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Wikipedia et censure

Wikipedia et censure 223

Wikipedia donne le sentiment d'être une source de connaissance objective et neutre, c'est une erreur. Wikipedia est alimenté par des bénévoles qui "décident" ce que doit être la "véritable" information. Le plus amusant est qu'en matière de toponymie, le site ne va pas hésiter à faire état de deux, trois ou quatre hypothèses différentes, démontrant bien par là les limites de cette discipline et sa malléabilité. Pourtant, des contributeurs de Wikipedia censurent systématiquement toute possible étymologie scandinave. Il ne s'agit pas de science ou de sérieux, mais d'obscurantisme et de censure. Les gardiens du temple ne sont jamais sélectionnés pour leur intelligence ou leur faculté à questionner, mais pour verrouiller et répéter le dogme.

 

Quelques régles de la toponymie scandinave.

Les toponymes scandinaves se partagent entre deux familles principales. Les noms en -hus, maison qui révèlent une lieu d'habitation [hus va se décliner en -os, -is, es-, -as, -ens, -ous, -oux, -s]. Les noms en -haug, colline, motte castrale révèlent une zone "militarisée" où les contacts avec l'ennemi nécessitent des points fortifiés. [Cela va donner des noms en -ac, -acq, -oc, -oge, -auge, -ague, argue en Pays d'Oc mais aussi -ay et -haie en Pays d'Oïl]. On va trouver ces toponymes sur la rive droite de la Garonne où ils indiqueraient la présence d'une marche militaire protégeant la Gascogne d'attaques venues du Nord. On va également en trouver sur la rive gauche autour des cités sur lesquelles les Vikings gardent un oeil (Mérignac, Benauge à Bordeaux, Blagnac à Toulouse, Marracq à Bayonne).

Ces toponymes vont correspondre pour l'essentiel à la période de la conquête et vont être composés à partir de prénoms scandinaves, ceux a priori des chefs qui érigent ces fortifications ou résidences. Près de 200 prénoms scandinaves vont être identifiés dans le sud de la France. 

 

La force de la présomption toponymique.

Se baser sur la seule linguistique est insuffisant pour proposer une interprétation toponymique valable. Il est essentiel de vérifier la cohérence du toponyme avec l'histoire et la géographie. C'est le bon sens. Il est possible  de trouver des noms à consonnance phonétique  "phénicienne", "égyptienne" ou "maories" dans la toponymie française. C'est d'ailleurs un des arguments de ceux qui contestent une possible toponymie scandinave. Or, à la différence des Maoris, des Egyptiens ou des Phéniciens, les hommes du Nord se sont emparé de la quasi totalité des cités de Francie occidentale entre 840 et 865. L'hypothèse scandinave s'inscrit dans l'histoire de manière bien plus "précise" que les hypothèses wisigothes ou basques.

Il faut aussi tenir compte de la géographie. Si un toponyme décrit en langue scandinave une particularité géographique qui correspond à la réalité du lieu, alors la présomption d'une interprétation valide augmente. Par exemple, le mot Campagne. Logiquement, ce toponyme vient du latin campus pas de souci.  Néanmoins, les Scandinaves utilisaient un toponyme pour désigner un marché. Ce mot est kaupang. Ce mot va donner des noms comme Copen et Caupenne, mais va aussi être assimilé à Campagne, par des moines ignorants des langues germaniques et de leur sens.

Enfin, la pluralité des toponymes entrant dans une grille de lecture scandinave augmente la probabilité statistique de l'hypothèse étudiée. Biscarosse pourrait être un nom basque ou scandinave. La pluralité des toponymes basques ou scandinaves situés dans les environs est de nature à donner plus de force à une hypothèse plutôt qu'une autre. 

 

Les phénomènes d'attraction paronymique.

Certains mots scandinaves vont être assimilés à des mots français ou latins par les scribes. Ainsi, vik, golfe, va devenir vicus, ville. Le Grand Viel (Loire atlantique), Le Grand Village, anc. Le Grand Ville (Charente maritime), Vielle-Saint-Girons (Landes) sont manifestement des vik scandinaves.  Gat, le passage, va devenir gatus, le chat.  La pointe du Chay à Royan (Charente maritime), le courant d'Huchet (Landes), le Marcat d'Aüchets à Mimizan (Landes), Bois de la Chaise à Noirmoutier (Loire atlantique) sont des évocations de détroits ou gat...  Holm, îlot, va être assimilé à homme. Kaupang, marché, à campagne. 

 

Le riche thesaurus de prénoms scandinaves.

Les prénoms scandinaves sont très nombreux. Ils piochent dans le bestiaire (Björn, ours, Sven, cochon, Arni, aigle, Ulf, loup), dans les éléments (Mar, mer, Stein, pierre, Vith, bois), des objets (Brand, épée, Geir, lance, Mund, cadeau), des adjectifs (adal, noble, stor, grand, ). Des prénoms composées sont déclinés à partir de ces mots et permettent quantités de variantes.  Il est intéressant de noter que les prénoms féminins sont également très variés. Logiquement, si les toponymes renfermant des prénoms masculins étaient purement accidentels et paronymiques, alors on drevrait trouver tout autant de toponymes renfermant un prénom féminin. Or, ce n'est pas le cas ce qui renforce la présomption que ces toponymes renferment bien des noms de guerriers.

 

La faiblesse de la science toponymique.

Il est possible de faire entrer un grand nombre de toponymes à consonnace germanique dans une grille de lecture scandinave. D'aucuns diront qu'ils sont Francs ou Wisigoths, mais l'histoire nous dit le contraire : toutes les cités d'Aquitaine furent prises par les Vikings qui ravagèrent l'Europe pendant deux siècles. Affirmer qu'ils n'ont pas pu laisser de toponymes car des "pillards" se contentent de passer est un postulat erroné et absurde. Les Scandinaves n'étaient pas seulement de grands marins, ils étaient aussi de grands cavaliers, de grands marchands, de grands charetiers et de grands skieurs. Les déplacements sur mer ou sur terre n'avaient aucun secret pour eux et ils pullulèrent dans l'empire franc comme des asticots sur une charogne. La toponymie nous apprend non seulement qu'ils parsemèrent la France de forteresses et de comptoirs commerciaux créant des routes commerciales sillonnant l'empire, mais aussi qu'ils s'installèrent et laissèrent de nombreuses traces de leur installation.. 

Cette présence scandinave n'a jamais été soupçonnée pour deux raisons : d'une part, jamais les historiens français n'ont étudié les invasions au sud de la Loire, d'autre part,  jamais les linguistes français n'ont étudié la possiblité scandinave dans la toponymie française hors de Normandie. Les uns et les autres victimes de leurs préjugés.

Il est certain que quantité de propositions toponymiques scandinaves évoquées sont erronées, mais il est certain aussi que toutes ne le sont pas. Il est certain enfin que les hypothèses scandinaves n'ont pas moins de valeur que les hypothèses latines. Ceux qui rejettent les hypothèses scandinaves et mettent en avant les hypothèses latines ou gauloise n'ont pas plus de preuve -et même beaucoup moins- que l'auteur de ces lignes. Il n'y a aucune raison pour rejeter d'emblée la probabilité scandinave, a fortiori au regard de l'histoire de cette période.

 

 

Abense-de-bas (Pyrénées atlantiques)

Abense-de-Bas se dit Onizepe(a) ou Omizepe(a) en basque. Jean-Baptiste Orpustan1 propose l'évolution suivante de l'éthymon basque Oniz en langue romane : oniza > oníse > oénse > auénse > abense. La base du nom serait l'oronymeona.

Abense pourrait correspondre au prénom Abensi. Voir Avensan (Gironde) et Avensac (Gers).

 

Agonac (Dordogne)

L'origine du nom de Juignac remonterait à un nom de personne romain Junius ou Juvenius auquel est apposé le suffixe -acum, ce qui correspondrait à Juniacum, « domaine de Junius »9,10.

Agonac serait une évolution d'Hakonhaug, la motte d'Hakon. Agon-Coutainville (Manche), mais aussi Cognac (Charente), Connac (Aveyron).

 

Aigre (Charente)

Le village pourrait avoir été construit autour de la propriété d'un riche gallo-romain nommé Acrius10,9.

Aigre pourrait tenir son nom d'Asgeir, le chef viking qui s'empara de Saintes en 845.

 

Albignac (Corrèze)

Albignac vient du nom d'un homme latin appelé Albinus ou Albinius.

Albignac pourrait être une évolution d'Halbeinhaug, la motte d'Halbein. Voir Alvignac (Lot)

 

Almayrac (Tarn)

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Almayrac serait une évolution d'Ailmaerhaug, la motte d'Ailmaer.

 

Altillac (Corrèze)

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Altillac dériverait de altinhaug, la colline de l'Alting, l'assemblée de tous. L'église d'Altillac se trouve au sommet de cette colline urbanisée dans les années 1960. Les hommes du Nord choisissaient de se réunir dans des sites pittoresques et non stratégique. 

 

Alvignac (Lot)

Attestée sous la forme Alviniaco en 930 dans le cartulaire de Beaulieu14. Le toponyme Alvignac, ou Alvinhac en occitan est basé sur l'anthroponyme latin ou roman Albinius, dérivé du patronyme romain Albinus. La terminaison -ac est issue du suffixe gaulois -acon (lui-même du celtique commun *-āko-), souvent latinisé en -acum dans les textes. Albiniacum fundum est le nom du domaine d'Albinius15.

Alvignac pourrait être une évolution d'Halbeinhaug, la motte d'Halbein.

 

Ambarès (Gironde)

Le toponyme d’Ambarès est issu du nom du baron de Montferrand, Tizo de Barès.

Ambarès pourrait être une évolution d'Ambierhus, la maison d'Ambier. Ce serait une évolution d'Arnbjörn. 

 

Ambérac (Charente)

Le lieu est attesté sous les formes Ambairiaco en 10807Amberaco en 11108Ambariaco en 12747AmbelacoAmberacoAmbeyracAnbeyracEmberacoEmbeyraco au xiiie siècle9,10,11. Il s'agit d'une formation toponymique gauloise ou gallo-romane, basée sur le nom d'un homme gaulois Ambarrius, et du suffixe -acum indiquant la propriété12,13.

Ambérac serait une évolution de Ambierhaug, la motte d'Ambier. A rapprocher d'Ambarès (Gironde) et Ambeyrac (Aveyron)

 

Ambernac (Charente)

Albert Dauzat et Charles Rostaing expliquent le premier élément Ambern- par un nom de personne latin *Ambarrinus, non attesté, suivi du suffixe -acum9, d'origine gauloise *-āko10.

Ambernac serait une évolution d'Arnbern, la motte d'Arnbjörn.

 

Ambès (Gironde)

Autrefois orthographié Ambez le nom de la commune pourrait dater de l’occupation romaine, ambo signifiant « deux » (comme dans ambidextre), et ez « estuaire », l'ensemble faisant référence à la Gironde et aux deux cours d'eau de la Garonne et de la Dordogne2.

Ambès pourrait être une évolution d'Ambhus, la maison d'Ambi.

 

Andernos (Gironde)

Andernos est un toponyme aquitanique en -otz / -os2. Le radical est probablement un nom de personne aquitanique Anderen-, attesté comme nom de femme Andere, Anderenis3 ; on connait aussi4 les noms de femme apparentés Anderexo5Anderese(n)6AnderitiaAndere signifie 'dame' en basque (et plus largement en Europe de l'Ouest7).

Le radical andern pourrait correspondre au prénom Eindrid.

 

Angély, Saint-Jean d' (Charente maritime)

Le nom de la ville serait dérivé du nom de domaine gallo-romain Angeliacum, formé à partir de l'anthroponyme chrétien Angelus (ange) ou germanique Angel (les Angles, nom d'une tribu germanique) et du suffixe de possession -acum, indiquant la présence d'un domaine au cours des premiers siècles de notre ère. La forme Angeriacum est liée à une mutation secondaire /l/ > /r/, commune en phonétique..

Saint Jean d'Angély, anc. Angeriacum, pourrait être une évolution d' Asgeirhaug, la motte d'Asgeir. Asgeir s'empara de Rouen en 841, Saintes en 845, puis de Bordeaux en 848.

 

Antignac (Haute Pyrénées)

La commune tirerait son nom de l'anthroponyme gallo-romain « Antenius » associé au suffixe de possession « -acum ». Ce nom est à rapprocher de celui d'autres communes et hameaux du sud-ouest de la France, tel Antignac (Charente-Maritime)3, construit sur le même modèle.

Antignac, comme Altillac (Corrèze),  désigne la colline de l'alting. Ce lieu de réunion désigne une zone de colonisation.

 

Antin (Hautes-Pyrénées)

Du nom de personnage Antinus (de Ante).

Antin serait une évolution d'althing, l'assemblée de tous.  A rapprocher d'Antignac (Cantal) et Hanteillan (Gironde)

 

Arcangues (Pyrénées-atlantique)

L’étymologie du terme basque divise les linguistes. Jean-Baptiste Orpustan propose un alliage des mots basques ar-gain, « hauteur rocheuse », et -goiz, « position ouverte vers l'est », ce qui amènerait à la formule complexe « hauteur rocheuse vers l'est »30. De son côté, Jean Espilondo bâtit sa proposition sur la base Ar(kh)angozea en la décomposant en Ar(kh)an⁵ + go(i)⁴ + (t)z³ +  +  et en s’appuyant sur une structure grammaticale et lexicale classique qui fournit La¹ (maison ou foyer) du² (site) en³ crête⁴ des vallons⁵JE 5.

Arcangues a manifestement été victime d'une cacographie comme son nom basque Arangoitze le suggère. Arcangues se serait écrit Areangues et dériverait d'Haeringhus, la maison de Haering.

 

Ardengost (Hautes-Pyrénées)

Le radical ardeng pourrait correspondre au mot althing. L'isolement du site  semble favorable à cette interprétation.

 

Arengosse (Landes)

L'origine de ce nom est euskarienne (aquitanique proto-basque). L'étymologie de ce nom provient de l'agglutination des mots aran (vallée), goi (haut) et du suffixe itz (situation), ce qui signifie l'endroit situé en haut de la vallée. Ce patronyme précise la localisation de l'habitat d'origine.

Haeringhus, la maison d'Haering. L'origine proto-basque est absurde. Le seul autre toponyme proto-basque de Gascogne est Biscarosse, qui dérive de Viskarhus...

 

Armagnac (Gers)

Pas d'étymologie proposée.

Ce nom pourrait dériver d'Armunhaug, la motte d'Armund. Le "d" final chute lorsque le prénom est suivi d'un mot.

 

Arvert (Charente maritime)

Albert Dauzat et Charles Rostaing, qui ne citent aucune forme ancienne, émettent l'hypothèse d'un nom de lieu gaulois Are-verno, basé sur les termes are « devant » et verno « aulne, verne »40. En ce cas, il serait homonyme d'Arverne, nom d'une tribu gauloise. Xavier Delamarre signale qu’are peut avoir également le sens de « près de » et éventuellement « à l'est de »41. Quant à verno, il le donne sous la forme uernā, avec un sens secondaire possible de « marais ? »42. Dans la toponymie française uerno a souvent donné VernVer et même Vert, ce qui explique la première proposition. En outre, il existe un toponyme Arvernicus, avec le suffixe gaulois *-ico- et la glose are uerni ante obs(i)ta du glossaire d'Endlicher43.

Ce toponyme va apparaître avec la forme Alvert. Il pourrait s'agir tout simplement d'une évolution d'Albert, un prénom franc que l'on retrouve dans Capbreton (Landes), Bertheaume (Finistère) et Port-d'Albret (Landes). On pourrait également rapprocher ce toponyme d'Arveyres (Gironde). Ce dernier semble plutôt dériver d'Arbierhus, la maison d'Arbier, c'est-à-dire Arbjörn.

 

Arveyres (Gironde)

Le toponyme est documenté sous les formes latines Arveriis (1096), Arberiis (1235) ou romanes Arveyras (1362)… Le radical historique est donc arveri- / arberi-. La prononciation gasconne est [arˈβɛjrəs]2.

Arveyres serait une évolution de Harbjörnhus, la maison d'Harbjörn.

 

Arx (Landes)

Pas d'étymologie proposée. 

Arx est à rapprocher d'Archus à Mimizan. C'est une évolution logique d'Harekhus, la maison d'Harek ou Erik.

 

Astaffort (Lot-et-Garonne)

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Astaffort pourrait être une évolution de Hasteinborg, le château d'Hastein. Estibeaux (Landes) serait une autre évolution de ce mot. Estigarde (Landes) serait une évolution d'Hasteingard, la forteresse d'Hastein. Hastein était le frère juré de Björn, principal acteur et bénéficiaire de la conquête de la Gascogne en 840. Hastein était surnommé par les Francs le "Vomi de l'enfer" en raison de sa cruauté. Il est vraisemblablement le responsable du massacre de  la population de Lectoure en 840. Ce massacre pourrait avoir été des réprésailles après que les Gascons se soient fortifiés dans Auch, une position défensive très contrariante pour les chefs scandinaves. 

 

Astaillac (Corrèze)

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Ce toponyme dériverait d'Hasteinhaug, la motte d'Hastein.

 

Aste-Béon (Pyrénées atlantiques).

Le toponyme Aste est mentionné en 13854 (censier de Béarn5) et apparaît sous la forme Asta (14873, notaires d'Ossau6). Son origine est basque, de aitz/as, « pointe rocheuse »4. Le toponyme Béon apparaît sous les formes Beoo (13284, traité d’Ossau-Val de Tena, 13743, contrats de Luntz7 et 13854, censier de Béarn5), Beo de la Bag d'Ossau (14273, contrats de Carresse8), Sent Felix de Béon (16543, insinuations du diocèse d'Oloron9) etBéon sur la carte de Cassini (fin xviiie siècle4. Il vient peut-être d'une racine oronymique pré-indo-européenne *ben4.

Le point intéressant est que ce village est dominé par  le pène de Béon (1251m) également nommé Pène de Béarn. Béon et Béarn pourraient l'un et l'autre faire allusion au même prénom scandinave Björn dit Biarn. Cette probabilité pourrait nous révéler l'origine de Aste. Lorsque Björn entre en Méditerranée, Guillaume de Jumièges nous apprend qu'il est accompagné par son frère juré Hastein. Aste et Béon pourraient tenir leur nom de deux chefs majeurs des invasions. Leur présence dans cette vallée s'explique assez naturellement : la vallée d'Ossau amène au Col du Pourtalet, accès stratégique à Pampelune, principale puissance politique régionale.

 

Aston (Ariège)

Pas d'éymologie proposée.

Aston est sans doute un nom révélant la passage d'Hastein. Asté (Hautes-Pyrénées),  Estaing (Hautes-Pyrénées, Aveyron) Ausseing (Haute-Garonne), Asson (Pyrénées-atlantiques).

 

Aucun (Hautes-Pyrénées)

Peut-être nom basco-aquitain : de alge (= champ) et suffixe locatif un : lieu où il y a des champs.

Aucun pourrait tenir son nom d'Hakon. 

 

Audenge (Gironde)

Le nom Audenge (1299) dérive du nom de personne Aldingus, vraisemblablement par une formation du type *Aldingia villa2, dont la prononciation devient /awˈdendjə/.

Audenge pourrait être une variante d'althing et indiquer le lieu d'une assemblée scandinave.

 

Audinac (Ariège)

Pas d'éymologie proposée.

Audinac serait une évolution de Audunhaug, la motte d'Audunn.

 

Audon (Landes)

C'est un toponyme issu d'un nom de personne d'origine germanique formé sur la racine ald (vieux).

Audon, comme Authon (Alpes-de-Hautre-Provence) semble être une évolution de Audunn.

 

Aureilhan (Landes)

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Aureilhan pourrait être un nom scandinave. Le Reilhan serait devenu Au Reilhan. Reilhan, comme Royan, désigne en toute logique Reinham, le port de Rein c'est-à-dire Ragnar. Le lac d'Aureilhan était la principale base viking au sud de l'Europe.

 

Autignac (Hérault)

Le nom de la localité est attesté sous la forme latine Altignagus Villa en 9901de Altiniaco en 1155, de Autiniaco en 1199, de Autinhaco en 12602.

Autignac dériverait d'althinhaug, la motte du althing. Ce toponyme révèle une zone coloniale scandinave dans l'Hérault. Hérault est d"ailleurs un nom germanique faisant allusion à Harald.

 

Ausseing (Haute-Garonne)

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Ausseing pourrait être une évolution d'Has(t)ein. Le "st" se transforme souvent en "ss". On nomme cela une sigmatisation.   Asson (Pyrénées-atlantiques) pourrait avoir la même origine.

 

Avensan (Gironde)

Avensan est une formation romane en -anum basée sur un nom de personne qui peut être AventiusAvencius ou Aventinus3.

Avensan pourrait correspondre à Abenshaug, la maison d'Abensi. Avensac (Gers) aurait la même origine. Abense (Pyrénées atlantique) tiendrait aussi son nom d'Abensi.

 

Ayssènes (Aveyron)

Pas d'étymologie proposée.

Ce village pourrait avoir la même origine que Eysines (Gironde) et dériver d'Has(t)einhus, la maison d'Hastein.

 

Azereix (Hautes-Pyrénées)

Pas d'étymologie proposée.

Evolution probable d'özurhus, la maison d'Özur.

 

Azur (Landes)

Pas d'étymologie proposée.

A priori, il s'agit du prénom Özur.

 

Bachos (Haute Garonne)

Cette section est vide.

Bachos dériverait de Bakkhus, la maison de Bakki.

 

Baliracq-Maumusson

Selon Michel Grosclaude12, le toponyme vient très probablement d’un patronyme latin, Valerus, augmenté du suffixe gallo-romain -acum, pour donner « domaine de Valerus ».
Baliracq serait une évolution de Baelirhaug, la motte de Baelir.

Baliros (Pyrénées atlantiques)

Michel Grosclaude4 propose comme étymologie le patronyme latin Valerus augmenté du suffixe aquitain -ossum, qui donne « domaine de Valerus ».

Baliros semble dériver la Baelirhus, la maison de Baelir.

 

Bardos (Pyrénées atlantique)

Spécialiste du gascon, le linguiste allemand Gerhard Rohlfs y voit le nom d'homme gaulois Bardus suivi du suffixe aquitain -ossumD-R 1Albert Dauzat et Charles Rostaing proposent quant à eux la racine bard- ou bart-, terme gascon (origine aquitaine) qu'ils rapprochent de l'ancien provençal bart désignant la terre argileuseD-R 1. Spécialiste en lexicographie et en onomastique, Jean-Baptiste Orpustan les rejoint dans son analyse, précisant que le premier terme désigne les terrains bas et argileux des abords de cours d’eau (ou barthes) et que le suffixe -os est "basco-aquitain". Il propose donc un « lieu où abonde la terre argileuse »JBO06 1Bénédicte Boyrie-Fénié rejoint Jean-Baptiste Orpustan sur l'origine du nom, précisant quant à elle que la pérennité des formes laisse entendre que le nom a toujours été "compris"BBF 1.

Bardos désigne la maison de Bard. Bardos étant situé sur une crête, l'hypothèse bart, boue est d'une extrême faiblesse. 

 

Bassens (Gironde)

Formes anciennes du nom : BassenxsBacenxs ou Bassenx au xive siècle14,15Bassens en 1793 et 1801, Bassens-Carbon-Blanc entre 1806 et 1853, puis Bassens16. Le nom du lieu provient de Bassing (domaine de Basso), de Basso et du suffixe -ing indiquant une propriété15.

Dans une grille de lecture scandinave, Bassens appartient à la famille des noms en hus, maison. Basshus, la maison de Bassi. On trouve ce même toponyme à Chambéry (Savoie). Les Vikings se sont effectivement intéressé à ce carrefour entre vallée du Rhône et lac Léman.

 

Baudreix (Hautes-Pyrénées)

Selon Michel Grosclaude9, le toponyme proviendrait peut-être de l’occitan baudra (« boue »), augmenté du suffixe -ensem, pour donner « (lieu) boueux ».

Baudreix pourrait être une transcription de Baldrekhus, la maison de Baldrek.

 

Bayers (Charente)

Le nom serait issu de *Badiecum, « domaine de Badius ou Baius », nom d'homme romain (ou germain Baia), avec suffixe -acum8,9.

Bayers est selon toute vraisemblance une évolution de Björnhus.

 

Bayon-s/Gironde (Gironde)

Silence sur le volet toponymique.

D'après Michel Morvan, le nom vient d'un homme germanique, Baio. On peut se montrer plus précis et dire que le Germain en question est scandinave et qu'il se nomme Björn Ragnarsson.

 

Bayonne (Pyrénées atlantiques)

Le toponyme Bayonne est connu sous les graphies baiona (1063 et 1122), baione (1130, 1160 et 1198), Sancta Maria Baionensiscivitas de Baiona et Baione (respectivement début xiie siècle, vers 1140 et début xiiie siècle, cartulaire de Bayonne41,Note 17), Bayona, et Bayone (respectivement 1248 et 1253, titres de la Camara de Comptos42), Bayonne (1650, carte du Gouvernement Général de Guienne et Guascogne et Pays circonvoisins [sic]), Baïonne (xive siècle, Guillaume Guiart, vers 1864) et Baiona43 au xixe siècleNote 18Baiona est la forme en basque44 tout autant qu'en occitan gascon45 modernes de Bayonne, « le nom de Bayonne pose toute une série de problèmes à la fois historiques et linguistiques qui n’ont toujours pas été élucidés »46. Différentes interprétations ont été données à sa signification. La terminaison -onne de Bayonne peut renvoyer à celle des nombreux hydronymes en -onne ou aux toponymes qui en sont issus. L'élément -onne procède, dans certains cas, du thème indo-européen *ud-r/n- (grec húdōr > hydro-gotique watt « eau »), d'où *udnā « eau » > unna, donné onno dans le glossaire de Vienne47Unna se réfèrerait donc à l'Adour. Ce type toponymique évoquant un cours d'eau traversant une localité, voire transféré à cette même localité, est commun. L'appellatif unna semble se retrouver dans le nom de la Garonne (Garunna ier siècle, Garonna ive siècle). En revanche, on reconnaît plutôt un suffixe préceltique -ona dans le nom de la Charente (Karantona en 875) ou la Charentonne (Carentona en 1050)48. Il pourrait également s'agir d'un augmentatif gascon à partir du radical d'origine latine Baia-, suivi du suffixe -ona au sens de « vaste étendue d'eau », ou d'un nom dérivé du basque bai « rivière » et ona « bonne », d'où « la bonne rivière ». La proposition d'Eugène Goyheneche reprise par Manex Goyhenetche, et soutenue par Jean-Baptiste Orpustan49, est bai una, « le lieu de la rivière », ou bai ona, « colline de la rivière » — Ibai signifie « rivière » en basque, et muinoa, « colline ». « C'est peut-être perdre de vue les nombreux toponymes urbains qui en France, du nord au sud, sont nés de l'élément Bay-Bayon-, tels BayonsBayonvilleBayonvillers et qui posent le problème hors des sentiers battus, gascon ou basque » ajoute Pierre HourmatPiH 2. Cependant, les formes les plus anciennes de Bayonne, Baiona, indiquent clairement un féminin ou un thème en -a, alors que ce n'est pas le cas pour la série des Béon, Bayon. En outre, Bayon- dans les Bayonville ou Bayonvilliers du nord de la France est manifestement le nom de personne germanique Baio50.

Lorsque les Vikings prennent la ville en 840, la ville se nomme Lapurdum. Après leur départ, elle se nomme Bayonne. Si le nom est basque, il faudrait supposer que les Basques ont exercé un contrôle sur la cité après le départ des Vikings vaincu en 982. Or, le prospère port de commerce est pris en main par le comte de Gascogne. Historiquement, les Basques n'ont pas eu les moyens de nommer la cité. Si le nom est gascon, alors le principal suspect est le comte lui même, mais alors, il aurait dû émettre une charte de fondation glorifiant sa reconquête. Or, ce n'est pas le cas. Logiquement, le nom doit être d'origine scandinave. Or, les vikings nommaient les ports stratégiques d'après leurs chefs. Le seul chef dont le nom correspond est Björn. Cette possibilité est renforcée par plusieurs toponymes bayonnais. Marracq dérive de Marhaug, la motte de Marr. Beyris de Bierhus, la maison de Bier, nom donné par les Francs à Björn. Baionam dériverait de Björnhamn, le port de Björn.

 

Béarn (Pays de)

Le nom de Béarn dérive du nom du peuple protohistorique des Venarni (ou Benearni1), dont la capitale antique suivait l'ethnique Beneharnum (aujourd'hui Lescar). La véracité du nom de cette capitale est solide, mais encore discutée2, il est possible que le nom de Beneharnum n'ait jamais été utilisé par les Béarnais. Une confusion se serait opérée entre le nom du peuple et le nom de sa capitale. Ainsi, lorsque la localité de Lescar est passée au rang de cité, et donc de capitale, à la fin du ive siècle, il aurait fallu parler de Lascurris Venarnorum soit Lescar des Venarni. Lorsque la cité est reconstruite vers le ixe siècle ou xe siècle après les invasions normandes, Lescar n'aurait fait que retrouver son nom initial2. L'origine du nom des Béarnais a plusieurs hypothèses. Tout d'abord, il pourrait avoir un rapport avec le mot basque behera qui signifie « terres d'en-bas »3. L'historien Pierre de Marca fait également écho à une histoire développée au xve siècle, qu'il qualifie de fable4, et qui expliquerait l'origine du nom Béarn par la ville suisse de BerneCharles Martel aurait ainsi récompensé des Bernois, venus combattre les Sarrasins à ses côtés, en leur donnant une portion de territoire aux pieds des Pyrénées en 7152. Pierre de Marca souligne que la ville de Berne a été fondée en 1191, donc bien après Charles Martel4.

Le rapprochement entre Béarn et Beneharnum a été fait en 1640 par Pierre de Marca dans son Histoire de Béarn. Cette proposition jugée "astucieuse" a aussitôt été critiquée, mais faute de proposition concurrente, elle a fini par s'imposer. Le Béarn pourrait tout s'implement tenir son nom du Pène de Béarn, qui lui même tient son nom du village qu'il domine. Béarn serait une évocation de Björn connu sous le nom de Bier et Berno. Caster Bern à Lourdes de désigne sans doute pas le "château de l'aulne" (lat.verna) mais le "château de Björn".  Björn Ragnarsson qui prit Paris en 856 et attaqua Constantinople en 860, devait, selon Guillaume de Jumièges, conqyérir une résidence au-delà des mers. Personne n'a jamais identifié les terres sur lesquelles il avait jeté son dévolu, Béarn nous donne un indice.  Voir Aste-Béon.us, 

 

Bégaar (Landes)

Bégaar pourrait faite allusion au prénom Vegard.

 

Bégadan (Gironde)

Silence sur le volet toponymique.

Bégadan pourrait être une évolution de Vegauthaug, la motte de Vegaut.

 

Benauge (Château de - Gironde)

Silence sur le volet toponymique.

Le château de Benauge tient vraisemblablement son nom de Benhaug, la motte de Ben ou Björn. 

 

Bénesse-Maremne (Landes)

Le toponyme devrait correspondre à un nom de domaine gallo-romain (peut-être le « domaine de Vindicius », nom de personne latin). Selon les règles connues de la phonétique Gasconne, il pourrait s'agir de l'évolution du gaulois *Vinditia, d'un nom de personne pris absolument, dérivé de vindos « blanc »4.

A rapprocher de Benneville en Normandie, évolution de Björnvilla. Bénesse dérive logiquement de Björnhus. A Capbreton, Bournès est une autre variante de Björnhus.

 

Bentenac (Haute-Garonne)

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Bentenac dériverait de Benteinhaug, la motte de Bentein.

 

Bergerac (Dordogne) 

La localité a été successivement mentionnée sous les formes suivantes6 Brageyrack (1100)7, Braiaracum (1116)7, Brajeracum (1122), Bragaac (1198), Brageyriacum (1207)7, Bragiaracum (1233), Bragayriacum (1238), Brageriacum (1254), Brivairiacum (1254), (Berguerac (1379), Braggeriacum et Bragerac (1388), Bragueyrac (1455), Brigrake ou Brygerake (Eulogium)8, Brageyrac (Froissart), Bregerat en 1608. Il peut s'agir du dérivé d'un nom de personnage gallo-roman Bracarius accompagné du suffixe -acum7 indiquant le « domaine de Bracarius ». Le bracarius est à l'origine un nom de métier gaulois, correspondant à un fabricant de braies7. Selon Léo Fayolle, Bergerac pourrait être issu du latin berbicaria (bergerie) mais la première syllabe du nom « Bra- » que l'on retrouve dans les différentes appellations du lieu du xiie au xive siècle rend cette hypothèse peu plausible7. Une autre possibilité serait que Bergerac a pour origine un nom de personnage germanique « Berger » signifiant montagnard7.

S'il s'agit d'un nom scandinave, il pourrait dériver de Berggeirhaug et désigner la motte de Berggeir ou de Braggeir. A rapprocher de Bragayrac (Haute-Garonne)

 

Bernac (Charente)

L'origine du nom de Bernac remonterait à un personnage gallo-romain Brennus (nom gaulois) auquel est apposé le suffixe -acum, ce qui correspondrait au « domaine de Brennus »8,9.

Bernac est une évolution de Bernhaug, la motte de Berno, alias Björn.  

 

Bernos (Gironde)

Forme occitane de bernis - vernis, Nom issu du gaulois verno (aulne). Signification probable : lieu où pousse l'aulne, on envisage aussi un nom de personne gaulois, Vernus ou en gascon Bernus.

Bernos est une évolution de Bernhus, la maison de Björn. Bernis (Gard), Bernais, Bernoux (Corrèze) pourraient avoir la même origine. Le latin verna, aulne n'est pas exclu, mais si la toponymie environnante est scandinave et qu'on trouve des allusions à d'autres chefs comme Ragnar, Hastein ou Asgeir, la présomption scandinave s'impose. 

 

Berron (Gironde)

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Berron, anc. Beorne, est une claire référence à Björn. Voir Béarn.

 

Bersac (Dordogne)

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Bersac pourrait être une évolution de Bershaug, la motte de Bersi. Barsac (Gironde) aurait la même origine.

 

Bessac (Gironde)

Les formes anciennes sont Becciaco en 14006Bessiaco (non daté)7. Comme Bessé au nord du département, l'origine du nom de Bessac remonterait à un personnage gallo-romain Bessius (ou Bettius, ou Beccius) auquel est apposé le suffixe -acum, ce qui correspondrait au « domaine de Bessius »8.

Bessac pourrait être une évolution Besshaug, la motte de Bessi.

 

Beyssenac (Corrèze)

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Beyssenac pourrait être une évolution de Vesteinhaug, la motte de Vestein.

 

Biarritz (Pyrénées-atlantique)

Le toponyme Biarritz apparaît sous les formes Bearids et Bearriz (1150), Beiarridz (1165), bearriz et beariz (1170), Selon Jean-Baptiste Orpustan, le toponyme Biarritz pourrait provenir de la racine basque berarr, altération du vocable basque belharr « herbe » avec le suffixe locatif -itz et aurait signifié « endroit herbeux »42. Cette étymologie est reprise par Michel Morvan qui fait observer que Biarritz n'était, avant son développement au xixe siècle, qu'un village dans la lande43. Orpustan réfute absolument tout rapport avec le gascon beder ou tout autre terme roman... Bien que le gascon (et précisément le parlar negre) soit l'une des langues parlées à Biarritz44, l'hypothèse selon laquelle il s'agirait d'un toponyme d'origine gasconne n'est, selon Orpustan, étayée par aucun argument solide... Une autre hypothèse, formulée par Hector Iglesias, fait du nom de Biarritz un anthroponyme d’origine germanique devenu par la suite un toponyme, comme on le constate fréquemment dans la toponymie française49

Bearis pourrait dériver de Bearhus, la maison de Bear, alias Björn. Même origine que Beyris à Bayonne. Il existe un toponyme très germanique à Biarritz. Gardague pourrait dériver de vard, guet et haka, promontoire, le promontoire du guet désignerait le plateau de l'atalaye où les chasseurs de baleine avaient leur tour de guet. 

 

Bias (Landes)

Le nom de la localité est attesté sous les formes port de Byars en 12542de Biasde Bios in Borno en 1274, Biartz en 1311, Le Bias en 16383. Le toponyme, d'origine aquitaine, est basé sur le radical basque behar (bearr)4 élargi par un suffixe locatif -tz. Sens du toponyme : chemin, route (du latin via).

Bias, anc. Biars est a priori une évolution de Bearhus ou Björnhus et aurait la même origine que Biarritz, Beyris, Biert (Ariège), Mais aussi Vayres (Gironde)

 

Biars-sur-Cère (Lot)

Le toponyme Biars est d'origine germanique avec le radical Wit bois ou ber ours et la terminaison hard voulant dire fort. Sur-Cère a été ajouté en 19342.

Biars est une évolution probable de Biarhus, la maison de Bjorn. Voir Bias (Landes) et Biarritz (Pyrénées atlantiques). 

 

Biaudos (Landes)

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Biaudos est à rapprocher de Viodos, Bidos et Budos (Gironde). Ce nom ne dérive pas d'un prénom, mais d'une fonction militaire, bjüdhus peut se traduire par "maison de commandement" et désigner un poste militaire. .

 

Bidos (Pyrénées-atlantiques)

Le toponyme Bidos apparaît sous les formes Abidos (xie siècle4, for d'Oloron5), Bedos (1267, cartulaire d'Oloron6), Viudos pres Oloron et Vidos (respectivement vers 15404 et 15464, réformation de Béarn7). On peut penser à l'occitan bidòs (« tordu, qui est de travers »), mais il s'agit plutôt, d'après André Pégorier, d'un toponyme lié à un arbre, peut-être une espèce d'aulne ou de sorbier.

Voir Biaudos.

 

Bilhac (Corrèze)

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Bilhac dériverait de Bilhaug, la motte de Bili.

 

Billère (Hautes-Pyrénées)

Le sens est sans doute « les petites propriétés », du latin villa avec le suffixe diminutif -ellas11.

Billères serait une évolution de Bierhus, la maison de Bier. Bilhères (Pyrénées-atlantiques) aurait la même origine. Idem pour Biert (Ariège) et Bayers (Charente)

 

Biscarosse (Landes)

Le toponyme Biscarrosse est issu de l'aquitanique (cf. basque bizkar, tertre)2 ou directement du basque bizkar « dos, colline »3 suivi du suffixe aquitain -ossum4 / -os3.

Biscarosse pourrait également être un nom scandinave. Il dériverait de Viskarhus, la maison de Viskar. Quant à Biscaruès en Navarre, il dériverait également du scandinave. En 858, les Vikings de Gascogne vont s'emparer de Pampelune et capturent son roi. A l'issue de cette capture, ils nouent une alliance. La présence de Biscaruès suggère une installation pacifique des Scandinaves en Navarre. Visker au sud de Tarbes aurait le même origine. Idem pour Biscarrague et Giscaro dans le Gers. Viskar va donner les prénoms Guiscard et Giscard.

 

Bizous (Haute Garonne)

Peut-être domaine antique. Du nom de personnage latin Bicius et suffixe incertain.

Bizous désignerait la maison de Bisi.

 

Blagnac (Haute-Garonne)

Pas d'étymologie proposée.

L'aéroport de Toulouse pourrait dériver de Blanhaug, la motte de Blann. Blaignac (33), Blaignan (33), Balanos (33) pourraient faire référence au même prénom.

 

Blanquefort (Gironde)

Pas de proposition.

Ce toponyme est a priori bien français, par contre dans la commune, Terrefort (Traelleborg), Breillan (Brian/Biarn), Gilamon (Gilmund), Lagorce (L'Asgeir), Ginouillac (Gunulf), Le Renney (Ragnar), Landille (L'Althing), Andrian (Eindrid), Virebouc (Bierborg) pourraient être d'origine scandinave. Les présences de Björn, Ragnar et Asgeir désignent Blanquefort comme une place forte viking dès l'attaque de 840.

 

Bonnegarde (Landes)

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Bonnegarde est un éperon barré défendu par des terrassements imposants. Il pourrait avoir été remployé par les Scandinaves et dériver de Björngard, la forteresse de Björn.

 

Bostens (Landes)

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Dérivé de Bosteinhus, la maison de Bostein. A rapprocher de Bastanès

 

Bournac (Gironde)

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Bournac seraint une évolution de Björnhaug, la motte de Björn. Bourgnac (Dordogne)

 

Boussens (Haute-Gar)onne)

Pas d'étymologie.

Ce village situé dans un défilé stratégique de la vallée de la Garonne pourrait dériver de Boshus, la maison de Bosi.

 

Boutenac (Aude)

Le nom Boutenac est issu de Villa boltennago (cité en 946), boltennago dérivant lui-même de Botenus, nom d'un Romain à qui appartenait la villa.

Boutenac pourrait être une évolution de Bosteinhaug, la motte de Bostein. Boutenac-Touvent (Charente).

 

Bragayrac (Haute-Garonne)

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(Voir Bergerac)

 

Brageac (Cantal)

Connue sous les noms de Brejectum, Bragectum, Bréjac, Braghac cette petite paroisse du canton de Pleaux doit son origine à Saint-Til (Tillon), solitaire, vivant au viie siècle, abbé de Solignac en Limousin, où il revint mourir en 702, après avoir été à Brageac le père de 300 religieux. On y voit encore un porte-Dieu destiné à mettre la custode pour le saint viatique, connu sous le nom de bourse de Saint-Til.

Brageac pourrait être une évolution de Braghaug, la motte de Braggi. Voir Brax (Tarn-et-Garonne)

 

Brax (Tarn-et-Garonne)

Brax vient de braco (terre boueuse) en gaulois.

Brax dérivenrait de Bragghus, la maison de Braggi.

 

Budos (Gironde)

Pas d'étymologie proposée.

Voir Biaudos.

 

Cabourg (Calvados) 

Mentionné sous les formes latinisées Cathburgum en 1066 - 10793 ; Cadburgus et Cathburgus en 10774 et la forme normande Cadburg en 10823 ; Cadburg en 1082 ; Caborc en 1155 ; Cadborc en 1169 ; Caburgus en 1172 ; Cadburgus en 1190 ; Cabourc en 1297 ; Cabourt au XIVe siècle ; Cabbourg en 15545Ernest Nègre explique Cabourg par le nom de femme Hadeburgis pris absolument. Albert Dauzat et Charles Rostaing par les appellatifs gaulois cato- « combat » et germanique burg « village »3,6. Il s'agit plus vraisemblablement d'un nom de lieu basé sur le vieux saxon burg ou le vieil anglais burgburh « bourg »7, précédé d'un élément indéterminé, peut-être le celtique cad « combat », car il se rapproche manifestement des noms de lieux britanniques du type Cadbury et Cadborough qui sont aussi d'anciens CadburgCadbuhr. Ce toponyme s'est vraisemblablement diffusé lors de l'installation de Saxons aux ive-ve-vie siècles dans le Bessin et la campagne de Caen ou postérieurement, lors de l'arrivée de colons anglo-scandinaves au xe siècle (cf. Cherbourg ou Wambourg). Il existe plusieurs lieux-dits CabourgCabourtCabour en Normandie.

 CENSURE. Cathburgum en 1066 - 1079 pourrait également -comme Cadbury et Cadborough- dériver du scandinave gatborg, gat "passage", borg, "château", et désigner un château contrôlant le passage, il s'agit a priori de l'accès à la Dives. (Selon Joël Supéry, auteur de la Saga des Vikings, Autrement, 2018).

 

Cadillac (Gironde)

Cadillac est attesté sous la forme Cadilacum en 1306, forme que le toponymiste Ernest Nègre explique par le nom propre d'un romain Catilius suivi du suffixe -acum6. Le suffixe -acum est d'origine gauloise *-āko / *-(i)āko-. Il servait à localiser des lieux ou des personnes à l'origine, avant de devenir un suffixe marquant la propriété à l'époque gallo-romaine. Il a donné -ac au sud de la France (et parfois en Bretagne) et -(a)y / -(e)y /-é, etc. au nord7.

Catilius pourrait tout aussi bien être scandinave et désigner un certain Kaetill. Kaetill était le nom d'un chef viking, assassiné à Limoges en 892 lors de son baptême. D'après Richer, auteur contemporain,  Kaetill aurait été le père de Rollon, fondateur de la Normandie...  Le mot scandinave haug va effectivement évoluer en -ac dans le sud et -ay au nord. Ce phénomène se retrouve aux Pays Bas dont la capitale se nomme Den Haag en hollandais et La Haye en français.  Cadeilhac (Haute-Garonne), Cadaujac (Gironde), Cadéac (Hautes-Pyrénées), Cadeilhan (Gers) ont logiquement la même origine.

 

Calviac-en-Périgord (Dordogne)

Le toponyme Calviac est basé sur l'anthroponyme gallo-romain Calvius issu de Calvus. La terminaison -ac est issue du suffixe gaulois -acon (lui-même du celtique commun *-āko-), souvent latinisé en -acum dans les textes. Ce toponymeCalviacum se retrouve dans Calviacum fundum qui signifiait : le domaine de Calvius2.

Calviac pourrait être une évolution de Kolbeinhaug, la motte de Kolbein. Coubignac (Cantal) pourraiet avoir la même origine.

 

Cambes (Gironde)

Pas d'étymologie proposée.

Cambes pourrait être une évolutionde Kambhus, la maison de Kambi.

 

Campagne-d'Armagnac (Gers)

Etymologie latine.

 Le nom Campagne dérive selon toute apparence du latin campus, champ. Mais dans un contexte scandinave, Campagne pourrait être une francisation du mot scandinave kaupang, marché. Si le toponyme se trouve à un "carrefour commercial" et qu'il est entouré d'autres toponymes possiblement scandinaves, alors la présomption scandinave doit primer. A proximité, Réans serait une évolution de Ragnarhus et Eauze, archevêché de Gascogne une cible prioritaire du chef de l'invasion. Le Campagné montre par son genre et sa graphie qu'il ne dérive pas de campagne.

 

Capens (Haute-Garonne)

Pas de proposition toponymique.

Ce dérivé de kaupang signale que la vallée de la Garonne au sud de Toulouse a été un zone de colonisation scandinave. 

 

Capian (Gironde)

L'origine du nom de la commune serait l’anthroponyme gallo-romain Capius1, ou plutôt Cappius, avec suffixe anum, selon Bénédicte Boyrie-Fénié et ceux dont elle reprend l'avis, Dauzat et Rostaing, Ernest Nègre (qui préfère Cappianus), Jacques Astor2.

Capian est vraisemblablement une évolution de kaupang, marché. 

 

Carentan (Manche)

Parmi les formes attestées suivantes, on trouve Carenton et Karentonem en 1063 et 10663Karentomum au xie siècle4Carentomus en 11363 et Carentan en 13193. La localité est désignée à l'époque gallo-romaine sous la forme Carentomagus qui serait issue de l'anthroponyme gaulois Carentus4,3, ou du substantif carento, « cher », « beau »5, et de *magos, « marché »4.

On nous dit que Carentan est "désignée à l'époque romaine", mais ne mentionne la première mention qu'en 1063... Carentan pourrait être une évolution de Kjartan. Cardonville serait une autre évolution de Kjartanvilla. Quarantan (Ariège) 

 

Carnac (Morbihan)

Le nom de la localité est issu du celtique ou pré-celtique *karn- qui signifie « amas de pierre » (cf. vieil irlandais carn; gaëlique cairn « tas de pierres, tumulus, lieu sacré »; breton karn « tas de pierres »)2,3[réf. non conforme]. Le second élément est sans doute le suffixe -acum localisant.

Carnac ne porte pas un nom aussi ancien que les mégalithes qu'il accueille. Carnac pourrait être une éévolution de Karnhaug, la motte de Karni.  Les hommes du Nord ont manifestement emprunté la route fréquentée au néolithique entre baie d'Yffiniac et baie de Quiberon. Même origine que Carnac-Rouffiac (Lot), Carennac (Lot), mais aussi Cornac (Lot)

 

Cars (Gironde)

Le toponyme est attesté sous les formes romanes Quartz (Sanctus Petrus de ~, 1339), Cartz (1361)… Ce toponyme est très ancien : le village tire son nom de sa situation sur une butte de 70 m, signalée par l'oronymepréindoeuropéen kar- 'pierre, roche'1,2.

Cars pourrait être une évolution de Karhus, la maison de Kari. Caresse-Cassaber (Pyrénées atlantiques)

 

Caupenne-d'Armagnac (Gers)

Pas d'étymologie proposée.

Caupenne situé à un carrefour est selon toute vraisemblance dérivé du mot scandinave kaupang que l'on retrouve dans Copenhague. Caupenne-en -Chalosse (Gers), Copenne (Lot-et-Garonne) et Copen (Pyrénées atlantiques), Caupène (Gironde) mais aussi Campan (Hautes-Pyrénées). Caupian (Gironde) et Capian (Gironde), Capens (Haute-Garonne).  Les villages nommés Campagne et Champagne et situés sur des carrefours de vallée entourés de toponymes d'origine scandinave, on peut présumer qu'il s'agit du mot kaupang assimilé au latin campus par les scribes. Ce type de toponyme pourrait révéler des zones colonisées par les hommes du Nord. 

 

Caupian (Gironde)

Pas de proposition toponymique.

Caupian, quartier de Saint Médard-en-Jalles, serait une évolution de kaupang, marché.  A proximité, Hastignan est une évolution d'Hasteinhaug, la motte d'Hastein.

 

Chalosse (Pays de)

Le toponyme Chalosse apparaît sous les forme Silossa (12702 archidiaques de ~ ; archiprestre de ~Sialosse (12703, titres de l’abbaye de Sainte-Claire de Mont-de-Marsan), Xielose (13843, notaires de Navarrenx4), Chelosse (14233, titres de Foix).

Longtemps des linguistes y ont vu le pays des fosses à sel. Sal-hosse. Sialosse pourrait être un mot en hus et dériver de själhus. Själ désigne l'Esprit. La maison de l'Esprit est a priori le terme itulisé par les hommes du Nord pour désigner un monastère ou une abbaye. Le Pays de Chalosse est le pays de l'abbaye. De Saint Sever a priori.

 

Chermignac (Charente)

Le nom du village est lié à sa création à l'époque gallo-romaine. Il provient de l'anthroponyme gallo-romain Carminius avec le suffixe -acum. Chermignac représente donc un ancien Carminiacum ou villa Carminii. Selon les toponymistes, « Le village s'est donc développé à partir du domaine gallo-romain de Carminius, un riche propriétaire terrien »2.

Chermignac serait une évolution de Germunhaug, la motte de Germund. Germignac (Charente maritime) a la même origine. 

 

Cieurac (Lot)

Le toponyme Cieurac est basé sur l'anthroponyme latin ou roman Severus. La terminaison -ac est issue du suffixe gaulois -acon (lui-même du celtique commun *-āko-), souvent latinisé en -acum dans les textes2.

Cieurac serait une évolution de Sejerhaug, la motte de Sejer. A rapprocher de Siorac (Dordogne), Sirac (Gers), Sieurac (Tarn)

 

Cintegabelle (Haute-Garonne)

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Cintegabelle est un toponyme qui a subi plusieurs opérations. Ce toponyme vient a priori du scandinave thingvell, la vallée du thing. Thingvell serait devenu Cinguebel. Il aurait été ensuite canonisé pour devenir Saint-Guebel. Ce prénom étant inconnu, on .va lui faire changer de sexe. Saint Guebel devient Sainte-Gabelle. Mais cette sainte étant inconnue dans le panthéon chrétien, elle a été la¨Picisée en Cintegabelle. Le village dominé par uned colline située dans un méandre de l'Ariège a la même conficguration qu'Altillac.

 

Cognac (Charente)

Les formes anciennes sont Comniaco en 1075-11019Conniaco vers 1080Cumniaco10Compniacum en 127011Compnhac en 135012,Note 1. L'origine du nom de Cognac remonterait à un personnage gallo-romain Connius, dérivé de Connusnom gaulois, auquel est apposé le suffixe -acum, ce qui correspondrait au « domaine de Connius »13,14

Cognac pourrait être un nom d'origine scandinave dérivé du prénom Hakon avec aphérèse. Hakon ou Agon a également donné Agonac (Dordogne) et Agonnay (Charente maritime). A rapprocher , d'Agon-Coutainville (Manche). Connac (Aveyron, Tarn, Hate-Loire) est une autre variante.

 

Conteville (Calvados)

Le nom de la localité est attesté sous la forme Contevilla en 10404. Le second élément est l'ancien français ville dans son sens originel de « domaine rural ». Pour le premier élément, les hypothèses avancées sont soit le titre de noblesse comte soit un patronyme tel que Lecomte4,5

Conteville en Normandie est selon toute logique construit sur un prénom, scandinave a priori, Knut semble être le plus probable.

 

Contis (Landes)

Pas d'étymologie proposée.

Anc. Cunctis, Contis peut être rapproché de Conteville en Normandie. Plutôt que d’y voir le mot conte, nous préférons reconnaître le prénom Knut.

 

Corgnac-sur-l'Isle (Dordogne)

Pas d'étymologie proposée.

Corgnac serait une évolution de Karnhaug, la motte de Karni. Voir Carnac.

 

Coubeyrac(Gironde)

Pas d'étymologie proposée.

Coubeyrac pourrait être une évolution de Kolbjörn.

 

Couquèques (Gironde)

Le toponyme est documenté sous les formes médiévales instables : Coqueques, Conqueques, Coquercque, Conoquonques, Ocoegues, Cocoequas (toutes de 1339)… La prononciation locale est [ku’kɛku]1. L’interprétation du toponyme reste conjecturale.

Dans un contexte scandinave, ce toponyme pourrait dériver de Kolskegghus, la maison de Kolskegg. On retrouve un toponyme similaire en amont sur la Garonne à Langon, Coucouèque.

 

Dirac (Charente)

L'origine du nom de Dirac remonterait à un personnage gallo-romain Atirius (dériv de Atilius)11, ou germanique Adarus, auquel est apposé le suffixe -acum, ce qui correspondrait au « domaine d'Atirius »12.

Dirac serait uen évolution de Dyrhaug, la motte de Dyr.

 

D

 

Doumérac (Charente)

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Doumérac pourrait être une évolution de Thomrirhaug, la motte de Thomrir. A rapprocher de Les Lèves-et-Thoumeyragues (Dordogne)

 

Echillais (Charente maritime)

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Echillais, anc. Echillos, pourrait être une évolution d'Egillhus, la maison d'Egill. A rapprocher de Léguillac-de-Cercles (Dordogne).

 

Engayrac (Lot-et-Garonne)

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Engayrac serait une évolution d'Asgeirhaug, la motte d'Asgeir. A rapprocher de Angerville (Calvados) et Angreville (Seine maritime), évolutions d'Asgeirvilla

 

Engomer (Ariège)

Peut-être du nom de personne germanique Ingomares, attesté dans le Polyptyque de Wadalde (NPAG, I, 145a)3.

Engomer pourrait être une évolution du prénom Ingmar. A proximité, Astien (Hastein), Arrout (Harold), Eycheil (Egill), Salsein (Solsi) semblent signaler une forte présence scandinave dans la vallée du Lez.

 

Esbints (Ariège)

Pas d'étymologie proposée.

Esbints pourrait être une évolution de Svenhus, la maison de Sven.

 

Escalquens (Haute-Garonne)

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Escalquens pourrait être une évolution de Skaelinghus, la maison de Skaeling.

 

Escatalens (Tarn-et-Garonne)

Le nom de la localité est mentionné sous la forme El feus des Catalencs en 11793,4Albert Dauzat et Charles Rostaing, reprenant une proposition d’Emil Gamillscheg5 émettent l'hypothèse d’un nom de personne germanique pris absolument, plus spécifiquement gotiqueSkathaling, surnom signifiant « personne nuisible » cf. allemand Schädling. Certes, les noms gothiques ou plus généralement germaniques, employés seuls, sont nombreux dans la toponymie occitane, mais ces auteurs ne citent aucune forme ancienne sur laquelle s'appuyer comme dans toute étude étymologique6. La forme des Catalencs relevée en 1179 est incompatible avec cette explication. Ernest Nègre opte aussi pour un anthroponyme germanique pris absolument, mais de nature différente, à savoir : Gadelingus rapporté par Marie-Thérèse Morlet7,4

Malgré la mention dénuée d'ambiguïté de 1179, les linguistes y voient un nom germanique. Ils considèrent que ce toponyme a été arbitrairement rapproché du mot ressemblant "Catalan". Escatalens pourrait entrer dans une grille de lecture scandinave : Asketillhus, la maison d'Asketill. Alors que les voyaelles n'ont aucune stabilité phonétique, les consonnes sont plus stables. Les linguistes s'attachent à l'enchaînement  s-k-t-l-s.

 

Escayrac (Lot)

Pas d'étymologie connue.

Escayrac semble être une évolution de Skerhaug, la motte d'Asker. Asker est une autre graphie connue du prénom Asgeir.

 

Esconac (Gironde)

Pas d'étymologie connue.

Esconac semble être une évolution de Skaanhaug, la motte de Skaan, un habitant de Scanie, probablement un surnom.

 

Escueillens (Aude)

Pas d'étymologie connue.

Escueillens-et-Saint-Just-de-Bélengard pourrait être une évolution de Skulhus, la maison de Skuli.

 

Escugnos (Haute Garonne)

Pas d'étymologie connue.

Escugnos pourrait être une évolution de Skygnhus, la maison de Skygni.

 

Espagnac (Corrèze)

Pas d'étymologie connue.

Espagnac pourrait être une variante de Spjalhaug, la motte de Spjalli.  Il aurait dû évoluer en Espaillac. Voir Espeillac (Aveyron)

 

Espalion (Aveyron)

Pas d'étymologie connue.

Espalion pourrait être une autre version de Spjalli. Spalli est le genre de prénom qui aurait pu être "canonisé". Spjalli aurait pu évoluer en S.Pjalli et donner Saint Palais présent en Charente maritime, Charente et Pyrénées-atlantiques.

 

Espartignac (Corrèze)

L’origine du nom d’Espartignac vient de Spartinius, nom de personnage gallo-romain, qui était le propriétaire du lieu. Le suffixe acum (ac) indique l’appartenance6,7.

Dans une grille de lecture scandinave, ce nom dériverait de Svartinhhaug, la motte de Svarting.

 

Espeillac (Aveyron)

Pas d'étymologie proposée.

Espeillac pourrait dériver de Spjalhaug, la motte de Spjalli. 

 

Espieilh (Hautes-Pyrénées)

Du gascon ancien espelh (= poste de guet, du latin speculum) devenu espielh par attraction de espiar.

Ce toponyme pourrait correspondre au prénom scandinave Spjalli.

 

Estaing (Aveyron)

La localité est mentionnée en 1082 sous le nom de Stagno, désignant un lieu où l'eau stagne, un étang3.

Estaing tient probablement son nom d'Hastein. Estaing contrôle un pont stratégique sur le Lot. L'origine anthroponymique du nom est plus vraisemblbale. Estaing 

 

Estarac (Haute-Garonne)

Pas d'étymologie proposée.

Estarac serait une évolution de Starhaug, la motte de Stari.

 

Esténos (Haute-Garonne)

Le nom d'Esténos est basé sur un oronyme aquitanique apparenté au basque ezten 'aiguillon, alêne' ; le suffixe toponymique -os.

Ce nom dérive de Steinhus, la motte de Stein. Il s'agit du prénom Hastein avec aphérèse. Voir Sentein

 

Estibeaux (Landes)

​Du temps des romains, Estibeaux s'appelait Tastoa.

Il existe là un oppidum qui aurait été remployé par les hommes du Nord. Estibeaux pourrait être une évolution d'Hasteinborg. A rapprocher d'Astaffort.

 

Estigarde (Landes)

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Il s'agit d'une évolution probable de Steingard. Voir Astaffort. Bonnegarde.

 

Estignac (Dordogne)

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Estignac dérive logiquement de Steinhaug, c'est-à-dire Hasteinhaug, la motte d'Hastein.

 

Estillac (Tarn-et-Garonne)

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Estillac serait une évolution de Steinhaug, la motte de Stein, probablement Hastein.

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Eycheil (Ariège)

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Eycheil est une évolution probable du prénom Egill à rapprocher d'Echillais (Charente maritime).

 

Eyrein (Corrèze)

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Eyrein pourrait être une évolution du prénom Haering. A rapprocher d'Eyrans (Gironde).

 

Eysines (Gironde)

Le nom de la commune vient du gascon Aisinas (1259)4 qui désigne les communaux, propriété d’un seigneur, mais où les villageois disposent d’un droit d’usage comme le pacage ou la récolte du bois de chauffage5. Le radical aïs- se retrouve dans le mot français aise4.

Eysines comme Ayssènes (Aveyron) pourrait être une évolution de Has(t)einhus, la maison d'Hastein. A Eysines,  Gasteboy semble dériver de gatborg, le château du passage.

 

Eyzerac (Dordogne)

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Eyzerac serait une évolution de Özurhaug, la motte d'Özur.

 

Fourmagnac (Lot)

Attestée sus la forme Formanhaco dans un pouillé médiéval2. Selon certain, le toponyme Fourmagnac serait formé à partir de furnum magnum qui ferait référence au grand four de la seigneurie de Cardaillac. Mais selon Gaston Bazalgues, Fourmagnac serait plus probablement basé sur l'anthroponymegallo-romain Forminius ou Forminianus. La terminaison -ac est issue du suffixe gaulois -acon (lui-même du celtique commun *-āko-), souvent latinisé en -acum dans les textes. Ce toponyme signifiait : le domaine de Forminius. Il se retrouve aussi sur la commune de Lavercantière3.

Fourmagnac semble dériver de Farmanhaug, la motte de Farmann. Fourman (Tan-et-Garonne),  Faramans (Isère).

 

Frédignac (Gironde)

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Frédignac pourrait être une évolution de Freysteinhaug, la motte de Freystein. A rapprocher de Frayssinhes (Aveyron)

 

Frégimont (Tarn-et-Garonne)

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A priori une évolution du prénom Frigmund.

 

Gagnac-sur-Cère (Lot) 

La terminaison -ac est issue du suffixe gaulois -acon (lui-même du celtique commun *-āko-), souvent latinisé en -acum dans les textes3. Elle témoigne de la formation du nom à l'époque gallo-romaine ou dans les siècles qui ont suivi. Le toponyme Gagnac (historiquement : ganhaco, ganhac – ou gannhac –, ganiac, Gainiat…) aurait été celui d'un domaine agricole de l'époque, désigné ainsi soit d'après l'anthroponyme d'origine gallo-romaine Ganius, soit à cause d’une caractéristique du lieu, gagné à la culture sur les abords alors marécageux de la Cère4.

Gagnac pourrait être une cacographie de Gaillac (Tarn) phonétiquement très proche et dériver de Gallhaug, la motte de Galli. Gagnac-sur-Garonne (Haute-Garonne), Gagnac (Aveyron)

 

Gaillac (Tarn)

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Gaillac pourrait être une évolution de Gallhaug, la motte de Galli. 

 

Gâtebourg (Haute-Vienne)

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Gâtebourg est une évolution reconnaissable de gatborg, le château contrôlant le passage. Gadebourg (Charente maritime), Gâtebourse (Vienne), Gadebors (Charente), Gâtebos (Haute-Vienne), Gâtebot (Deux-Sèvres), Gâtebeauce (Loiret).

 

Giscaro (Gers)

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Le prénom Giscar est une évolution du prénom scandinave Viskar. Voir Biscarosse.

 

Gosse (Pays de)

Le nom de Gosse provient du basque goitigoiz : 'en hauteur'.

Le Pays de Gosse, anc. Pays d'Engosse, tient son nom du village d'Engrosse. Engrosse est plus connu aujourd'hui sous le nom d'Angresse. Le Pays de Gosse désigne le Pays d'Angresse. (Voir Angresse)

 

Goutevernisse (Haute-Garonne)

Attestée sous la forme Guta vernissa en 1246 avec le latin gutta désignant une source coulant au « goutte-à-goutte » et bernisse (« pépinière d'aulnes »), issu du gauloisverno (« aulne »).

Goutevernisse pourrait être une évolution de Gudbjörnhus, la maison de Gudbjörn. A proximité, Gouzens (Gusi) et Gensac (Gansi) pourraient également être d'origine scandinave.

 

Gradignan (Gironde)

Le nom de la commune proviendrait de l’anthroponyme gallo-romain Gradinus ou Gradignanus ou, selon une hypothèse moins plausible, du terme gravignan qui désignerait le terroir des Graves2.

Gradignan serait une évolution de Grasteinhaug, la motte de Grastein.

 

Gragnague (Haute-Garonne)

Le nom remonterait à un type toponymique gallo-roman *GRANIACA, composé du suffixe -acum (cf. -ac) au féminin -aca et précédé du nom de personne Granius4

Evolution probable de Granhaug, la motte de Grani.

 

Gratens (Haute-Garonne)

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Gratens serait une évolution de Grasteinhus, la maison de Grastein. Gratentour (Haute-Garonne) pourrait être une évolution de Grasteintorp, la ferme de Grastein. le sufixe top a donné les noms en -tot de Normandie (Lanquetot). Cette interprétation est cependant douteuse dans la mesure où les noms en -tour ou assimilés sont rares dans les environs. 

 

Grayan-et-l'Hopital (Gironde)

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Grayan est logiquement une évolution de Granhaug, la motte de Grani. Voir Gragnague (Haute-Garonne)

 

Grépiac (Haute-Garonne)

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Grépiac serait une évoilution de Greiphaug, la motte de Greip.

 

Guillos (Landes)

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Ce toponyme pourrait être une évolution de Gilhus, la maison de Gili.

 

Guitteronde (Gironde)

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Guitteronde pourrait être une évolution de Guthrum.

 

Haillan, Le (Gironde)

On ne connait pas de mention ancienne du nom du Haillan, ce qui n'en facilite pas l'interprétation. Il pourrait s'agir du 'domaine de Falius'3 ou 'de Fadilius'4. On notera l'absence de l'article en gascon et sur la carte de Cassini (en revanche, on attribue à Bernard de Girard le titre de « Seigneur du Haillan »). En fait, l'article défini n'a pas de légitimité devant les toponymes en -an. Il a été introduit dans le nom de la commune par mimétisme avec les noms des communes du Pian-Médoc et du Taillan-Médoc, résultant tous deux d'une coupure fautive.

Le Haillan pourrait être une évolution de Allhaug, la motte de All. Aillas (Gironde) serait une évolution de Allhus, la maison de All. Au Haillan, Hustin (Hastein), Benteille (Vandil), Corbiac (Korbeinhaug, la motte de Korbein) 

 

Hanteillan (Gironde)

Pas de proposition étymologique.

Hanteillan serait une évolution d'althinhaug, la colline de l'althing, l'assemblée de tous. 

 

Hastignan (Gironde)

Pas de proposition étymologique.

Ce quartier de Saint Médard en Jalles dérive a priori d'Hasteinhaug, la motte d'Hastein. Les noms en -an et en -ac sont souvent équivalents. A proximité, on découvre Caupian (kaupang), Tilh (ting), Courbiac (Korbjörn), Les Escarrets (Asker), 

 

Horgues (Hautes-Pyrénées)

Du gascon hòrgas (= forges), lui-même du latin fabricas.

Horgues pourrait être une évolution de Horekhus, la maison d'Horek ou Erik.

 

Hossegor (Landes)

Hossegor est plus obscur : il s'agit peut-être d'un nom aquitanique ou proto-basque, langues largement méconnues, à rattacher aux hydronymes en *osse, et l'adjectif *gorri, rouge ou sec, « une eau sèche », des marais asséchés donc. René Cuzacq lui préfère une étymologie gasconne, issue du latin fossa « fosse » et gurgitem « gouffre » (allusion au « Gouf de Capbreton »), c'est-à-dire « fosse-gor[ge] ». Une objection à cette dernière analyse : bien que le f- initial latin s'amuisse en gascon, tout comme en castillan, il est toujours graphié avec un h. Or, ce toponyme est attesté initialement avec la graphie Ossegor sans h[réf. nécessaire].

Les Vikings s'installaient aux embouchures des fleuves et celle de l'Adour se trouvait à Capbreton. Hossegor, anc. Ossegor, pourrait dériver du prénom Asgeir, le chef qui s'empara de Bordeaux en 848. Cette possibilité est d'autant plus grande que le village voisin d'Angresse est le cousin d'Angreville en Normandie, or, Angreville est attesté sous la forme Asgeirvilla. Hossegor et Angresse feraient référence au même prénom scandinave. 

 

Hostens (Gironde)

Albert Dauzat envisage une formation germanique basée sur un le nom de femme Osta, de Aust- et le suffixe locatif -ing3. Ce suffixe latinisé en -ingos, explique des terminaisons -ens, -ans, -eins, un peu partout en France. Cependant, la forme primitive Austen de 1228 semble montrer (ainsi que certaines formes postérieures) que le -sest en réalité postiche. Ernest Nègre propose le nom de personne germanique Austindus2, pris absolument, selon un mode de formation des toponymes commun dans le sud de la France. Bien qu'il n'y ait pas de trace d'un [d] dans les formes anciennes, la chute de celui-ci en cette position est un phénomène régulier. Enfin cet anthroponyme présente l'avantage d'être attesté dans la région et connu notamment grâce à Austinde d'Aucharchevêque d'Auch au milieu du XIe siècle et également appelé saint Ostent (Austindus en latin). Ce nom de personne est vraisemblablement une altération ancienne par métathèse du nom wisigothique Autsindus, porté également par un clerc, à savoir Autsinde de Limoges (VIIe siècle). Bénédicte Boyrie-Fénié suggère l'idée d’un nom de domaine basé sur le cognomen latin Augustus + suffixe aquitain -ain / -en4. La principale objection à cette théorie est l'abscence de trace d'un [g] sous quelque forme que ce soit dans les attestations anciennes.

Remarque : comme le montrent les formes anciennes, seuls éléments sur lesquels puisse s'appuyer la recherche de l'étymologie en onomastique et, plus généralement, en linguistique, ce nom n'a aucun rapport avec le nom de personne scandinave Hásteinn / Hástæinn (rendu par Hastingus dans les chroniques en latin). Ce nom de personne explique en revanche les toponymes normands Hattenville (Seine-Maritime, Hastingi villa en 1032 - 35) / Hattentot (Seine-Maritime, Hastentot en 1456 de *Hásteinntoft cf. William de Hastentoft, baron anglo-normand) et Hatainville (Manche, Hasteinvilla vers 1175). Les toponymistes n'identifient d'ailleurs aucun anthroponyme norrois dans la toponymie aquitaine.

Hostens qui occupe une position stratégique entre Bazas et le bassin d'Arcachon pourrait être une évolution d'Hasteinhus. Le dernier paragraphe de Wikipedia manifeste la volonté évidente de certains linguistes d'écarter toute influence scandinave dans la toponymie gasconne. 

 

Hounoux (Aude)

Pas d'étymologie proposée.

Hounoux pourrait être une évolution de Hunhus, la maison de Hunn.

 

Jau-Dignac-et-Loirac (Gironde)

Pas d'étymologie proposée.

Jau dérive du scandine ey, île. Dignac est évolution vraisemblable de thinhaug, la colline du thing.  Loirac reste sans interprétation pour l'instant.

 

Jonzac (Charente maritime)

En latin médiéval Jonzac est nommé JoenzacusJoenzazinsis vicariaJoviniacumJunctiacumJonzacum, Yonsium14,15,16,17,18, et plus tardivement Yonssac18 en français et Jhonzat esaintongeais. Ce nom dériverait d'un gentilice gallo-romain, soit Jucundus17, soit Juventius16, associé au suffixe gaulois -acum . Jonzac serait donc à l'origine le «domaine de Jucundus»17ou le « domaine de Juventius »16, faisant référence à un habitant du lieu, peut-être celui de la villa gallo-romaine découverte à l'est du bourg16,19. L'histoire de la Charente-Maritime suggère une autre étymologie. En 285, la Saintonge est intégrée à la province de l'Aquitaine Seconde par Dioclétien20, qui prend en 286 le surnom de Jovius (de Jupiter), dont l'adjectif dérivé est jovianus21Jovianicum : «domaine de Dioclétien» ou «sanctuaire de Jupiter» c'est ainsi que le site de Jonzac aurait pu être nommé en l'honneur de l'empereur romain qui venait de restructurer la Gaule.

Comme tous les toponymes en -acum, Jonzac pourrait être en réalité un nom en haug, motte castrale et désigner la motte de Jonsi. Pour écarter l'origine scandinave, il faudrait découvrir une mention de ce nom antérieure au IXe siècle. Si postérieure, on ne peut écarter l'origine scandinave. Les Vikings prennent Saintes en 845, Périgueux en 849 et Angoulême en 863... ils étaient bien présents dans la région. 

 

Jorignac (Charente maritime)

Pas d'étymologie proposée.

Jorignac pourrait être une évolution de Jorunhaug, la motte de Jorunn. Journiac (Cantal) et Jurignac (Charente)  ont la même origine.

 

Juignac (Charente)

L'origine du nom de Juignac remonterait à un nom de personne romain Junius ou Juvenius auquel est apposé le suffixe -acum, ce qui correspondrait à Juniacum, « domaine de Junius »9,10.

Juignac pourrait être une variante de Julhaug, la motte de Juli.

 

Juillac (Gironde)

Le nom de la commune dérive d'un nom de personnage latin, Julius, suivi par le suffixe -acum1, correspondant au « domaine de Julius ».

Juillac pourrait être une évolution de Julhaug, la motte de Juli. Juignac (Charente) et Jugnac (Ariège) pourraient avoir la même origine.

 

Ladinhac (Cantal)

Cette section est vide.

Ladinhac pourrait être une évolution de Lodinhaug, la motte de Lodinn. Ladignac (Aveyron) a la même origine. Laudine (Gers) dériverait de Lodinn. Laudine pourrait également être une variante de l'althing et Ladignac de l'althinhaug.

 

Lantillac (Ille-et-Vilaine)

Attesté sous la forme Lentillac en 1378 1.

Ce toponyme pourrait dériver de l'althinhaug, la motte ou plus exactement la colline de l'althing et désigner un lieu de réunion poltique. La présence de toponymes de ce type suggère une ambition politique et donc coloniale sur cette région. A rapprocher de Lentillac, d'Altillac et Antignac.

 

Lautignac (Haute-Garonne)

Lautignac proviendrait de l'anthroponyme gallo-romain Altignanus, qui possédait le domaine Altinaco vers 1100. Le nom évoluera en Lautinhaco vers 1300.

Autre évolution de l'althinhaug.

 

Lavardac (Lot-et-Garonne)

Cette section est vide.

Lavardac dériverait de lavard-haug. Lavard désigne une fonction, celle de régisseur d'un domaine. Il a pu devenir un surnom voire un prénom. Lavardens, toujours dans le Gers serait une évolution de Lavard-hus.

 

Lavardens (Gers)

Cette section est vide

Voir Lavardac.


Léguillac-de-Cercles (Dordogne)

Le nom de la commune, Léguillac, découlerait peut-être d'un personnage gallo-roman non déterminé. Le suffixe -acum2, indique un domaine appartenant à une personne.

Léguillac semble être une évolution de L'Egillhaug, la motte d'Egill. Idem pour Léguillac-de-l'Auche (Dordogne)

 

Lentillac (Lot)

Le toponyme Lentillac est basé sur l'anthroponyme latin ou roman Lentilius. La terminaison -ac est issue du suffixe gaulois -acon (lui-même du celtique commun *-āko-), souvent latinisé en -acum dans les textes2.

Plusieurs villages lotois portent ce nom : Lentillac-du-Causse, Lentillac-Saint Blaise, Latouille-Lentillac. Il s'agit vraisemblablement d'évolution de l'althinhaug et désignerait des lieux où se réunissaient les colons scandinaves pour voter leurs lois, l'impôt et rendre la justice. Logiquement ces villages ne sont pas fortifiés car ils ne sont pas situés sur des points sctratégiques, mais les sites choisis par les hommes du Nord sont en général pittoresques. 

 

Lesparre (Gironde)

D'après Ernest Nègre, auteur d'une « toponymie générale de la France », Lesparre dériverait de l'occitan « esparra » (épar, traverse, pièce de bois qui en relie deux autres). Ce nom serait un souvenir de l'enceinte médiévale primitive (en bois). Au xiie siècle, les chartes mentionnent déjà un « Sparra » ou « Sparram »9

Anc. Sparram, le nom dériverait du scandinave spar, éperon et hamn, port. Effectivement, au pied du donjon de Lesparre, on trouve le port.

 

Lormont (Gironde)

Le nom de Lormont vient de « Laureamontus » ou « Laureomonte » qui a pour origine Mons Laureus signifiant mont des lauriers. Le laurier était un bois sacré pour les Gaulois. Pour les Romains, il symbolisait la gloire et le dieu Apollon. Les Celtes le considéraient comme un symbole d’immortalité.

Lormont pourrait être une évolution de l'Armund, un toponyme mixte avec un article défini. Lesparre est construit de la même manière. 

 

Magnac-Bourg (Haute-Vienne)

L'origine du nom de Magnac, comme Magnac-sur-Touvre, remonterait à un nom de personne gallo-romain Magnius auquel est apposé le suffixe -acum, ce qui correspondrait à Magniacum, « domaine de Magnius »7.

Magnac serait une évolution de Manhaug, la motte de Manni.

 

Malmussou (Dordogne)

Aucune étymologie proposée.

Ce village situé autrefois sur une île de la Dordogne pourrait dériver de malmhusoy, l'île de la forge. Si on trouve des vestiges de fours métallurgiques, l'origine du nom et sa fonction seront confirmées.

 

Marans (Charente maritime)

Ernest NègreAlbert Dauzat et Charles Rostaing supposent comme pour Marans (Maine-et-Loire, Marentius 705) un nom de personne pris absolument : Amarantius, avec aphérèse de A - pour le premier et Marientius, dérivé de Marius pour les seconds.

Marans pourrait être comme Marès à Mimizan, une évolution de Marhus, la maison de Mar. Mar est un chef connu. 

 

Maremne (Landes)

L'ancienne vicomté de Maremne (archipresbyteratus Maritime en 1527, Annales du Midi, 1894), entre l'Adour et l'océan, qui tire précisément son nom de l'adjectif latin maritimu, « (région) maritime » : marít(i)mu > marétme > marénme et marémne1.

Dans une grille de lecture scandinave, Maremne pourrait dériver de Marhamn, le port de Mar. Mar ou Maurus est un chef connu qui sera tué dans un duel contre le comte de Saintes en 863. Ce port se trouvait à Vielle-Saint-Girons. Autrefois connu sous le nom de Marepnes, il est aujourd'hui présent sous la forme Mansenes. Même étymologie que Marennes d'Oléron. A Bayonne Marracq, à Saint Sever Marrocq et à Aureilhan Marès font référence à ce même chef. Il semble avoir joué un rôle important dans les invasions.

 

Marennes (Charente maritime)

La ville tire son nom de l'ancienne presqu'île qui s'étendait à l'époque romaine du Chapus jusqu'au Gua, enserrée entre les golfes de Brouage et de la Seudre. Cette presqu'île se nommait Terra Maritimensis, désignant une terre entourée par la mer. Les environs de Marennes furent également connus comme Pagus Maritimensis, le pays de la mer5

Comme Maremne (Landes), Marennes semble être une évolution de Marhamn, le port de Mar.  L'étymologie latine est une reconstruction qui n'est pas plus sourcée que l'étymologie scandinave. 

 

Maringues (Puy-de-Dôme)

Aucune étymologie proposée.

Maringues pourrait dériver de Maeringhus, la maison de Maering.

 

Marmande (Lot-et-Garonne)

Marmande (prononcé [maʁ.ˈmãn.ə] localement et [maʁ.ˈmɑ̃] en « français standard ») est mentionnée en 1242 sous la forme Myremande2, puis Mirmanda en 12543 ou Marmanda en 1254, Mermande en 14674. Il s'agirait d'un ancien terme signifiant « ville, maison fortifié »5 que l'on retrouverait par ailleurs dans la toponymie du Sud de la France, comme dans Mirmande (Drôme, Mirmanda xiie siècle) et Marmande (Vienne, VellèchesMirmanda en 1061). Ce peut être aussi le nom de personne germanique Mirmanda pris absolument4. Le mot mirande (et le toponyme Mirande, Gers) serait issu par dissimilation du [m] de l'ancien terme mirmande6. Cependant, le toponyme Mirande peut être également une transposition en 1281 du nom de lieu espagnol Miranda7.

CENSURE. Marmande pourrait également être un mot d'origine scandinave et dériver de mars-mand, [mars, marche, mand, homme] et désigner l'homme de la marche, littéralement le marquis. La marche en question se trouvait sur la rive droite de la Garonne et sa fonction aurait été de protéger l'implantation scandinave sur le rive gauche contre les attaques venues du nord et de l'est. (Joël Supéry, La Saga des Vikings, Autrement, 2018). Wikipedia.

 

Marmanhac (Cantal)

Marmanhac vient du latin Marcomannusiacum signifiant le domaine de Marcomannus démontrant ainsi la présence d'un apport germanique, et plus particulièrement marcoman lors des grandes invasions aux alentours du ve siècle1.

Marmanhac pourrait être une évolution de marsmanhaug, la motte du marsmand, l'homme de la marche, le marquis. Marmont (Lot-et-Garonne) pourrait être une évocation de marsmand.

 

Marmisson (Gironde)

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Marmisson pourrait être une évolution de malmhushamn, le port de la forge, c'est-à-dire le chantier naval. Les Vikings avaient des chantiers navals sur chaque fleuve pour réparer les navires endommagés lors de leur navigation fluviale. Un tel chantier existait sur la Seine, près de l'abbaye de Jumièges.  Voir Mimizan

 

Martignas-sur-Jalles (Gironde)

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Martignas pourrait être une évolution de Marsteinhus, la maison de Marstein. A rapprocher de Martignac (Lot-et-Garonne), Martillac (Gironde). A Martignas, Hestigeac semble dériver de Stighaug, la motte de Stig. 

 

Mascaret (Gironde)

Joan de Cantalausa, dans son Diccionari general occitan, signale que le terme est mentionné une première fois, en 1552, sous la forme masquaret à propos de la Garonne(Document Archives de la Gironde). Il s'agit d'un emprunt au gascon, dans lequel l'adjectif mascaret qui signifie « tacheté, barbouillé (couleurs) » est utilisé comme substantif pour désigner un « bœuf dont la face est tachetée de noir, de blanc et de gris ». C'est un dérivé de mascar, adjectif signifiant « tacheté de noir », issu d'un terme pré-indo-européen *maskaro-, lui-même dérivé de la racine *mask-3 (cf. mâchurer, mascara). Le flot du mascaret évoque en effet le mouvement ondulant des bovins quand ils courent4.

Mascaret n'est pas un toponyme. Il pourrait être un nom d'origine scandinave et dériver de maeskerras, le courant (ras) de gorge (maesker). Cette vague de marée apparaît en effet lorsque la masse de la marée montante, contrainte par le resserement du fleuve s'élève au-dessus du fleuve pour former une vague. 

 

Maumusson (Pertuis de)

Pas détymologie, mais une prière intéressante... « Préservez-nous, seigneur, du chant de la sirène, de la queue de la baleine, et du trou de Maumusson ». 

Le pertuis de Maumusson au sud comme le pertuis breton au nord pourrait indiquer une direction. Le pertuis breton donne la direction de la Bretagne, le pertuis de Maumusson donnerait la direction de Maomisam, c’est-à-dire Mimizan. De manière très amusante, il existe à Mimizan une prière de marin : « Protège-nous du chant des sirènes, de la queue de la baleine et du clocher de Mimizan »… renforçant la probabilité que Mimizan et Maumusson sont d’une façon ou d’une autre liés.

 

Maylis (Landes)

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Maylis pourrait être une évolution de mjalhus, la maison de la farine, le moulin.  Voir Mialos (Pyrénées-atlantiques).

 

Merdrignac (Ille-et-Vilaine)

Le nom de la localité est attesté sous les formes Medrinniaco en 1118, Medrenniaco en 11642Medrignac et Merdrignac au XIIe siècle, Medreniac et Meidrignac en 1201, Medregnac en 1220, Merdregniac en 1229, Medreignac en 1245, Medregniac et Merdreigniac en 1251, Merdrignac en 1255, Medregniac en 1269, Medregnac vers 1330, Medrignac en 1479 et en 14903 Merdrignac vient, semble-t-il, du nom du fondateur gallo-romain Maternus et du suffixe gaulois « acos »3.

Nous pensons que Merdrignac a plus vraisemblablement été victime du'une cacographie et dériverait comme le village voisin de Mérillac de Maerinhaug, la motte de Maering.

Meschers-sur-Gironde (Charente maritime)

Meschers dérive de « Miscaria », nom sous lequel est désignée la paroisse jusqu'au milieu du ixe siècle. Ce nom serait issu de l'association de deux mots d'origine celtique : « Mis », signifiant mauvais, et « Caria », signifiant pierre.

Meschers pourrait correspondre au mot maesker, gorge, resserrement. Le mot gascon mascaret qui désigne la vague de marée semble dériver de maeskerras, le courant (ras) de gorge (maesker). Le resserrement du fleuve favorise en effet l'apparition de cette vague.

 

Mesquer (Loire atlantique)

Le nom de la localité est attesté sous les formes Mesquel et Mesquer en 1330, Mesquier en 1415, Mesguer en 1574, Mesguier en 1630, Mesquier en 16542.[réf. nécessaire]

Ce toponyme pourrait correspondre au mot maesker, gorge, resserrement. Le mot gascon mascaret qui désigne la vague de marée semble dériver de maeskerras, le courant (ras) de gorge (maesker). Le resserrement du fleuve favorise en effet l'apparition de cette vague.

 

Mialos (Pyrénées-atlantiques)

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Mialos semble être une évolution de mjalhus, la maison de la farine, le moulin. A rapprocher de Maillos (Gers) et Maylis (Landes)

 

Moirax (Tarn-et-Garonne)

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Moirax serait une évolution de Moirhaug, la motte de Moir. 

 

Pauillac (Gironde)

Le nom de la ville dériverait de l’anthroponyme gallo-romain Paullius ou Pavillius avec le suffixe locatif -acum2.

L'origine latine du nom ne semble pas douteuse. Pourtant, le nom pourrait être scandinave. Il n'existe quasiment pas de prénom en "p".  On ne connait que Per et Pall correspondant aux prénoms chrétiens Pierre et Paul. Ces prénoms étaient connus avant la conversion du monde scandinave. Pauillac pourrait correspondre à Pallhaug, la motte de Pall. Paulhac (Haute-Garonne) semble confirmer l'origine scandinave du nom : le "h" ne peut s'expliquer si on retient l'origine latine.

 

Ornolac (Ariège)

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Ornolac pourrait être une évolution de Arnulhaug, la motte d'Arnulf.

 

Orx (Marais d'-Landes)

Pas d'étymologie proposée.

Anc. Orcqs, ce nom semble dériver d’Horekhus, la maison d’Horek ou Harek. A Pontenx-les-forges, Bouricos, anc. Oricos, est une autre évolution. Arx (Landes) et Archus à Mimizan sont d’autres variantes du prénom Erik…

 

Ostenac (Cantal)

Pas d'étymologie proposée.

Ostenac serait une évolution d'Hasteinhaug, la motte d'hastein.

 

Quédillac (Ille-et-Vilaine)

Le nom de la localité est attesté sous la forme Kidillac en 1008, Chedilac au XIIIe siècle, puis Quédillac au XVIe siècle3. Vient du breton kidell, « litière de cour de ferme », ce qui indique la présence d’une exploitation agricole[réf. souhaitée]. L'hypothèse kaé-deilak, terme gallo pour une « tranchée de bonne terre »[réf. nécessaire] ne relève d'aucune source ancienne écrite. D'usage récent, dont une première mention dans le bulletin municipal, il semble prendre sa source dans un néologisme subjectif.

Nous voyons dans le radical Quédil le prénom scandinave Kaetill. A rapprocher de Cadillac et Cadéac. A proximité, Mérillac (Maering), Brignac (Bryn) et Rouillac (Rolf) laissent supposer une zone stratégique contrôlée par les hommes du Nord.

 

Quiberon (Morbihan)

Il est attesté sous les formes Insula quae vocatur Keberoën (« l’île qui se nomme Keberoën ») et In praefata insula Keberoën (dans la sus nommée île Keberoën) en 10377,Keperoen en 10698Kemberoen en 10729Keberoen en 1073, Keberoen en 114610Keberoen en 120811, aux xive et xve siècles, le nom subit une francisation, Queberon en 130412Queberoën en 143813Lisle de Cabarain en 152014Queberon en 157515Kiberon au xviie siècle16Quibéron en 180417 et Quiberon en 1942. L'abbé Le Cam rapproche Quiberon du nom de Beg Ruberon (beg désigant en breton un « cap », ru pouvant signifier « rouge, colline, tertre, tombe » et beron « propriétaire »), pointe rocheuse sur laquelle est construit le Fort-Neuf en Port-Haliguen18. Selon Hervé Abalain, il est issu du vieux breton Keberoen, de [berv(enn)], « bouillant, bouillonnant (d'écume) », que qualifie [kib], « bassin, sources, fontaines »19. Jean-Yves Le Moing rapproche Keberoen de probablement kib et de erv. Erf désigne la langue de terre reliant l'ancienne île donnant une forme de coupe (kib en vieux breton) à l'anse formant la baie de Plouharnel20.

Quiberon, anc. Kerberoen, pourrait dériver de ker, maison en breton et Beroen, alias Björn. La présence que Kerhostin, référence à Hastein, frère juré de Björn renforce cette probabilité. 

 

Quitimont (Tarn-et-Garonne)

Pas d'étymologie proposée.

Ce hameau de Lacépède dérive a priori du prénom  Kaetilmund.

 

Rangueil (Haute-Garonne)

Rangueil pourrait être une évolution du prénom Hrankell, contraction de Hrafnketill. Rancillac (Cantal) pourrait être une évolution de Hrankellhaug, la motte de Hrankell.

 

Raygnac (Ariège)

L'origine du nom de Reignac remonterait à un nom de personne gallo-romain Renius du gaulois Renos, auquel est apposé le suffixe -acum, ce qui correspondrait à Reniacum, « domaine de Renius »11,12.

Raygnac à Foix a la même origine que Reins tout près de là. Reinhaug, la motte de Ragnar. Reignac (Charente), Rignac (Aveyron, Lot), Régnac (Corrèze), mais aussi Reillac (Dordogne), Rillac (Gironde), Riac (Lot-et-Garonne), Riach (Ariège) sont des variantes de Ragnarhaug. Le chef viking disparaît en 845. Ces toponymes ont été créés lors de l'invasion de la Gascogne en 840, puis lors de celle de l'Aquitaine en 844. Il est possible qu'il y ait de faux-amis dans le lot. Si le toponyme est entouré de toponymes scandinaves et notamment de toponymes révélant les présences de Björn, Hastein ou Asgeir, alors il s'agit vraisemblablement de Ragnar, celui qui a décidé les invasions. 

 

Reignac (Charente)

Les formes anciennes sont Rinac en 1167-11888Riniaco en 1302Riniac9RinacoReginaco10. L'origine du nom de Reignac remonterait à un nom de personne gallo-romain Renius du gaulois Renos, auquel est apposé le suffixe -acum, ce qui correspondrait à Reniacum, « domaine de Renius »11,12.

Reignac est une évolution probable de Reinhaug, la motte de Ragnar.

 

Rilhac-Rancon (Haute-Vienne)

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Rilhac pourrait être une évolution de Reinhaug, la motte de Rein, alias Ragnar à rapprocher de Rillac (Gironde),  Rignac (Lot), Régnac (Corrèze), Reignac (Charente), Reillac (Dordogne), Reilhac (Cantal), Rénac (Ille-et-Vilaine). La multiplicité des toponymes peut faire douter qu'il s'agisse du même homme. Ragnar succombe en 845 et ces toponymes révèlent sa présence lors de l'invasion de l'Aquitaine en 844. Les présences de toponymes liés à Björn, Hastein ou Asgeir à proximité sont de nature à renforcer cette origine. 

 

Royan (Charente-maritime)

Au cours de son histoire, Royan est mentionnée sous différentes formes latinisées : Roiannum ou Roianum au xie siècle ; Roiano ; Rugianum ou Rugiano dans certaines chartes, ce qui est attesté, en particulier, par l'acte de fondation du prieuré Saint-Nicolas57. Au xve siècle, la ville est citée sous la forme de Royanum58 dans les textes officiels, pour ne plus apparaître que sous sa forme romane jusqu'à aujourd'hui. Royan serait donc issu d'un type toponymique *ROIANU, désignant à l'origine une villa gallo-romaine appartenant à un nommé Roius, nom d'homme latin porté par un autochtone. Cette hypothèse repose sur les formes anciennes et sur leur analogie avec celles de Roujan (Héraultde Royano 10*/ 59, Rogianum 1172), composé avec le même suffixe latin marquant la propriété -anum, qui explique les terminaisons en -an du sud de la France. Par contre, Royon (Pas-de-CalaisRoyan 1375, Roion 1474) pourrait contenir le même anthroponyme, mais avec un suffixe -onem et enfin Rouy (NièvreRoyacum 1287) avec le suffixe -acum59. La ville a souvent été confondue avec la cité romaine de Novioregum, deuxième plus grande agglomération de la région à l'époque romaine et dont les vestiges se situeraient sur la commune de Barzan, à une vingtaine de kilomètres au sud-est du Royan moderne, d'autant plus que Regum a été considérée comme la racine de Royan par les érudits du passé, avec comme seul argument l'*/ étymologie du mot roi en latin, alors que ça ne correspond manifestement pas au formes anciennes mentionnées ci-dessus60,61. En effet, elles seraient du type *Regum*Reum*Reo, en supposant une disparition de l'élément Novio-.

Royan n'est pas de fondation romaine. Novioregum (Barzan) et Blavium (Blaye) étaient les deux seuls ports de l'estuaire. Ceux qui se sont installés sur cette péninsule étaient des marins soucieux de se protéger des attaques terrestres. A Royan, le quartier de Gatebourse dérive du scandinave gatborg, le château du passage. Royan était surnommée la "sentinelle de la Gironde". L'origine scandinave du nom est possible. Port stratégique, Royan pourrait porter le nom d'un chef connu, a priori Ragnar, le chef des invasions vikings dans les années 830-845. A proximité de Royan, Les Reigniers est un autre toponyme faisant référence à Rainier alias Ragnar. Bernon ferait de son côté référence à Berno, nom donné par les Francs à Björn, le propre fils de Ragnar. Les Vikings ont créé une base à Royan pour contrôler l'estuaire. Ragnar va se prononcer Rain. Rainhamn*, le port de Rain, pourrait être l'origine de ce nom. Plus au sud, Bayonne porterait le nom du fils de Ragnar (Björn) et Hossegor celui de son bras droit, Asgeir. Royans 

 

Royans (Isère)

Selon l'historien et archéologue Florian Vallentin, petit fils de l'historien local Jean-Édouard de Laplane8, le nom du Royans proviendrait du nom d'un dieu gaulois local dénommé « Rudianos ». Dans l'évolution du latin au français, la lettre d va s'amuïr pour souvent disparaître (à l'instar du terme latin radius qui donnera le mot français rayon), il est donc probable que le nom de « Rudianos » ait pu évoluer vers le nom de Royans.

Royans pourrait être une évolution de Ragnarhus, la maison de Ragnar. Cette probabilité est renforcée par les toponymes voisins La baume d'Hostun (Hastein), Les Bournières (Björnheri, l'armée de Björn), Les Biroux (Bierhus), Sainte-Eulalie-en-Royans, les Gots.

 

Sadroc (Corrèze)

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Sadroc pourrait être une évolution de Sygtrygg nommé Sidroc par les Francs.

 

Saignes (Lot)

Le toponyme Saignes (en occitan Sanhas) désigne un terrain marécageux ou humide3.

Saignes pourrait être une évolution de S(t)einhus, la maison de Stein. Seignosse (Landes), Seignaux (Ariège), Seignanx (Landes), Seignes

 

Saint-Geours de Maremne (Landes)

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Faux hagiotoponyme. Saint Geours, est sans doute une évolution de S. Geirhus, c'est-à-dire Asgeirhus. Victime d'une aphérèse suivie d'une canonisation. Saint Geours-d'Auribat.. Pour Maremne, voir Pays de Maremne.

 

Saint-Girons (Landes)

Saint Girons est un saint martyr à Hagetmau au ive siècle9 où l'on peut voir sa crypte.La localité porte le nom du saint évangélisateur de la Chalosse (Saint Géronce), transcrit en français standard sous la forme de Saint-Girons.Son nom béarnais est Sent-Guironç.

Comme Saint-Geours, Saint Girons serait une évolution de S. Geirhus, c'est-à-dire Asgeirhus.

 

Saint-Gor (Landes)

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Faux hagiotoponyme. Saint-Gor, anc. S.Gor, dérive d'Asgor, alias Asgeir. A rapprocher de Saint-Geours et Saint Girons.

 

Sainte-Eulalie (Gironde)

Le nom de la commune provient de la dédicace de la paroisse à sainte Eulalie, appelée « la vierge de Mérida », martyrisée en l'an 3042.

Sainte-Eulalie est une "fausse sainte".  La version gasconne de ce nom est Saint-Aulaye. En changeant de nom, le saint change de sexe. Ce n'est pas une évolution "linguistique" normale... Saint-Aulaye (Dordogne) est également connu sous le nom de Saint-Arailles (Gers). A rapprocher de Lorp-Sentaraille (Ariège) et de Xaintrailles (Lot-et-Garonne). Ces toponymes pourraient être d'origine scandinave et contenir le mot thraell, esclave. Ces noms semblent dériver de senthraell. Le radical sen n'est toujours pas identifié. 

 

Salviac (Lot)

Le toponyme Salviac, d'origine gallo-romaine, est basé sur un anthroponyme Salvius. La terminaison -ac est issue du suffixegaulois -acon (lui-même du celtique commun *-āko-), souvent latinisé en -acum dans les textes. Salviac désignait donc le domaine de Salvius1.

Salviac pourrait être une évolution de Solbeinhaug, la motte de Solbein.  Salvagnac (Tarn) aurait la même origine. 

 

Sanguinet (Gironde)

Malgré une mention fantaisiste Senct-Guinet en 1478, ce nom vient du mot gascon sanguin signifiant "cornouiller", suffixé en -et(a) pour indiquer un collectif végétal.
C'est un "lieu où il y a des cornouillers".

Sanguinet pourrait correspondre phonétiquement à Sögney, l'île de Sögni. Sanguinet pourrait être rapproché de Saugnacq-et-Muret situé à quelques kilomètres de là. Saugnacq correspondrait à Sögnhaug, la motte de Sögni.

 

Saubion (Landes)

Pas d'étymologie.

Il s'agit a priori d'une évolution du prénom Soybjörn. Il a perdu son "s" final.

 

Saussignac (Dordogne)

 

Saussignac pourrait être une évolution de Solsteinhaug, la motte de Solstein. Evolution de st en ss. A rapprocher de Soustons (Landes).

 

Ségonzac (Dordogne)

L'origine du nom de Segonzac remonterait à un nom de personne gallo-romain Secundius auquel est apposé le suffixe -acum, ce qui correspondrait à Secundiacum, « domaine de Secundius »9, 1.

Ségonzac est une évolution probable de Saeganshaug, la motte de Saegansi. Sigonce (Alpes de Haute-Provence) est une variante.

 

Seignanx (Landes)

Il semblerait que le radical seign signifie marais en gascon (sanha en occitan), radical auquel est adjoint le suffixe locatif anx. Il nous faut préciser que si le Pays du Seignanx semble avoir été hors-eaux depuis très longtemps, il faisait face à l'ancien delta marécageux de l'Adour et au marais d'Orx, assèché partiellement en 1864. Ernest Nègre expose des variantes d'écriture de « Seignanx »1 : Seyngans en 1242 ou Seignians en 1253. Surtout, il émet l'hypothèse que l'origine de « Seignanx » est un nom propre en latin, Sinnianus ou Sinnius faisant référence à Sinnius Capiton, grammairien romain du iie siècle av. J.-C. Jean-Pierre Bost suggère de son côté, une hypothèse en lien avec la tribu des Cocosates appelée sexsignani par les Romains, terme qui aurait évolué en signani2.

Seignanx, comme Seignaux (Ariège) ou Seignosse (Landes) ou Seigné (Charente maritime) seraient des évolutions de S(t)einhus, la maison de Stein ou Hastein.

 

Sengresse (Landes)

Pas d'étymologie.

Sengresse, anc. S.Grès, serait une évolution d'Asgresse, c'est-à-dire Asgeirhus. Le nom a été victime d'une aphérèse, puis d'une canonisation, mais Saint-Grès étant inconnu dans le panthéon chrétien, le nom a été laïcisé.

 

Sentein (Ariège)

Pas d'étymologie proposée.

Sentein, anc. S. Tein, est probablement une canonisation intempestive de Stein. Stein est un évolution de Hastein avec aphérèse. Sentenac (Ariège) est un évolution logique de Steinhaug, la motte de Stein. Comme Sengresse, le Saint usurpateur a perdu sa sainteté et son nom a été laïcisé.

 

Seyresse (Landes)

Trois hypothèses existent autour du nom de la commune : Cerasos: de racine Greco-latine et qui signifie "lieu planté de cerisiers". Eira : désigne les eaux en gasconSeyre : un hellébore vert2.

Evolution probable de Sejerhus, la maison de Sejerr. A rapprocher de  Sers (Charente), Serris à Saint Paul en Born (Landes),  Sauyères (Tarn). Sejer va donner les patronymes Seillères en français et Sawyer en anglais. 

 

Sigoulès (Dordogne)

Ce nom, probablement en rapport avec le seigle pourrait correspondre à un terrain pauvre, propice à la culture du seigle6.

Sigoulès est selon toute vraisemblance une évolution de Sigulfhus, la maison de Sigulf. 

 

Sillars (Vienne)

Pas d'étymologie proposée.

Sillars serait une évolution de de Sejerhus, la maison de Sejer. A rapprocher de Seyresse

 

Siorac (Dordogne)

Pas d'étymologie proposée.

Siorac serait une évolution de Sejerhaug, la motte de Sejer. Sieurac (Tarn).

 

Souillac (Lot)

Le toponyme Souillac, en occitan Solhac, d'origine gallo-romaine, est basé sur un anthroponyme Solius. La terminaison -ac est issue du suffixe gaulois -acon (lui-même du celtique commun *-āko-), souvent latinisé en -acum dans les textes. C'est le domaine de Solius3.

Souillac pourrait correspondre à deux prénoms scandinaves.Ce toponyme pourrait être une évolution d'Asulhaug, la motte d'Asulf avec aphérèse. Ou bien de Sonhaug, la motte de Soni. Il aurait pu évoluer en Sougnac.

 

Soulac-sur-mer (Gironde)

Nom de lieu gallo-roman en -acum, précédé d'un nom de personne latin Solus8.

Voir Souillac.

 

Sousceyrac-en-Quercy (Lot)

Le toponyme Sousceyrac est une variante de Soucirac avec des formes Socirac et Soceyrac. D'origine gallo-romaine, il est basé sur un anthroponyme Sucius. La terminaison -ac est issue du suffixe gaulois -acon (lui-même du celtique commun *-āko-), souvent latinisé en -acum dans les textes avec ajout de r par épenthèse. C'est le domaine de Sucius2.

Sousceyrac semble être une évolution de Sössurhaug, la motte de Sössur.  Soucirac (Lot) a la même origine.

 

Soussans (Gironde)

Pas d'étymologie proposée.

Soussans pourrait être une évolution de Solshus, la maison de Solsi. Soussac (Gironde) dériverait de Solshaug, la motte de Solsi. Soussans pourrait également être une évolution de Solsteinhus, la maison de Solstein et être rapproché de Soustons.

 

Soustons (Landes)

Selon certaines sources, il s'agit d'un type toponymique basé sur le terme gascon sosta « pâturage », suivi du suffixe diminutif -on, utilisé en Béarn et Bigorre et peut-être bien transporté par les pasteurs transhumants de jadis5. Une étymologie anglaise du type *South Town n'est soutenue ni par les formes anciennes, ni par les spécialistes.

Soustons est selon toute vraisemblance une évolution de Soysteinhus, la maison de Soystein. A rapprocher de Sosthène à Saint Faust (Pyrénées-atlantiques).

 

Taillebois (Orne)

Pluriel de l'oïl taille-bois, « celui qui coupe le bois »2.

Taillebois serait une évolution de thraelleborg, le château des esclaves. Dans la commune voisine d'Athis-de-l'Orne, le toponyme Treillebois confirme qu'en Normandie comme en Charente treille et taille sont synonymes et se réfèrent à thraell, esclave. Il s'agit d'unee étape sur la route alllant du Tréport (Seine maritime) à Trélagot (Loire atlantique)

 

Taillebourg (Charente maritime)

Il s'agit d'une formation médiévale caractéristique, composée de l'élément Taille- déverbal de tailler que l'on retrouve dans les TailleboisTaillecourtTaillecavat ou Taillefontaine5. Le second élément est le mot bourg, terme issu du germanique continental. Il s'agit donc d'un « bourg résultant d'un défrichement ». Homonymie avec Taillebourg (Lot-et-Garonne), attesté sous la forme occitane latinisée Talhaburgo au xiiie siècle6 et (Ponlat-)Taillebourg (Haute-Garonne).

De manière remarquable, le nom de Taillebourg a été identifié par André Debord puis Jean Renaud comme étant probablement dérivé du scandinave thraelleborg. Or, Wikipedia n'en parle pas. Il s'agit manifestement d'un travail de désinformation systématique organisé au sein de Wikipedia. Taillebourg connait de multiples variantes : Taillebois (Orne), Taybosc (Gers), Talbot (Gironde, Dordogne), Talabot (Pyrénées-atlantiques), Tallebay (Landes), la Tallebarde (Rhône)... appartiennent à cette même famille. 
 

Talence (Gironde)

Le territoire de l'actuelle ville de Talence fut longtemps couvert de forêts dans lesquelles étaient disséminés quelques hameaux. La présence de ces forêts serait à l'origine du nom « Talence ». Ce dernier serait en effet dérivé du mot « Tala » qui signifie « coupe du bois ». C'est au xiiie siècle qu'apparaissent des noms comme « Talanssa », « Talencia », « Talance ».

Talence pourrait dériver de thraellehus, la maison des esclaves. A rapprocher de Talais (Gironde) et Taller (Landes).

 

Talmont-sur-Gironde (Charente maritime)

Selon les linguistes et les toponymistes, il peut s'agir d'un composé à partir de l'élément Tal-, bien identifié dans les langues celtiquestal signifiant « front » (cf. breton tal« front »), dans un emploi imagé au sens de « pente » et qui a donné le mot talutium, d'où talus21, à moins d'y voir un élément pré-celtique, identifié par Albert Dauzat et Charles Rostaing22 au sens de « terre, argile » (reconnu dans TallardTauvesTaloire). Il a pu être effectivement associé au bas latin monte, basé sur l'accusatif montem, du latin classique mons (avec passage régulier de [t] à [d], lénition, et désinence -us, conséquence d'une latinisation médiévale), qui désigne parfois une colline ou un simple monticule23. Cependant, vu la nature de la plupart des formes anciennes, il s'agit plutôt de -mon, d'origine gauloise également et second élément du composé *talamon- « front, surface » (celtique *talamu(n))24. Il a subi l'attraction graphique (voire phonétique) des produits médiévaux en -mont. Même chose pour Talmont (Vendée Talamun xie siècle) et Talamone, Toscane24, qui correspond mot pour mot à une forme ancienne du xiie siècle. Cette petite ville d'Italie est construite sur une presqu'île présentant une troublante ressemblance topographique avec Talmont25. Les mentions du type Talamundus sont sans doute liées à l'attraction de l'anthroponyme germanique Talamund que l'on retrouve dans Talmont (Vienne, Willelmus de Thalemundo en 1229, Talemont en 1309, Thalmont en 1458, Thallemond en 1547). Ce nom de personne d'origine germanique est généralement latinisé en Talamundus. On rencontre un Talamundus comme témoin, vers 1060, dans la région de Lusignan26, ville située à 150 km de Talmont-sur-Gironde.

Anc. Tallemonde, ce toponyme pourrait être une évolution de traellemund, l'embouchure des esclaves et indiquer un lieu d'embarquement de captifs. Les Vikings enverront leurs prisonniers de guerre vers l'émirat de Cordoue, principal acheteur d'esclaves de ce temps. Talmont-saint-Hilaire a logiquement la même origine.

 

Tarnos (Landes)

Son nom proviendrait de l’association de Tarinus et du suffixe -osTarinus serait le nom d'un homme de l'époque gallo-romaine, propriétaire terrien et se retrouve dans Tarnac

Tarnos dériverait de Tarnhus, la maison de Tarn, un prénom que l’on retrouve à Tarnby près de Copenhague et en Scanie. Tarnac (Corrèze) serait une évolution de Tarnhaug, la motte de Tarn. Tarnès (Gironde) a la même origine.

 

Taybosc (Gers)

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Taybosc est le cousin de Taillebois (Orne). Taillebois est comme Taillebourg, une vériante de thraelleborg, le château des esclaves. Il s'agit d'une étape sur la route de la traite.

 

Tignac (Ariège)

Une forme ancienne est Tinhaco en 12722,3,Note 1. L'origine du nom de Tignac remonterait à un nom de personne latin Tennius ou Tineius auquel est apposé le suffixe -acum, ce qui correspondrait à *Tiniacum, « domaine de Tineius »4.

Tignac serait une évolution de thinhaug, la motte du thing.

 

Tonneins (Lot-et-Garonne)

Attesté sous les formes Tonnencs en 1197 et Tonninge en 1253, toponyme germanique en -ing-os, formé avec le nom de personne Tunno que l'on retrouve dans Tonnencourt (Calvados). Homonymie probable avec Tonnens.

Tonneins situé sur les Garonne pourrait être une évolution de Toenhus, la maison de Toeni. A rapprocher de Tonnay-Boutonne et Tonnay-Charente en Charente et de Tonnac dans le Tarn.

 

Tosse (Landes)

Pas d'hypothèse.

Ce village pourrait correspondre au prénom Tossi et dériver de Tosshus, la maison de Tossi.

 

Tourtignac (Tarn)

Pas d'étymologie.

Tourtignac dériverait de Thorsteinhaug, la motte de Throstein. Cette origine est encore plus évidente avec Tourtinhac (Haute-Loire)

 

Tourtoirac (Dordogne)

Pas d'étymologie.

Tourtoirac est une évolution probable de Thorstyrhaug, la motte de Thorstyr. Gardégan-et-Tourtirac (Gironde)

 

Toutigeac (Gironde)

Pas d'étymologie.

La château Toutigeac à Targon serait une évolution de Tostighaug, la motte de Tostig.

 

Trébons-de-Luchon (Haute Garonne)

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Trébons semble appartenir à la famille des trellebo qui ont donné Treillebois, Trébosc, Trébois. Il dériverait de thraelleborg, le château des esclaves. Ce toponyme est associé à la traite des esclaves et indique une route de la traite vers l'Espagne.

 

Tréport, Le (Seine maritime)

Mentionné au xie siècle sous les formes latinisées Ulteris portum et Ultris portum, d'un bas latin non attesté *Ultrensis portus« le port qui est au-delà », celui-ci se situant en aval de la ville d'Eu. La forme picarde le Troiport, parfois citée au Moyen Âge, ne s'est pas maintenue3.

Le Tréport pourrait être une évolution de thraelleborg, le château des esclaves. A rapprocher de Treffort (Isère).

 

Treuillebois (Charente maritime)

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Treuillebois est une évolution reconnaissanble de thraelleborg, le château des esclaves. Treillebois (Maine-et-Loire), Trébois (Haute-Garonne), Trébosc (Aveyron), Trébons (Haute-Garonne), Trébouilh (Pyrénées-atlantiques) pourraient être autant d'évolutions de thraelleborg. Ces interprétations sont hypothétiques. Pour en valider l'origine, il convient de pointer ces toponymes sur une carte. On fait de même avec les toponimes dérivés de Taillebourg et on obtient des routes orientées vers le val d'Aran dans les Pyrénées. 

 

Vayres (Gironde)

Vayres était appelée Varatedo à l'époque gallo-romaine. En 1060, la paroisse Sanctus Johannes de Vayras est attestée et la cité est de nouveau mentionnée au xiiie et xive siècles5

Voir Bias.

 

Vendays-Monthalivet (Gironde)

Le nom de Vendays serait une contraction des mots gaulois : vindos, signifiant « blanc », et ialo, « clairière »1.
Vendays pourrait dériver de Vandillhus, la maison de Vandill. Benteille au Haillan ferait référence au même prénom. Idem pour Benteyac à Habas dans les Landes. 

 

Vensac (Gironde)

Pas d'étymologie proposée.

Vensac dérive logiquement de benshaug, la motte de Bensi.

 

Ventenac (Ariège)

Nom d'homme latin Ventinus + acum.

Ventenac pourrait être une évolution de Benteinhaug, la motte de Bentein. Ventenac-Cabardès (Aude) et Ventenac-en-Minervois (Aude). Voir Bentenac (Haute-Garonne)

 

Ventilhac (Gard)

Pas d'étymologie proposée.

Ventilhac serait une évolution de Vandilhaug, la motte de Vandil. Ventillac (Haute-Vienne)  et Vintilhac (Tarn-et-Garonne) ont la même origine. Benteille au Haillan (Gironde) dériverait de Vandil.

 

Vergeroux (Charente maritime)

L'origine du nom de Vergeroux retient une hypothèse étymologique : du latin viridarium signifiant verger.

Vergeroux pourrait être une évolution de Berggeirhus, la maison de Berggeir. A rapprocher de Bergerac.

 

Verteillac (Dordogne)

Pas d'étymologie proposée.

Verteillac serait une évolution de Bertilhaug, la motte de Bertill. Verteilhac (Lozère)  a la même origine. Berteil (Aude) et Berteille (Aveyron)  feraient référence à Bertill. 

 

Veyrac (Haute vienne)

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Veyrac serait une évolution de Bierhaug, la motte de Bier.

 

Vimont (Dordogne)

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Vimont pourrait être une évolution de Vigmund. 

 

Villemontais (Loire)

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Villemontais pourrait être une évolution de Vilmundhus, la maison de Vilmund. 

 

Viodos (Pyrénées-atlantiques)

Le toponyme Viodos apparaît sous la forme Biodos (14961, contrats d'Ohix2).

Voir Biaudos.

 

Visker (Hautes-Pyrénées)

« Visker » viendrait du basque Biskar qui signifie « crête allongée ».

Voir Biscarosse

 

Ychoux (Landes)

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Ce nom pourrait être comme Ygos une évolution de Ygghus, la maison de Ygg.

 

Yeu (Île d'- Vendée)

L'île d'Yeu, jadis Augia et Insula Oya au vie siècle (source?)1ad Oiam insulam au xie siècle. Yeu comme Oye (62) est une évolution du mot germanique auwja/augjo signifiant « prairie humide », puis « terre entourée d'eau » et « île ». Yeu signifie donc « île » et Île-d'Yeu est alors une tautologie, signifiant : « l'île de l'île ».

L'île d'Yeu pourrait dériver du scandinave ey, île. 

 

Yffiniac (Côte d'Armor)

Le nom de la localité est attesté sous les formes Ilfiniac en 1182, Iffiniac en 1207, Parochia d'Yffiniac en 1311 et vers 1330, Affiniac en 1320, Yffyniac en 1418, Yfiniac en 1419, Affiniac en 1423, Yffinnac en 1426, Yfiniac en 1432, Eyffiniac en 1435, Yffiniac en 1435 et en 1490, Finiac en 1480, Yfiniac en 1514, Finyac en 1536, Defynyac en 1552, Ifiniac en 15691Issiniac en 18012, Iffiniac en 18023. Yffiniac vient, semble-t-il, d'un gaulois nommé Ivino ou Ivinius 1.

Yffiniac, anc. Finhac, serait une évolution de Finhaug, la belle forteresse. Sans doute une allusion au camp de Péran qui domine la baie et qui fut occupé par les hommes du Nord. 

 

Ygos (Landes)

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Ygghus, c'est la maison de Ygg, devenu en français Hugues. 

 

Yves (Charente maritime)

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Yves, anc. Iues, dérive logiquement de ey, île. Comme l'île d'Aix, Dolus d'Oléron, l'île d'Yeu, Doix (Vendée)

 

Yviers (Charente)

Les formes anciennes sont Iverio en 1083-1098Vier en 1109Yverio en 11006. Selon Talbert, l'origine du nom d'Yviers remonterait à un nom de personne gallo-romain Iberius, dérivant du nom du peuple des Ibères, ce qui correspondrait à Iberius [fundus], « domaine d'Ibérius »7. A.Dauzat, quant à lui, préfère une origine germanique de ce nom : Ew-hari8.

Yviers pourrait être une évolution de Ivarhus, la maison d'Ivar.

 

Yvrac (Gironde)

Pas d'étymologie.

Yvrac pourrait correspondre à Ivarhaug, la motte d'Ivar. Ivar est vraisemblablement le frère de Björn, Ivar le Cruel. Au début des invasions, ce chef paraplégique n'assure pas de commandement majeur, mais après 865 et les disparitions de plusieurs chefs majeurs : Björn et Asgeir notamment, il assume le commandement des forces vikings en Angleterre où il devient roi d'York et de Dublin. Ilbaritz serait une évolution d'Ivarhus.