Tuskaland

Tuskaland, le projet

Tuskaland, un centre de recherche, un musée, un archéosite.

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Il y aura à terme un site muséographique, idéalement un archéosite, mais Tuskaland va bien au-delà de cette réalisation physique. Tuskaland est en fait un projet de recherche qui plonge dans notre passé, cherche les éléments de notre patrimoine pouvant s'expliquer par cet héritage scandinave et réfléchit sur le sens des racines et la manière dont celles-ci sont traitées par les historiens.

Il ne s'agit pas seulement de partir à la recherche de la Gascogne scandinave, mais aussi d'explorer l'histoire de la Méditerranée d'un côté et de l'Atlantique de l'autre. Il s'agit de réécrire trois siècles de l'histoire de l'Occident et de chercher... classer et interpréter les traces d'un passé oublié. Pour cette tâche, toutes les bonnes volontés sont les bien venues.

Déjà, des généticiens et des médecins s'intéressent aux maladies associées au monde scandinave (maladie de Dupuytrin, hématocondrie) pour tenter de recouper leur dissémination en Europe avec cette nouvelle histoire des invasions.

Des archéologues commencent à réévaluer tous les artefacts associés au Haut-Moyen-Âge afin d'identifier ceux qui pourraient correspondre à cet épisode. Ils font de même pour les sites fortifiés que ce soit les castéras ou les mottes qui parsèment par centaines d'Aquitaine.

Il faut également procéder à un travail d'ethnologie et collecter les traditions et souvenirs -notamment parmi les Agots- qui peuvent être associés  à ce passé.

Il y a aussi un travail de linguistique à mener. 

Tuskaland est aussi un défi : celui d'ouvrir un débat avec un milieu historique qui par tradition n'accepte pas le débat, redoute les idées nouvelles, et regarde toute innovation comme une menace pour l'ordre établi.

Il est intéressant de noter comment dans un monde qui prône l'ouverture et la tolérance, le dynamisme et l'audace, le milieu universitaire -qui s'est arrogé le monopole de la connaissance légitime- rejette tout ce qui n'est pas de son fait. Il le fait au nom de sa science, de sa légitimité intellectuelle et de son objectivité intrinsèque. En réalité, comme dans beaucoup de domaines, les universitaires ne sont plus des chercheurs humanistes, anxieux de se rapprocher d'une certaine réalité gommée par le temps, mais sont devenus des technocrates du savoir qui considèrent que leur diplôme suffit à les rendre compétents et capables de comprendre le passé. 

Si vous vous savez descendant d'Agot, si vous vous pensez descendant de Scandinaves, si vous détenez des éléments archéologiques ou non permettant de faire avancer notre recherche, si par votre profession ou votre passion vous êtes en mesure de nous aider à chercher, mais aussi à expliquer cette nouvelle histoire des invasions en Occident, vous êtes les bien venus. Si vous vous intéressez à l'histoire, aux Vikings ou à la résitance universitaire face au "changement non programmé", vous êtes les bien venus également!

Enfin, les universitaires eux aussi sont les bien venus. Je connais ce milieu. Comme partout, il y a des chercheurs qui sont plus intéressés par la recherche que par la défense des chasses gardées. Comme partout, il y a des petits chefs, des caïds qui essaient de donner le ton et de décourager ceux qui chercheraient à faire un pas dans la bonne direction. A ces universitaires, je m'engage à les accueillir dans un esprit constructif et d'échange, de discrétion aussi. Mon intérêt -comme le fut celui des Vikings- n'est pas de chercher des conflits, mais de m'intégrer sur une terre nouvelle.