, la motte de Rein.

 

Requeil (Sarthe)

Le nom de la localité est attesté sous les formes de Rescolio et de Resqul au xie siècle, de Resquel au xiiede Resquil en 1220de Resquilio en 1266de Requeil vers 1330 et Recueil en 13672. L'origine du toponyme est incertaine. Charles Rostaing évoque pour partie le gaulois ialo, « clairière »3, tandis qu'Ernest Nègre émet l'hypothèse de l'ancien françaisescueil, « lieu où l'on se retire » qui pourrait faire référence à un ermitage ou monastère, avant attraction de rescueiller(« recevoir, rattraper ») et recueil (« récolte, refuge, abri »)2.

Requeil pourrait être une évolution du prénom Refkell.

 

Richac (Gers)

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Richac pourrait être une évolution de Rikhaug, la motte de Riki.

 

Ricmont (Gironde)

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Ricmont à Cénac semble être une évolution du prénom Rikmund qui a également donné Richmond.

 

Rilhac-Rancon (Haute-Vienne)

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Rilhac pourrait être une évolution de Reinhaug, la motte de Rein, alias Ragnar à rapprocher de Rillac (Gironde),  Rignac (Lot), Régnac (Corrèze), Reignac (Charente), Reillac (Dordogne), Reilhac (Cantal), Rénac (Ille-et-Vilaine). La multiplicité des toponymes peut faire douter qu'il s'agisse du même homme. Ragnar succombe en 845 et ces toponymes révèlent sa présence lors de l'invasion de l'Aquitaine en 844. Les présences de toponymes liés à Björn, Hastein ou Asgeir à proximité sont de nature à renforcer cette origine. 

 

Rimont (Ariège)

Deux hypothèses étymologiques pour Rimont : soit le mont riant, soit le ruisseau venant de la montagne riu - mont. La situation de la bastide bâtie sur la colline encourage la première hypothèse.

Rimont pourrait être une évolution de Roemund.

 

Riom (Puy-de-Dôme)

Le toponyme Riom vient du gaulois (langue celteRicomagos qui signifie Marché du roi15. Au vie siècle, Grégoire de Tours mentionne le vicus Ricomagensis.

Riom est a priori une transcription du nom de Ragnar.

 

Rion-des-Landes (Landes)

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Rion semble avoir été une déclinaion du prénom Ragnar. Rions (Gironde), Riom (Puy-de-Dôme), Rians (Var), Royan (Charente maritime) seraient des déclinaisons de ce prénom.

 

Rions (Gironde)

Le nom de la ville vient du mot latin Riuncium3 qui signifie « bâti sur le roc » ; ce nom est d'ailleurs sculpté sur le frontispice de la mairie.

Rions semble être une évolution de Ragnarhus, la maison de Ragnar. Le Grand Bern semble faire référence à Björn. Quant à l'information "bâti sur le roc", elle a de quoi laisser perplexe : Rions est sur une barthe de la Garonne... Reynon à proximité semble confirmer le prénom Ragnar.

 

Roaillan (Gironde)

Le nom de la commune pourrait venir d'un patronyme gallo-romain comme Rotalus ou Rubellius3.

Roaillan pourrait être une évolution de Ragnar

 

Romestaing (Lot-et-Garonne)

Le nom de la commune viendrait de Romana Sattio, un important carrefour de voies romaines. Une seconde hypothèse voudrait que le nom Romestaing soit issu du patronyme Hromstang . La commune est connue sous son nom actuel, qui apparaît dans le Regista Clementis P.P.V. de 1312, depuis le Moyen Âge2.

Romestaing pourrait être une transcription du prénom Raumstein.

 

Roques (Haute-Garonne)

« rochers, montagnes entourées de rochers ».

Le fait que cette commune se trouve dans la plaine de la Garonne semble exclure l'étymologie la plus évidente. Roques pourrait être une évolution de Rokhus, la maison de Roki. 

 

Roquiague (Pyrénées-atlantiques)

Le nom Cavagnac proviendrait d'un nom de domaine gallo-romain issu de Cavannus, nom d'homme ou sobriquet gaulois signifiant "chouette"3.

Roquiague pourrait être une évolution de Roekihaug, la motte de Roekia

 

Rouffignac-de-Sigoulès (Dordogne)

Plusieurs explications existent quant à l'origine exacte du nom de la commune. La première serait que le nom viendrait des termes gallo-romains Rufinius (nominatif) et -acum(le lieu appartenant à), ce qui signifiait donc le « lieu appartenant à Rufinius »1. Une seconde explication est que la commune s'appelait à l'époque romaine Rufiniacum (ou Rouffiniacoum selon la prononciation italienne), du nom d'un haut fonctionnaire romain, Flavius Rufinus (335-395) qui était proche de l'empereur Théodose le Grand2. La dernière explication est que le nom dériverait des termes roffie ou raufie qui désignent une grotte, une caverne et par extension des repaires cachés dans les bois ou les creux de rocher, étant précisé qu'il existe effectivement une grotte à proximité de la commune3.

Rouffignac pourrait correspondre à Rodfinhaug, la motte de Rodfinn. Rufin est un patronyme que l'on trouve surtout dans le nord de la France et en Normandie. La probabilité que ce nom vienne du latin Rufinius est moins forte que la probabilité germanique. Rouffiac (Charente maritime) aurait la même origine. 

 

Rouvenac (Aude)

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Rouvenac pourrait correspondre à Raudbjörnhaug, la motte de Raudbjörn. Rubens (Gers) ferait référence au même prénom. Rébénacq (Pyrénées-atlantiques) aurait la même origine. 

 

Royan (Charente-maritime)

Au cours de son histoire, Royan est mentionnée sous différentes formes latinisées : Roiannum ou Roianum au xie siècle ; Roiano ; Rugianum ou Rugiano dans certaines chartes, ce qui est attesté, en particulier, par l'acte de fondation du prieuré Saint-Nicolas57. Au xve siècle, la ville est citée sous la forme de Royanum58 dans les textes officiels, pour ne plus apparaître que sous sa forme romane jusqu'à aujourd'hui. Royan serait donc issu d'un type toponymique *ROIANU, désignant à l'origine une villa gallo-romaine appartenant à un nommé Roius, nom d'homme latin porté par un autochtone. Cette hypothèse repose sur les formes anciennes et sur leur analogie avec celles de Roujan (Héraultde Royano 10*/ 59, Rogianum 1172), composé avec le même suffixe latin marquant la propriété -anum, qui explique les terminaisons en -an du sud de la France. Par contre, Royon (Pas-de-CalaisRoyan 1375, Roion 1474) pourrait contenir le même anthroponyme, mais avec un suffixe -onem et enfin Rouy (NièvreRoyacum 1287) avec le suffixe -acum59. La ville a souvent été confondue avec la cité romaine de Novioregum, deuxième plus grande agglomération de la région à l'époque romaine et dont les vestiges se situeraient sur la commune de Barzan, à une vingtaine de kilomètres au sud-est du Royan moderne, d'autant plus que Regum a été considérée comme la racine de Royan par les érudits du passé, avec comme seul argument l'*/ étymologie du mot roi en latin, alors que ça ne correspond manifestement pas au formes anciennes mentionnées ci-dessus60,61. En effet, elles seraient du type *Regum*Reum*Reo, en supposant une disparition de l'élément Novio-.

Royan n'est pas de fondation romaine. Novioregum (Barzan) et Blavium (Blaye) étaient les deux seuls ports de l'estuaire. Ceux qui se sont installés sur cette péninsule étaient des marins soucieux de se protéger des attaques terrestres. A Royan, le quartier de Gatebourse dérive du scandinave gatborg, le château du passage. Royan était surnommée la "sentinelle de la Gironde". L'origine scandinave du nom est possible. Port stratégique, Royan pourrait porter le nom d'un chef connu, a priori Ragnar, le chef des invasions vikings dans les années 830-845. A proximité de Royan, Les Reigniers est un autre toponyme faisant référence à Rainier alias Ragnar. Bernon ferait de son côté référence à Berno, nom donné par les Francs à Björn, le propre fils de Ragnar. Les Vikings ont créé une base à Royan pour contrôler l'estuaire. Ragnar va se prononcer Rain. Rainhamn*, le port de Rain, pourrait être l'origine de ce nom. Plus au sud, Bayonne porterait le nom du fils de Ragnar (Björn) et Hossegor celui de son bras droit, Asgeir. Royans 

 

Royans (Isère)

Selon l'historien et archéologue Florian Vallentin, petit fils de l'historien local Jean-Édouard de Laplane8, le nom du Royans proviendrait du nom d'un dieu gaulois local dénommé « Rudianos ». Dans l'évolution du latin au français, la lettre d va s'amuïr pour souvent disparaître (à l'instar du terme latin radius qui donnera le mot français rayon), il est donc probable que le nom de « Rudianos » ait pu évoluer vers le nom de Royans.

Royans pourrait être une évolution de Ragnarhus, la maison de Ragnar. Cette probabilité est renforcée par les toponymes voisins La baume d'Hostun (Hastein), Les Bournières (Björnheri, l'armée de Björn), Les Biroux (Bierhus), Sainte-Eulalie-en-Royans, les Gots.

 

S61

Sabarat (Ariège)

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Sabarat pourrait être une évolution de Saevarhaug, la motte de Saevarr. Il aurait dû évoluter en Sabarac.  Voir Sévérac.

 

Sadroc (Corrèze)

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Sadroc pourrait être une évolution de Sygtrygg nommé Sidroc par les Francs.

 

Saignes (Lot)

Le toponyme Saignes (en occitan Sanhas) désigne un terrain marécageux ou humide3.

Saignes pourrait être une évolution de S(t)einhus, la maison de Stein. Seignosse (Landes), Seignaux (Ariège), Seignanx (Landes), Seignes (Lot-et-Garonne)

 

Saint-Créac (Hautes-Pyrénées)

De Sanctus Cyriacus.

Saint-Créac pourrait être une évolution d'AskerhaugAskerhaug/ Skerhaug-Escayrac/S. Kerhaug- Saint-Créac/Kerhaug-Queyrac. Saint-Créac serait un cousin de Saint-Cirac (Ariège), Saint-Cirq (Dordogne), Saint-Cricq (Gers), Saint-Quirc (Ariège). 

 

Saint-Gein (Landes)

D'après Albert Dauzat et Charles Rostaing, ce toponyme provient de Eugendus, peut-être dérivé du nom latin Genius; comme Saint HéandSaint Oyen et Saint Yan2.

Saint-Gein pourrait être une canonisation de Sigwin. A rapprocher de Saint-Goin

 

Saint-Geours de Maremne (Landes)

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Faux hagiotoponyme. Saint Geours, est sans doute une évolution de S. Geirhus, c'est-à-dire Asgeirhus. Victime d'une aphérèse suivie d'une canonisation. Saint Geours-d'Auribat.. Pour Maremne, voir Pays de Maremne. S. Geirhus pourrait être à l'origine de Saint-Girons (Ariège), Saint-Geoirs (Isère), Saint Groux (Charente), Saint Gor (Landes)

 

Saint-Girons (Landes)

Saint Girons est un saint martyr à Hagetmau au ive siècle9 où l'on peut voir sa crypte.La localité porte le nom du saint évangélisateur de la Chalosse (Saint Géronce), transcrit en français standard sous la forme de Saint-Girons.Son nom béarnais est Sent-Guironç.

Comme Saint-Geours, Saint Girons serait une évolution de S. Geirhus, c'est-à-dire Asgeirhus.

 

Saint-Goin (Pyrénées-atlantiques)

Le toponyme Saint-Goin apparaît sous les formes Sent-Goenh (14024censier de Béarn5), SengoenhSangoenh et Sanct-Guoenh (respectivement 15364, 15384 et 15464, réformation de Béarn6) et Sent-Jayme de Sent-Goenh (16084, insinuations du diocèse d'Oloron7).

Saint-Goin pourrait être une canonisation forcée du prénom germanique  Sigwin, qui a donné Seguin. 

 

Saint-Gor (Landes)

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 Saint-Gor, anc. S.Gor, dériverait d'Asgor, alias Asgeir. A rapprocher de Saint-Geours (Landes) et Saint Girons (Landes).

 

Saint-Groux (Charente)

Les formes anciennes sont Sanctus Gratulfus en 1059-10756Stus GradulfusStus Gradulphus en 14057Stus Gratulphus (non datée)8Saint-GraoulxSt-Groulx9Saint-Gros en 1597Saint-Grauld10. Gradulfus (nom à racine germanique) aurait été un ermite de l'Angoumois au ive ou vie siècle. En 1636 son nom fut effacé du Propre du diocèse. Il y fut remplacé en 188411,12,13.

Saint-Groux pourrait être une autre variation de S. Geirus, lui-même une canonisation d'Asgeirhus. A proximité, Aigre pourrait également être une évolution d'Asgeir. et Les Gours une transcription de L'AsgeirhusBayers signale la présence de BjörnTourriers (Thorir), Seigné (Hastein), 

 

Saint-Quirc (Ariège)

Saint Quirc serait une évolution de Saint Cyricus. 

Saint-Quirc pourrait être une évolution d'Askerhaug, la motte d'Asker. A rapprocher de Saint-Cricq (Landes), Saint-Cirq (Tarn-et-Garonne), Saint-Cirgue (Tarn), Saint-Cergues (Haute-Savoie). Il est probable qu'une grande partie de ces toponymes se réfère à Cyricus, mais pas tous. C'est certain.  

 

Saint-Geyrac (Dordogne)

Le saint tutélaire et patron de la paroisse est saint Cyr, martyr à Tarse en Cilicie. C’était un enfant de trois ans. Il mourut avec sa mère sainte Juliette. On le fête le 16 juin. Le nom grec Kyrikos est souvent déformé en Cirice, Cirq, Cricq, Ciers, Ciergues. Geyrat pourrait bien être aussi une déformation de Cyr.

Saint-Geyrac pourrait être une évolution de S.Geirhaug, c'est-à-dire Asgeirhaug, la motte d'Asgeir. 

 

Sainte-Eulalie (Gironde)

Le nom de la commune provient de la dédicace de la paroisse à sainte Eulalie, appelée « la vierge de Mérida », martyrisée en l'an 3042.

Sainte-Eulalie est une "fausse sainte".  La version gasconne de ce nom est Saint-Aulaye. En changeant de nom, le saint change de sexe. Ce n'est pas une évolution "linguistique" normale... Saint-Aulaye (Dordogne) est également connu sous le nom de Saint-Arailles (Gers). A rapprocher de Lorp-Sentaraille (Ariège) et de Xaintrailles (Lot-et-Garonne). Ces toponymes pourraient être d'origine scandinave et contenir le mot thraell, esclave. Ces noms semblent dériver de senthraell. Le radical sen n'est toujours pas identifié. 

 

Saint-Ignac (Haute-Loire)

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Saint-Ignac pourrait être une évolution de Steinhaug, la motte de Stein. A rapprocher de Saint-Jean d'Illac (Gironde) et Sentenac (Ariège)

 

Saint-Sardos (Lot-et-Garonne)

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Sardos est un de ces saints inconnus typique de la Gascogne. Sardos pourrait être une évolution de Saerthus, la maison de Saertha. Sardous (Tarn-et-Garonne), Sarthou (Gers) pourraient en être des variantes. 

 

Saint-Trojan-les-bains (Charente-maritime)

Le village tire son nom de saint Trojan, évêque de Saintes mort en 532. Une carte de l'île d'Oléron datant de 1627 mentionne le village sous le toponyme Saint Urgean4 ; en saintongeais, la commune se nomme encore Saint-Urjhan.

Saint-Trojan pourrait être une évolution de senthraellhamn, le port de senthraell. Thraell est clair mais le radical sen est mystérieux. Xantrailles (Lot-et-Garonne) , Rilhac-Xantrie (Corrèze), Lorp-Sentaraille (Ariège), Saint Araille (Haute-Garonne), Saint-Arailles (Gers), Saint-Aulaye (Dordogne), Sainte-Eulalie-en-Born (Landes) font partie de cette famille de faux  hagiotoponymes associés à la traite des esclaves. 

 

Sallegourde (Dordogne)

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Sallegourde est un nom germanique. Il pourrait correspondre au prénom Salgard, mais c'est douteux.

 

Salles (Gironde)

Le nom de la commune viendrait du mot gallo-romain « salomacum » qui désigne un marché du sel2.

Salles dérive du mot germanique sala qui existe également en langue scandinave. 

 

Salsein (Ariège)

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Salsein pourrait être une évolution de Solshus, la maison de Solsi. *

 

Salvanhac (Cantal)

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Salvanhac pourrait être une évolution de Saevinhaug, la motte de Saevini. Voir Sévignacq (Pyrénées-atlantiques)

 

Salviac (Lot)

Le toponyme Salviac, d'origine gallo-romaine, est basé sur un anthroponyme Salvius. La terminaison -ac est issue du suffixegaulois -acon (lui-même du celtique commun *-āko-), souvent latinisé en -acum dans les textes. Salviac désignait donc le domaine de Salvius1.

Salviac pourrait être une évolution de Solbeinhaug, la motte de Solbein.  Salvagnac (Tarn) aurait la même origine. 

 

Sames (Pyrénées-atlantiques)

Les quelques auteurs qui se sont intéressés à la question n'ont pas dégagé d'origine nette, romane-gasconne, basque, ou autre, du nom de ce lieu. On peut noter qu'en basque, le vocable samats désigne une cour de ferme jonchée de paille ou ajoncs10, tandis que le gascon ne semble donner aucun mot qui se rapproche de près ou de loin de ce toponyme11.

Sames pourrait être une évolution de Samhus, la maison de Sam.

 

Samonac (Gironde)

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Samonac serait une évolution de Saemunhaug, la motte de Saemund.

 

Sanguinet (Landes)

Malgré une mention fantaisiste Senct-Guinet en 1478, ce nom vient du mot gascon sanguin signifiant "cornouiller", suffixé en -et(a) pour indiquer un collectif végétal.
C'est un "lieu où il y a des cornouillers".

Sanguinet pourrait correspondre phonétiquement à Sögney, l'île de Sögni. Sanguinet pourrait être rapproché de Saugnacq-et-Muret situé à quelques kilomètres de là. Saugnacq correspondrait à Sögnhaug, la motte de Sögni.

 

Saraillès (Ariège)

Pas d'étymologie proposée.

Saraillès pourrait être une évolution de Saeraeifhus, la maison de Saeraeif.

 

Saramon (Gers)

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Saramon pourrait être une évolution de Salmund ou Sölmund, saumont. Il est possible que l'évolution du l vers le r soit dû au fait que les r sont roulés dans la région.  De manière intéressante, alors que les Danois ont un parler assez rugueux "à la hollandaise", les Norvégiens et les Suédois du Nord ont tendance à rouler les r.  

 

Saubens (Haute-Garonne)

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Saubens pourrait avoir la même origine que Saubion. Ce pourrait être aussi une évolution de Solvhus, la maison de Solvi. 

 

Saubion (Landes)

Salvius, personnage latin pour Dauzat, Astor et Fénié ; Silvio,  personnage romain pour Ernest Nègre.

Saubion est a priori d'une évolution du prénom Soybjörn. Il a perdu son "s" final. Saubon (Gironde) a la même origine.

 

Saugnacq-et-Muret (Landes)

Pas d'étymologie proposée.

Saugnacq pourrait être une évolution de Sögnhaug, la motte de Sögni. A rapprocher de Saugnac-et--Cambran (Landes). Sanguinet (Landes) pourrait être une variante de Sögni. 

 

Saugues (Haute-Loire)

Pas d'étymologie proposée.

Saugues pourrait être une évolution de Solghus, la maison de Solgi. Sauguis (Pyrénées-atlantiques)

 

Saumont (Lot-et-Garonne)

Les formes anciennes du nom de la commune ne sont mentionnées ni par Ernest Nègre, ni par Albert Dauzat et Charles Rostaing, de sorte que son origine reste obscure. Nom de type roman, précédé d'un nom de personne [?]. 

Saumont serait une évolution de Solmund.

 

Saussignac (Dordogne)

Pas d'étymologie proposée.

Saussignac pourrait être une évolution de Solsteinhaug, la motte de Solstein. Evolution de st en ss. A rapprocher de Soustons (Landes).

 

Savary (Lot-et-Garonne)

Pas d'étymologie proposée.

Savary pourrait être une évolution de Saefari, "celui qui va en mer, voyageur". Le fait que ce patronyme apparaisse essentiellement dans le Nord, en Normandie et en Bretagne suggère une origine germanique, voire scandinave du patronyme. Saevarr est une autre possibilité.

 

Savignac-de-Durac (Lot-et-Garonne)

À l'instar des dix autres communes portant ou comportant le nom de Savignac et toutes situées dans le Sud-Ouest de la France, le nom de la commune proviendrait de l'anthroponyme d'origine gallo-romaneSabinius, suivi du suffixe locatif -acum, l'ensemble désignant le « domaine de Sabinius ».

Savignac pourrait être une évolution de Saevinhaug, la motte de Saevini.

 

Scieurac-et-Flourès (Gers)

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Scieurac pourrait être une évolution de Sejerhaug, la motte de Sejerr. Sieurac (Tarn), Sirac (Gers)  et Siorac (Dordogne) ont a priori la même origine. 

 

Ségonzac (Dordogne)

L'origine du nom de Segonzac remonterait à un nom de personne gallo-romain Secundius auquel est apposé le suffixe -acum, ce qui correspondrait à Secundiacum, « domaine de Secundius »9, 1.

Ségonzac est une évolution probable de Saeganshaug, la motte de Saegansi. Sigonce (Alpes de Haute-Provence) est une variante.

 

Seignanx, Pays de (Landes)

Il semblerait que le radical seign signifie marais en gascon (sanha en occitan), radical auquel est adjoint le suffixe locatif anx. Il nous faut préciser que si le Pays du Seignanx semble avoir été hors-eaux depuis très longtemps, il faisait face à l'ancien delta marécageux de l'Adour et au marais d'Orx, assèché partiellement en 1864. Ernest Nègre expose des variantes d'écriture de « Seignanx »1 : Seyngans en 1242 ou Seignians en 1253. Surtout, il émet l'hypothèse que l'origine de « Seignanx » est un nom propre en latin, Sinnianus ou Sinnius faisant référence à Sinnius Capiton, grammairien romain du iie siècle av. J.-C. Jean-Pierre Bost suggère de son côté, une hypothèse en lien avec la tribu des Cocosates appelée sexsignani par les Romains, terme qui aurait évolué en signani2.

Seignanx, comme Seignaux (Ariège) ou Seignosse (Landes) ou Seigné (Charente maritime) seraient des évolutions de S(t)einhus, la maison de Stein ou Hastein.

 

Sénarens (Gers)

Pas d'étymologie.

Sénarens pourrait être une évolution de S(t)einarhus, la maison de Steinar.

 

Sengouagnet (Haute-Garonne)

Cette section est vide.

Sengouagnet pourrait être une évolution de Sigwinhus, la maison de Sigwin. Sengouagneich (Ariège), Sangoué (Lot-et-Garonne), Sangou (Lot) mais aussi Saint-Goin (Pyrénées-atlantiques) pourraient être des évolution de Sigwin. 

 

Sengresse (Landes)

Pas d'étymologie.

Sengresse, anc. S.Grès, serait une évolution d'Asgresse, c'est-à-dire Asgeirhus. Le nom a été victime d'une aphérèse, puis d'une canonisation, mais Saint-Grès étant inconnu dans le panthéon chrétien, le nom a été laïcisé.

 

Sentein (Ariège)

Pas d'étymologie proposée.

Sentein, anc. S. Tein, est probablement une canonisation intempestive de Stein. Stein est un évolution de Hastein avec aphérèse. Sentenac (Ariège) est un évolution logique de Steinhaug, la motte de Stein. Comme Sengresse, le Saint usurpateur a perdu sa sainteté et son nom a été laïcisé.

 

Sentenac d'Oust (Ariège)

Pas d'étymologie proposée.

Sentenac pourrait être une évolution de Steinhaug, la motte de Stein. Stenac va être canonisé en S. Tenac avant d'être de nouveau laïcisé. A rapprocher de Seintein, Sengresse ou Cintegabelle qui connurent ce phénomène de canonisation-laïcisation

 

Sère-Rustaing (Hautes-Pyrénées)

Pas d'étymologie proposée.

Rustaing pourrait être une évolution de Jostein. Justiniac (Ariège) et Justin (Gers) seraient des variantes de ce prénom. 

 

Sérignac (Lot)

Le toponyme Sérignac, en occitan Serinhac, d'origine gallo-romaine, est basé sur un anthroponyme Serenus. La terminaison -ac est issue du suffixe gaulois -acon (lui-même du celtique commun *-āko-), souvent latinisé en -acum dans les textes. Sérignac désigne donc le domaine de Serenus3.

Sérignac pourrait être une évolution de Saereinhaug, la motte de Saereinn. Cérillac (Morbihan) aurait la même origine. Idem pour Sérillac (Sarthe), Sérilhac (Corrèze), Séreilhac (Haute-Vienne), Sérénac (Tarn)

 

Sévérac-le-Château (Lozère)

Sévérac vient, semble-t-il, du patronyme Sévère et du suffixe latin acum (propriété).

Sévérac semble provenir de Saevarhaug, la motte de Saevarr. Séverac (Aveyron)

 

Sévignacq (Pyrénées-atlantiques)

Le toponyme Sévignacq apparaît sous les formes Sanctus-Petrus de Sevinhac et Seviniacum (respectivement 11012 et 11152cartulaire de Lescar5), Sevinhacum (12792, cartulaire du château de Pau6), Sebinhac (xiiie siècle2fors de Béarn7), Sevinhac-Darrer (13852censier de Béarn7) et Sévignacq-Thèze8

Sévignacq pourrait être une évolution de Saevinhaug, la motte de Saevini. Sévignac (Côtes-d'Armor) a la même origine. 

 

Seyne (Alpes-de-Haute-Provence)

Le nom du village, tel qu’il apparaît la première fois en 1147 (in Sedena), ferait référence au peuple gaulois des Édenates, ou serait construit sur la racine *Sed-, pour rocher, selon Charles Rostaing14. Selon le couple Fénié, le nom est issu d’une racine oronymique (servant à caractériser le relief), préceltique, *Sed-15. La commune se nomme Sèina en vivaro-alpin et en provençal de norme classique et Sèino dans la norme mistralienne.

Seyne est situé dans la massif des Monges, au coeur des Alpes. Ce nom pourrait être une évolution de Stein, alias Hastein. Le lieudit Les Sagnes dans ce même village pourrait conforter cette origine. . Cette probabilité est renforcée par une importante toponymie germanique : Authon (Audunn), Villaudemard (Valdemar), Arnoux (Arnulf), Sigoyer (Siggeir), Turriers (Thorir), La Fraissinie (Freystein). Cette toponymie nous semble être scandinave. En effet, dans le massif des Monges, on trouve des toponymes se référant aux quatre principaux chefs de l'invasion Ragnar (Reynier), Asgeir (Les Guérins, Les Goyrands, Le Caire, La motte du Caire), à Björn (Bayons, Le Vernet), Hastein (Seyne, Les Sagnères, Astouin, Estenc). Leur présence conjointe semble désigner le Massif des Monges comme un site stratégique. Manifestement, les chefs scandinaves voulaient avoir une oeil sur le commerce transitant par la vallée de la Durance, principal axe alpin. 

 

Seyresse (Landes)

Trois hypothèses existent autour du nom de la commune : Cerasos: de racine Greco-latine et qui signifie "lieu planté de cerisiers". Eira : désigne les eaux en gasconSeyre : un hellébore vert2.

Evolution probable de Sejerhus, la maison de Sejerr. A rapprocher de  Sers (Charente), Serris à Saint Paul en Born (Landes),  Sauyères (Tarn). Sejer va donner les patronymes Seillères en français et Sawyer en anglais. 

 

Sigean (Aude)

Selon María José Peña, le toponyme Σαιγάνθη (Saigánthe), inscrit sur une tablette de plomb du ve siècle découverte à Empúries, serait la transcription en grec ionien du nom ibère du site de Pech Maho. Ce nom aurait ensuite évolué pour donner le nom de Sigean3.

Sous toute réserve, Sigean pourrait être une évolution de Sigghamn, le port de Siggi. Son origine scandinave pourrait indiquer l'emplacement d'un port viking sur la Méditerranée.  La présence d'un port scandinave à cet endroit est assez logique. Sigeac (Dordogne) serait une évolution de Sigghaug, la motte de Siggi.

 

Sigogne (Charente-maritime)

Les formes anciennes sont Ciconiis en 12988SigoniisCiconiis (non datée, Moyen Âge)9. Selon Dauzat, l'origine du nom de Sigogne remonterait à un nom de personne gallo-romain Ciconius (sous-entendu villa)10. La forme plurielle semble appuyer l'explication de Talbert, qui évoque le nom commun latin (neutre pluriel) siccanea, signifiant « endroit sec », s'appuyant aussi sur le fait qu'il n'y a aucun ruisseau11 et que la commune manque d'eau12.

Sigogne pourrait être une évolution de Sigord.

 

Sigoulès (Dordogne)

Ce nom, probablement en rapport avec le seigle pourrait correspondre à un terrain pauvre, propice à la culture du seigle6.

Sigoulès est selon toute vraisemblance une évolution de Sigulfhus, la maison de Sigulf. 

 

Sigoyer (Alpes-de-Haute-Provence)

Le nom du village, tel qu’il apparaît la première fois vers 1200 (castri de Cigoier) puis en 1202 (de Ciguerio), fait l’objet de différentes interprétations : selon Charles Rostaing, il est construit sur la racine *Sik/*Sig, qui sert à désigner une rivière de montagne14,15 ; selon Ernest Nègre, il dérive d’un nom propre germanique, Sigowar16 ; selon le couplé Fénié, il s’agit d’un toponyme issu de la racine *Sik-17. Selon Rostaing et le couple Fénié, le toponyme est antérieur aux Gaulois18,17.

Sigoyer pourrait être une évolution du prénom Siggeir. 

 

Sillars (Vienne)

Pas d'étymologie proposée.

Sillars serait une évolution de de Sejerhus, la maison de Sejer. A rapprocher de Seyresse

 

Siorac (Dordogne)

Pas d'étymologie proposée.

Siorac serait une évolution de Sejerhaug, la motte de Sejer. Sieurac (Tarn).

 

Solsac (Aveyron)

Pas d'étymologie proposée.

Solsac serait une évolution de Solshaug, la motte de Solsi. 

 

Sonac (Lot)

 Dans la bulle d'Eugène III de 1146, qui unit l'église du village à celle de Figeac, Sonac est nommée Solnaco. Par contraction, ce toponyme donna Sonac

Sonac pourrait être une évolution de Solnhaug, la motte de Solni. Sonnac (Lot).

 

Souillac (Lot)

Le toponyme Souillac, en occitan Solhac, d'origine gallo-romaine, est basé sur un anthroponyme Solius. La terminaison -ac est issue du suffixe gaulois -acon (lui-même du celtique commun *-āko-), souvent latinisé en -acum dans les textes. C'est le domaine de Solius3.

Souillac pourrait correspondre à deux prénoms scandinaves.Ce toponyme pourrait être une évolution d'Asulhaug, la motte d'Asulf avec aphérèse. Ou bien de Sonhaug, la motte de Soni. Il aurait pu évoluer en Sougnac. A rapprocher de Saugnacq (Landes) et Saujac (Lot)

 

Soulac-sur-mer (Gironde)

Nom de lieu gallo-roman en -acum, précédé d'un nom de personne latin Solus8.

Soulac pourrait être une évolution de Solhaug, la motte de Soli. Voir Souillac (Lot), Souilhac (Corrèze), Soulhac (Haute-Loire)

 

Sousceyrac-en-Quercy (Lot)

Le toponyme Sousceyrac est une variante de Soucirac avec des formes Socirac et Soceyrac. D'origine gallo-romaine, il est basé sur un anthroponyme Sucius. La terminaison -ac est issue du suffixe gaulois -acon (lui-même du celtique commun *-āko-), souvent latinisé en -acum dans les textes avec ajout de r par épenthèse. C'est le domaine de Sucius2.

Sousceyrac semble être une évolution de Sössurhaug, la motte de Sössur.  Soucirac (Lot) a la même origine.

 

Soussans (Gironde)

Pas d'étymologie proposée.

Soussans pourrait être une évolution de Solshus, la maison de Solsi. Soussac (Gironde) dériverait de Solshaug, la motte de Solsi. Soussans pourrait également être une évolution de Solsteinhus, la maison de Solstein et être rapproché de Soustons.

 

Soustons (Landes)

Selon certaines sources, il s'agit d'un type toponymique basé sur le terme gascon sosta « pâturage », suivi du suffixe diminutif -on, utilisé en Béarn et Bigorre et peut-être bien transporté par les pasteurs transhumants de jadis5. Une étymologie anglaise du type *South Town n'est soutenue ni par les formes anciennes, ni par les spécialistes.

Soustons est selon toute vraisemblance une évolution de Soysteinhus, la maison de Soystein. A rapprocher de Sosthène à Saint Faust (Pyrénées-atlantiques).

 

T47

Taillebois (Orne)

Pluriel de l'oïl taille-bois, « celui qui coupe le bois »2.

Taillebois serait une évolution de thraelleborg, le château des esclaves. Dans la commune voisine d'Athis-de-l'Orne, le toponyme Treillebois confirme qu'en Normandie comme en Charente treille et taille sont synonymes et se réfèrent à thraell, esclave. Il s'agit d'unee étape sur la route alllant du Tréport (Seine maritime) à Trélagot (Loire atlantique)

 

Taillebourg (Charente maritime)

Il s'agit d'une formation médiévale caractéristique, composée de l'élément Taille- déverbal de tailler que l'on retrouve dans les TailleboisTaillecourtTaillecavat ou Taillefontaine5. Le second élément est le mot bourg, terme issu du germanique continental. Il s'agit donc d'un « bourg résultant d'un défrichement ». Homonymie avec Taillebourg (Lot-et-Garonne), attesté sous la forme occitane latinisée Talhaburgo au xiiie siècle6 et (Ponlat-)Taillebourg (Haute-Garonne).

De manière remarquable, le nom de Taillebourg a été identifié par André Debord puis Jean Renaud comme étant probablement dérivé du scandinave thraelleborg. Or, Wikipedia n'en parle pas. Il s'agit manifestement d'un travail de désinformation systématique organisé au sein de Wikipedia. Taillebourg connait de multiples variantes : Taillebois (Orne), Taybosc (Gers), Talbot (Gironde, Dordogne), Talabot (Pyrénées-atlantiques), Tallebay (Landes), la Tallebarde (Rhône)... appartiennent à cette même famille. 
 

Talbot (Gironde)

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Talbot pourrait avoir la même origine que Taillebourg et Taillebois et dériver de thraelleborg, la château des esclaves.  Mais aussi Tallebay (Landes) et Tallebarde (Rhône).

 

Talence (Gironde)

Le territoire de l'actuelle ville de Talence fut longtemps couvert de forêts dans lesquelles étaient disséminés quelques hameaux. La présence de ces forêts serait à l'origine du nom « Talence ». Ce dernier serait en effet dérivé du mot « Tala » qui signifie « coupe du bois ». C'est au xiiie siècle qu'apparaissent des noms comme « Talanssa », « Talencia », « Talance ».

Talence pourrait dériver de thraellehus, la maison des esclaves. A rapprocher de Talais (Gironde) et Taller (Landes).

 

Talmont-sur-Gironde (Charente maritime)

Selon les linguistes et les toponymistes, il peut s'agir d'un composé à partir de l'élément Tal-, bien identifié dans les langues celtiquestal signifiant « front » (cf. breton tal« front »), dans un emploi imagé au sens de « pente » et qui a donné le mot talutium, d'où talus21, à moins d'y voir un élément pré-celtique, identifié par Albert Dauzat et Charles Rostaing22 au sens de « terre, argile » (reconnu dans TallardTauvesTaloire). Il a pu être effectivement associé au bas latin monte, basé sur l'accusatif montem, du latin classique mons (avec passage régulier de [t] à [d], lénition, et désinence -us, conséquence d'une latinisation médiévale), qui désigne parfois une colline ou un simple monticule23. Cependant, vu la nature de la plupart des formes anciennes, il s'agit plutôt de -mon, d'origine gauloise également et second élément du composé *talamon- « front, surface » (celtique *talamu(n))24. Il a subi l'attraction graphique (voire phonétique) des produits médiévaux en -mont. Même chose pour Talmont (Vendée Talamun xie siècle) et Talamone, Toscane24, qui correspond mot pour mot à une forme ancienne du xiie siècle. Cette petite ville d'Italie est construite sur une presqu'île présentant une troublante ressemblance topographique avec Talmont25. Les mentions du type Talamundus sont sans doute liées à l'attraction de l'anthroponyme germanique Talamund que l'on retrouve dans Talmont (Vienne, Willelmus de Thalemundo en 1229, Talemont en 1309, Thalmont en 1458, Thallemond en 1547). Ce nom de personne d'origine germanique est généralement latinisé en Talamundus. On rencontre un Talamundus comme témoin, vers 1060, dans la région de Lusignan26, ville située à 150 km de Talmont-sur-Gironde.

Anc. Tallemonde, ce toponyme pourrait être une évolution de traellemund, l'embouchure des esclaves et indiquer un lieu d'embarquement de captifs. Les Vikings enverront leurs prisonniers de guerre vers l'émirat de Cordoue, principal acheteur d'esclaves de ce temps. Talmont-saint-Hilaire a logiquement la même origine.

 

Tarac (Aveyron)

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Tarac pourrait être une évolution de Tarhaug, la motte de Tarr. 

 

Tarasteix (Hautes-Pyrénées)

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Tarasteix pourrait être une évolution de Trausthus, la maison de Trausti.

 

Tarnos (Landes)

Son nom proviendrait de l’association de Tarinus et du suffixe -osTarinus serait le nom d'un homme de l'époque gallo-romaine, propriétaire terrien et se retrouve dans Tarnac

Tarnos dériverait de Tarnhus, la maison de Tarn, un prénom que l’on retrouve à Tarnby près de Copenhague et en Scanie. Tarnac (Corrèze) serait une évolution de Tarnhaug, la motte de Tarn. Tarnès (Gironde) a la même origine.

 

Tatihou (Manche)

Dans certains toponymes régionaux, l'élément -hou est issu du vieil anglais hōh « escarpement rocheux, rivage abrupt » (comme dans le Hou et les HautotHototHottot de Normandie), comme c'est le cas pour le Cap Lihou à Granville, et les îlots anglo-normands de JethouBrecqhou ou les Écréhous. D'autres noms en -hou peuvent s'expliquer par le vieux norrois hólmr« îlot, prairie au bord de l'eau » comme TribehouQuettehou ou Néhou6. François de Beaurepaire préfère la première solution par le vieil anglais hōh7 et René Lepelley la seconde par le norrois hólm(r)8. Le premier élément Tati- s'explique par le nom de personne vieux norrois (et vieux danois) Tati (variante Tatti)9,10.

Tatihou pourrait dériver de taetteholm, l'îlot proche, ce qui correspond à la réalité des lieux. 

 

Tauriac (Lot)

Le toponyme Tauriac, d'origine gallo-romaine, est basé sur un anthroponyme Taurius ou Torius. La terminaison -ac est issue du suffixe gaulois -acon (lui-même du celtique commun *-āko-), souvent latinisé en -acum dans les textes. C'est le domaine de Taurius2.

Tauriac pourrait être une évolution de Thorihaug, la motte de Thorir. 

 

Taurignan (Haute-Garonne)

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Taurignan pourrait être une évolution de Thorunhaug, la motte de Thorunn. Voir Tauriac (Lot). Tourenès à proximité de Taurignan semble dériver de Thorunhus, la maison de Thorun.

 

Taybosc (Gers)

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Taybosc est le cousin de Taillebois (Orne). Taillebois est comme Taillebourg, une vériante de thraelleborg, le château des esclaves. Il s'agit d'une étape sur la route de la traite vers le val d'Aran et l'émirat de Cordoue.

 

Teralbo (Aude)

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Teralbo serait une variante de thraelleborg, la château des esclaves. A rapprocher de Tralebeau (Corrèze), Tralebois (Vendée), Trabosc (Aveyron), Traboux (Vaucluse), Trabès (Ariège). Vu la brièveté du nom, il est possible que des "faux-amis" paraissent dans cette liste. Positionner ces toponymes sur une carte permet d'en vérifier la cohérence. Si leur alignement indique des routes rationnelles, l'origine scandinave est probable. 

 

Terrebourg (Charente)

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Terrebourg semble être une évolution de thraelleborg, le château des esclaves. 

 

Terrefort (Lot-et-Garonne)

Le terrefort est le nom donné en Gascogne aux sols argilo-calcaires lourds mais fertiles. Ils sont profonds et riches en argiles, ce qui confère des sols plastiques et adhésifs lorsqu’ils sont humides. Ils nécessitent une grande puissance de traction. Sur le plan hydrique, la présence d’argiles permet une bonne rétention en eau. Chimiquement, c’est un sol non calcaire dans la masse mais saturé en calcium. Le nom de « terrefort » constitue un toponyme attribué à différents terroirs du Sud-Ouest de la France : Terrefort rouergatTerrefort ariégeois, Terrefort toulousain... Le Lauragais est également un terrefort1.

Dans bien des cas, Terrefort est une évolution de thraelleborg, la château des esclaves. A rapprocher de Treffort (Ain) et Terrebourg (Charente). Nous ne coroyons absolumment pas à l'hypothèse qui aurait fait des Gascons des géologues avant l'heure. 

 

Thoard (Alpes-de-Haute-Provence)

Le nom du village, tel qu’il apparaît la première fois en 1035 (de Toard), fait l’objet de différentes interprétations : selon Charles Rostaing et le couplé Fénié, il dérive de la racine *Tou-, désignant une pente, un ravin, un creux dans le paysage ; le suffixe germanique -art s’est ajouté plus récemment13,14 ; selon Ernest Nègre, le nom de la commune vient du nom propre germanique Teuthardus15 ; une étymologie désuète de l’abbé Féraud, (Histoire et géographie des Basses-Alpes) lui donne le sens de turris ardua, « tour haute »2.

Thoard pourrait être une évolution du prénom Thorhadd

 

Thonac (Dordogne)

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Thonac pourrait être une évolution de Toenhus, la maison de Toeni. Voir Tonnay-Charente (Charente maritime) et Tonneins (Lot-et-Garonne)

 

Thorens-Glièsres (Haute-Savoie)

Son nom vient de l'époque burgonde. Au xie siècle, Odon de Compey est seigneur des lieux. En 1242, les soldats savoyards ravagent Thorens. Par le décret du , Thorens devient Thorens-Glières1.

Thorens pourrait être une évolution de Thorinhus, la maison de Thorinn. Taurignan (Ariège) pourrait être une évolution de Thorinhaug, la motte de Thorinn.

 

Tignac (Ariège)

Une forme ancienne est Tinhaco en 12722,3,Note 1. L'origine du nom de Tignac remonterait à un nom de personne latin Tennius ou Tineius auquel est apposé le suffixe -acum, ce qui correspondrait à *Tiniacum, « domaine de Tineius »4.

Tignac serait une évolution de thinhaug, la motte du thing.

 

Tilly-la-campagne (Calvados)

Le nom de la localité est attesté sous les formes Tilleium en 1198, de Tellayo vers 13501. De l'oïl *tilli (tilleul), « lieu planté de tilleuls »1.

La Campagne est selon toute vraisemblance  une transcription de kaupang, le marché. Il en existe une poignée autour de Caen. Banneville-la-Campagne, Estrées-la-Campagne, Poussy-la-Campagne, Magny-la-Campagne...

 

Tonneins (Lot-et-Garonne)

Attesté sous les formes Tonnencs en 1197 et Tonninge en 1253, toponyme germanique en -ing-os, formé avec le nom de personne Tunno que l'on retrouve dans Tonnencourt (Calvados). Homonymie probable avec Tonnens.

Tonneins situé sur les Garonne pourrait être une évolution de Toenhus, la maison de Toeni. A rapprocher de Tonnay-Boutonne et Tonnay-Charente en Charente et de Tonnac dans le Tarn.

 

Torreilles (Pyrénées-atlantiques)

La Torre désigne bien sûr une tour ou un ouvrage défensif, mais aussi par extension toute maison rurale dotée d'une tour de refuge. Le suffixe latin -ellu (que l'on retrouve aussi dans le nom de Saleilles, à proximité) est un diminutif. Mis au pluriel sous la forme Les Torrelles, le nom peut alors désigner un ensemble de petites fermes équipées de tours défensives ou de refuge4.

Torreilles pourrait être une évolution de thraellehus, la maison des esclaves. Les Toureilles (Haute-Garonne) , Treilles (Aude), Trailles (Landes) ont a priori la même origine. 

 

Tosse (Landes)

Pas d'hypothèse.

Ce village pourrait correspondre au prénom Tossi et dériver de Tosshus, la maison de Tossi.

 

Toulouse (Haute-Garonne)

Toulouse est un nom très ancien. Beaucoup moins anciens sont les toponymes germaniques entourant la cité. Braqueville (Braki), Rangueil (Rankill), Auzeville (Özur), Lauzerville (L'Ozur), Ramonville (Römund), Aigrefeuille (Asgeir), Maureville (Mar), Mauremont (Marsmand); Varennes (Baren/Bearn), Toutens (Thorstein), Trébons-Sur-La -Grasse (Thraelleborg), Maurens (Mar), Falgayrac (Falgeir), Ségreville (Sejer?), Beauville (Bo), Cambiac (probablement kaupang, marché), Caraman, Aurin, Albiac (Halbein), Cabanac (kaupang), Marseillac (Marstein), Mascarville, Vendine (Vandil), Francarville, Saussens, En Danis, Vallesville, Flourens, Gameville, Gragnague (Grani), Aucamville (Hakon), Gratentour (Grastein), Gagnac (Gani), Blagnac (Blann), Cornebarrieu (Korbjörn), Aussonne (Hastein), Mondonville, Menville (Manni), Mérenvielle (Maering), Brax (Braggi), Lèguevin, Tournefeuille, Cugnaux, Frouzins, Seysses, Ségoufielle (Sigulf). Il s'agit d'une liste en cours d'étude. 

 

Tourgueille (Gard)

Pas d'étymologie proposée.

Tourgueille pourrait être une évolution du prénom Thorgils.

 

Tournhac (Lot)

Pas d'étymologie proposée..

Tournhac correspondrait à la Thorunhaug, la motte de Thorunn. Tourniac (Lot) et Tournac (Ariège) auraient cette même origine. 

 

Tournous (Hautes-Pyrénées)

Pas d'étymologie proposée.

Tournous pourrait correspondre à Thorunhus, la maison de Thorunn. 

 

Tourrenquets (Gers)

Pas d'étymologie proposée..

Tourrenquets présente une suite de 6 consonnes. t-r-k-t-s. Cet enchaînement pourrait correspondre à Thorketillhus, la maison de Thoketill. 

 

Tourriers (Charente)

Les formes anciennes sont Tauresio en 1110Thaureis (non daté, xiie siècle), Toureis en 11387TauresioToresio vers 13008TaureisTourezio (non datées)9. L'origine du nom de Tourriers remonterait à un nom de personne gallo-romain Taurisius, ce qui correspondrait à Taurisium [fundum], « domaine de Taurisius »10,11.

Tourriers pourrait être une évolution de Thorihus, la maison de Thorir. Tauriac (Lot) serait une évolution de Thorihaug, la motte de Thorir.

 

Tourtenay (Deux-Sèvres)

Pas d'étymologie proposée..

Tourtenay pourrait être une évolution de Thorsteinhaug, la motte de Thorsteinn. 

 

Tourtignac (Tarn)

Pas d'étymologie proposée..

Tourtignac dériverait de Thorsteinhaug, la motte de Throstein. Cette origine est encore plus évidente avec Tourtinhac (Haute-Loire), Tourtillou (Lot-et-Garonne), Tourton (Ardèche)

 

Tourtirac (Gironde)

Pas d'étymologie proposée..

Gardégan-et-Tourtirac dériverait de Thorstyrhaug, la motte de Thorstyrr. 

 

Tourtrès (Lot-et-Garonne)

Cette section est vide.

Tourtrès serait une évolution de Thorstyrhus, la maison de Thorstyrr.

 

Tourtoirac (Dordogne)

Pas d'étymologie.

Tourtoirac est une évolution probable de Thorstyrhaug, la motte de Thorstyr. Gardégan-et-Tourtirac (Gironde)

 

Toutens (Haute-Garonne)

Cette section est vide.

Toutens pourrait être une évolution de Thorsteinhus, la maison de Thorstein.

 

Toutigeac (Gironde)

Pas d'étymologie.

La château Toutigeac à Targon serait une évolution de Tostighaug, la motte de Tostig.

 

Tralbaud (Charente)

Tralbaud pourrait être une évolution de thraelleborg. Tralebois (Vendée), Tralebeau (Corrèze), Tralbot (Vienne), Trabosc (Aveuyron), Traboux (Vaucluse)

 

Trassac (Lot)

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Trassac pourrait être une évolution de Thrasshaug, la motte de Thrassi. Tresses (Gironde) n pourrait être une variante de Thrasshus, la maison de Thrassi. 

 

Trébons (Hautes-Pyrénées)

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Trébons pourrait être une évolution de traelleborg et avoir constitué une étape entre la région de Dax et le Val d'Aran, point de passage des convois d'esclaves dans les Pyrénées.

 

Trébons-de-Luchon (Haute Garonne)

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Trébons semble appartenir à la famille des trellebo qui ont donné Treillebois, Trébosc, Trébois. Il dériverait de thraelleborg, le château des esclaves. Ce toponyme est associé à la traite des esclaves et indique une route de la traite vers l'Espagne

 

Treffort (Ain)

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Treffort pourrait être une évolution de thraelleborg, le château des esclaves. A rapprocher de Terrefort, Terrebourg, Trébons etc... Arvert, anc. Alvert semble être une évolution d'Albert, le nom; de baptême de Björn reçu à l'occasion du traité de Verberie de 858 lui accordant la Gascogne et la Saintonge. 

 

Treignac (Corrèze)

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Treignac pourrait être une évolution de Thrainhaug, la motte de Thrainn. Terraignes (Aveyron) pourrait être une évolution de Thrainhus, la maison de Thrain. 

 

Tremblade, La (Charente-maritime)

Le nom de la commune vient très probablement de la présence de trembles dans les forêts de la région, au Moyen Âge34.

La Tremblade semble être un dériver de thraelleborg La prise de Treillebois, Le Terrier Vert et Treuillebois aux Fouilloux -et peut-être Tirpée-  sont également des thraelleborg.  La présence de Les Gorces (L'Asgeirhus) laisse entendre qu'Asgeir était auc commandes.  Cette toponymie suggère que la presqu'île d'Arvert et Royan furent une étape importante de la traite vers l'Espagne. 

 

Tremblay (Ille-et-Vilaine)

Le nom de la localité est attesté sous les formes Trembleit en 1057, Trembliaco au XIIe siècle2, 3. Tremblay signifie « lieu planté de peupliers trembles »4, du gallo-roman TREMULATU, basé sur TREMULU « tremble » et suffixe -ATU (devenu féminin en français moderne -aie), c'est-à-dire tremblaie.

Tremblay semble être une évolution dans le pays d'oïl de thraelleborg, le château des esclaves. Cette hypothèse de lecture semble confortée par le positionnement des Tremblay de France qui se trouvent dans l'alignement des thraelleborg du sud de la France. 

 

Trembleaux (Gironde)

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Trembleaux est une évolution de Thraellhus, la maison des esclaves. A rapprocher de La Tremblade et de nombreux Tremblay du nord de la France. Il existe d'autres toponymes liés à la traite dans le Médoc : Talais (variante de thraellhus), 

 

Tréport, Le (Seine maritime)

Mentionné au xie siècle sous les formes latinisées Ulteris portum et Ultris portum, d'un bas latin non attesté *Ultrensis portus« le port qui est au-delà », celui-ci se situant en aval de la ville d'Eu. La forme picarde le Troiport, parfois citée au Moyen Âge, ne s'est pas maintenue3.

Le Tréport pourrait être une évolution de thraelleborg, le château des esclaves. A rapprocher de Treffort (Isère).

 

Treuillebois (Charente maritime)

Cette section est vide,

Treuillebois est une évolution reconnaissanble de thraelleborg, le château des esclaves. Treillebois (Maine-et-Loire), Trébois (Haute-Garonne), Trébosc (Aveyron), Trébons (Haute-Garonne), Trébouilh (Pyrénées-atlantiques) pourraient être autant d'évolutions de thraelleborg. Ces interprétations sont hypothétiques. Pour en valider l'origine, il convient de pointer ces toponymes sur une carte. On fait de même avec les toponimes dérivés de Taillebourg et on obtient des routes orientées vers le val d'Aran dans les Pyrénées. 

 

Trionac (Aveyron)

Cette section est vide

Trionac serait une évolution  de Trjonhaug, la motte de Trjonn.

 

Tuc de Biscarrague (Pyrénées-atlantiques)

Un tuc est une hauteur, en général une butte, une colline ou une simple dune. Le mot tuc est gascon : c'est une appellation des Landes de Gascogne et du Béarn. Ce microtoponyme, fort répandu dans les pays occitans, connaît aussi les variantes de suctruc ou turc. Le terme est parent de la racine oronymique prélatine kuk1.

Tuc, ce nom gascon, désigne une butte. Ce nom pourrait venir du scandinave tusk, défense. Cette origine est confortée par la Tusque de Sainte Eulalie d'Ambarès qui désigne bien une motte castrale. 

Biscarrague semble construit sur le radical basque bizkar, dos. 

Biscarrague serait une évolution de Viskarhaug, la motte de Viskarr. A rapprocher de Visker (Hautes-Pyrénées), Biscarosse (Landes) et Giscaro (Gers)

 

Tursan, Pays de (Landes)

Selon Bénédicte Boyrie, ce nom procède du cognomen Tursus, plus suffixe -anu. 

Tursan, anc. Theurssano, pourrait être une évolution du prénom Thurstan, c'est-à-dire Thorstein. A rapprocher de Tourtignac (Tarn), Tourtinhac (Haute-Loire)

 

U3

Uchacq (Landes)

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Uchacq pourrait être une évoilution de Uxhaug, la motte d'Uxi.

 

Unac (Ariège)

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Unac correspondrait la Unhaug, la motte de Unn. 

 

Ustaritz (Pyrénées-atlantiques)

Jean-Baptiste Orpustan analyse le nom d'Ustaritz comme étant la concaténation du radical urd- — comme dans Urdos — « plat, plateau » et d'haritz, « chêne pédonculé, grand chêne », par opposition au chêne tauzin ou petit chêne26. Hector Iglesias indique, quant à lui, une origine germanique pour le toponyme Ustaritz, se basant sur la liste de toponymes galiciens se terminant en -riz, notamment sur l'existence du nom de hameau galicien Ustariz, province de Lugo — élément issu du gotique reiks [ri:ks], « latinisé » en -ricus — et propose l’anthroponyme Oste-ric(us)27.

Ustaritz pourrait être une évolution de Vestarhus, la maison de Vestarr.  A rapprocher de Ouistreham (Calvados), pour Vestarhamn,   le port de Vestarr. 

 

V35

Vaïssac (Tarn-et-Garonne)

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Vaïssac pourrait correspondre phonétiquement à Balshaug, la motte de Balsi qui a également donné Balzac

 

Valeyrac (Gironde)

Nom construit sur l'anthroponyme latin Valerius

Valeyrac pourrait correspondre à Baelirhaug, la motte de Baelir. 

 

Vallans (Deux-Sèvres)

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Vallans pourrait être une évolution de Valhus, la maison de Vale. Valès (Tarn-et-Garonne), Valos (Ardèche), Château Valoux (Gironde)

 

Vanzac (Charente-maritime)

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Vanzac pourrait correspondre à Benshaug, la motte de Bensi. A rapprocher de Vensac (Gironde).

 

Varilhes (Ariège)

Cette section est vide.

Varilhes pourrait être une évolution de Varinhus, la maison de Varinn.

 

Vars (Charente)

Le nom de la commune est attesté par les formes anciennes latinisées Varno en 1020-10378Varnum vers 13009. L'origine du nom de Vars remonterait au gaulois verno-verna signifiant « aulne ». Ce mot gaulois, passé en occitan et en vieux français (vergne), a donné son nom à de nombreuses communes en France10,Note 1.

Vars correspondrait à Biarhus. La forme Varno confirme que la racine Bern est la bonne. 

 

Vaunac (Dordogne)

Cette section est vide.

Vaunac pourrait être une évolution de Vaenhaug, la motte de Vaeni. 

 

Vaychis (Ariège)

Cette section est vide,

Vaychis pourrait être une évolution de Bakkhus, la maison de Bakki. A rapprocher de Bachos (Haute-Garonne) et Beychac-et-Caillau (Gironde)

 

Vayrac (Lot)

Le toponyme Vayrac, d'origine gallo-romaine, est basé sur un anthroponyme Varius.

Vayrac pourrait être une évolution de Bierhaug, la motte de Bier. Veyrac (Haute-Vienne), Beyrac (Landes), Bayrat (Ariège), Birac (Charente), Bérac (Ariège) sont autant de variantes. 

 

Vayres (Gironde)

Vayres était appelée Varatedo à l'époque gallo-romaine. En 1060, la paroisse Sanctus Johannes de Vayras est attestée et la cité est de nouveau mentionnée au xiiie et xive siècles5

Vayres pourrait être une évolution de Bierhus, la maison de Bier. Bayrès (Pyrénées-atlantiques), Beyres (Landes), Veyres (Lozère), Beyris (Pyrénées-atlantiques),  Beyries (Landes), Beyriès (Gers). Mais aussi Biars-sur-Cère (Lot) et Biarritz (Pyrénées-atlantiques). Bier, c'est Björn, le chef de l'invasion. 

 

Vénac (Tarn)

Cette section est vide,

Vénac serait une évolution de Vaenhaug, la motte de Vaeni. Le village voisin,  Veilhes pourrait très bien être une évolution de Vaenhus, la maison de Vaeni. 

 

Vendays-Monthalivet (Gironde)

Le nom de Vendays serait une contraction des mots gaulois : vindos, signifiant « blanc », et ialo, « clairière »1.
Vendays pourrait dériver de Vandillhus, la maison de Vandill. Benteille au Haillan ferait référence au même prénom. Idem pour Benteyac à Habas dans les Landes. 

 

Vensac (Gironde)

Pas d'étymologie proposée.

Vensac dérive logiquement de benshaug, la motte de Bensi.

 

Ventenac (Ariège)

Nom d'homme latin Ventinus + acum.

Ventenac pourrait être une évolution de Benteinhaug, la motte de Bentein. Ventenac-Cabardès (Aude) et Ventenac-en-Minervois (Aude). Voir Bentenac (Haute-Garonne)

 

Ventilhac (Gard)

Pas d'étymologie proposée.

Ventilhac serait une évolution de Vandilhaug, la motte de Vandil. Ventillac (Haute-Vienne)  et Vintilhac (Tarn-et-Garonne) ont la même origine. Benteille au Haillan (Gironde) dériverait de Vandil.

 

Verdelais (Gironde)

Verdelais dérive d'un nom de personne de type *Verdulus, muni du suffixe à consonne sifflante de type basco-aquitain -aitze2. L'étymologie populaire est viridis lucus « forêt verte », mais dans ce cas les lois de la phonétique historique du gascon mèneraient à *Ber(t)luc/*Ver(t)luc, ou plutôt à Lucbert.

Verdelais serait une évolution de Bertilhus, la maison de Bertill.

 

Verdets (Pyrénées-atlantiques)

Le toponyme Verdets apparaît3 sous les formes Berdes (xe siècle, cartulaire de l'abbaye de Lucq4), Berdez (xie siècle, d'après Pierre de Marca5), Bardez (xiie siècle, collection Duchesne volume CXIV6), Berdegs (1385, censier de Béarn7) etSent-Johan de Berdetz (1422, notaires de Lucq8).

Verdets pourrait être une évolution de Bardhus, la maison de Bard. A rapprocher de Bardos. 

 

Verfeil (Haute-Garonne)

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Verfeil n'est pas un nom d'origine scandinave. Verfeil accueillait un palais carolingien. Il s'agit sans doute de Ferrucius Villa dans laquelle Charles le Chauve s'arrête avant d'assiéger Toulouse en juin 844. Jusqu'à présent, on assimilait Castelferrus (Tarn-et-Garonne)  à Ferrucius Villa

 

Vergeroux (Charente maritime)

L'origine du nom de Vergeroux retient une hypothèse étymologique : du latin viridarium signifiant verger.

Vergeroux pourrait être une évolution de Berggeirhus, la maison de Berggeir. A rapprocher de Bergerac.

 

Vernaux (Ariège)

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Vernaux serait une évolution de Bernhus, la maison de Björn. Vernoux (Deux-Sévres) a la même origine. 

 

Vert-Bois (Charente-maritime)

Ce nom ne présente a priori pas de difficulté. Si ce n'est qu'il est absurde.  Vert-Bois correspondrait à Bierborg, la château de Bier, alias Björn.  Virebois, Frontenay Rohan Rohan (79), Fierbois Capbreton (40), Ferbos Cadaujac (33), Birebout (St Emilion), Bireboy (Lot-et-Garonne), Birebouch (Gers)

 

Verteillac (Dordogne)

Pas d'étymologie proposée.

Verteillac serait une évolution de Bertilhaug, la motte de Bertill. Verteilhac (Lozère)  a la même origine. Berteil (Aude) et Berteille (Aveyron)  feraient référence à Bertill. 

 

Verteuil-d'Agenais (Lot-et-Garonne)

L'origine du nom de Verteuil remonterait à un nom de personne gaulois Vertus auquel est apposé le suffixe gaulois -ialo signifiant « clairière, champ », ce qui donnerait *Vertoialos, "la clairière de Vertus". Vert- est une racine de nom gaulois d'origine pré-celtique, au sens inconnu9,Note 1.

Verteuil serait une évolution de Bertill.

 

Veyrac (Haute vienne)

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Veyrac serait une évolution de Bierhaug, la motte de Bier.

 

Veyrignac (Dordogne)

Mentionné sous la forme latinisée Verinaco au xiie siècle, puis occitane à finale latinisée Vayrinhacum en 13503. Nom gallo-roman en -acum, précédé d'un nom de personne gallo-roman Veterinius4.

Veyrignac pourrait être une évolution de Varinhaug, la motte de Varinn.

 

Villaudemard (Alpes-de-Haute-Provence)

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Villaudemard semble être une évolution de Valdemarr. Voir Seyne.

 

Villaudric (Haute-Garonne)

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Villaudric pourrait être une transcription du prénom Baldrek.  Voir Baudreix (Hautes-Pyrénées). Il pourrait égakement s'agir d'une bastide fondée par un certain Audric

 

Villembits (Gers)

Du latin villa (= ville) et ambitus (= rempart).

Villembits pourrait être une évolution de Vilhjalm. Bits pourrait être une évolution de boe, ferme, qui a donné les noms en -by en Angleterre, mais ce serait étonnant. Le nom parait davantage germanique que latin.

 

Villemontais (Loire)

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Villemontais pourrait être une évolution de Vilmundhus, la maison de Vilmund. 

 

Villesèque (Lot)

Le toponyme Villesèque, en occitan Vilaseca, d'origine médiévale, est basé sur villa et seca qui désigne une ville sèche2.

Malgré une apparence latine,  Villesèque pourrait faire allusion au prénom scandinave Vitserk.

 

Vimaney, Le (Gironde)

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Le Vimaney, situé en bord de Gironde, pourrait être une évolution de Vigmaney, l'île de Vigman.

 

Vimont (Dordogne)

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Vimont pourrait être une évolution de Vigmund. Bimont (Lot-et-Garonne) aurait lamême origine. 

 

Viodos (Pyrénées-atlantiques)

Le toponyme Viodos apparaît sous la forme Biodos (14961, contrats d'Ohix2).

Viodos pourrait être une évolution de bjüdhus, la maison de commandement.  A rapprocher de Biaudos (Landes), Bidos (Pyrénées-atlantiques), Budos (Gironde), Vidous (Hautes-Pyrénées), Vidou (Lot-et-Garonne).

 

Visker (Hautes-Pyrénées)

« Visker » viendrait du basque Biskar qui signifie « crête allongée ».

Voir Biscarosse

 

Vrillant (Gironde)

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Vrillant  pourrait être une transcription phonétique de Brian>Biarn>Björn. A rapprocher Breillan et Brion (Lozère).

 

Y7

Ychoux (Landes)

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Ce nom pourrait être comme Ygos une évolution de Ygghus, la maison de Ygg.

 

Yeu Île d' (Vendée)

L'île d'Yeu, jadis Augia et Insula Oya au vie siècle (source?)1ad Oiam insulam au xie siècle. Yeu comme Oye (62) est une évolution du mot germanique auwja/augjo signifiant « prairie humide », puis « terre entourée d'eau » et « île ». Yeu signifie donc « île » et Île-d'Yeu est alors une tautologie, signifiant : « l'île de l'île ».

L'île d'Yeu pourrait dériver du scandinave ey, île. 

 

Yffiniac (Côte d'Armor)

Le nom de la localité est attesté sous les formes Ilfiniac en 1182, Iffiniac en 1207, Parochia d'Yffiniac en 1311 et vers 1330, Affiniac en 1320, Yffyniac en 1418, Yfiniac en 1419, Affiniac en 1423, Yffinnac en 1426, Yfiniac en 1432, Eyffiniac en 1435, Yffiniac en 1435 et en 1490, Finiac en 1480, Yfiniac en 1514, Finyac en 1536, Defynyac en 1552, Ifiniac en 15691Issiniac en 18012, Iffiniac en 18023. Yffiniac vient, semble-t-il, d'un gaulois nommé Ivino ou Ivinius 1.

Yffiniac, anc. Finhac, serait une évolution de Finhaug, la belle forteresse. Sans doute une allusion au camp de Péran qui domine la baie et qui fut occupé par les hommes du Nord. 

 

Ygos (Landes)

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Ygghus, c'est la maison de Ygg, devenu en français Hugues. 

 

Yves (Charente maritime)

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Yves, anc. Iues, dérive logiquement de ey, île. Comme l'île d'Aix, Dolus d'Oléron, l'île d'Yeu, Doix (Vendée)

 

Yviers (Charente)

Les formes anciennes sont Iverio en 1083-1098Vier en 1109Yverio en 11006. Selon Talbert, l'origine du nom d'Yviers remonterait à un nom de personne gallo-romain Iberius, dérivant du nom du peuple des Ibères, ce qui correspondrait à Iberius [fundus], « domaine d'Ibérius »7. A.Dauzat, quant à lui, préfère une origine germanique de ce nom : Ew-hari8.

Yviers pourrait être une évolution de Ivarhus, la maison d'Ivar.

 

Yvrac (Gironde)

Pas d'étymologie.

Yvrac pourrait correspondre à Ivarhaug, la motte d'Ivar. Ivar est vraisemblablement le frère de Björn, Ivar le Cruel. Au début des invasions, ce chef paraplégique n'assure pas de commandement majeur, mais après 865 et les disparitions de plusieurs chefs majeurs : Björn et Asgeir notamment, il assume le commandement des forces vikings en Angleterre où il devient roi d'York et de Dublin. Ilbaritz serait une évolution d'Ivarhus.